Mes Fics Lady Oscar !

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Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:18

Par une nuit de pleine lune...
Pour ne pas l'oublier... (version romantique)



La lumière argentée de la lune entrait dans la chambre par les rideaux entrouverts. Aucun bruit dans la chambre, hormis le léger souffle d’Oscar.Ses cheveux en désordre formaient une auréole d’or pâle autour de son visage clair, et, ainsi abandonnée, elle semblait une nymphe assoupie. Il aimait la regarder dormir, elle était tellement belle dans son sommeil, libérée de la raideur militaire et de la froideur qui masquaient sa beauté le jour.Dans cette pénombre, il ne voyait qu’une femme endormie…

Depuis quelques temps, déjà, son œil droit montrait des signes de faiblesse, et sa visite au Docteur Lassonne n’avait fait que confirmer ses craintes : dans quelque mois, il n’y verrait plus du tout.

Cette nouvelle avait transpercé son cœur. L’atroce vérité lui éclatait au visage, comment ferait-il sans pouvoir la voir… Elle qu’il aimait plus que tout au monde, plus que lui-même et qui lui restait inaccessible à jamais, comment pourrait-il vivre sans contempler sa beauté, lui dont le seul bonheur permis était de la contempler en secret…

C’est ainsi donc, que, chaque nuit il venait la regarder dormir, parfois durant de longues heures. Il pouvait ainsi la voir, la dévorer des yeux en toute liberté, sans avoir à se cacher. Chaque minute à la contempler était pour lui une minute gagnée sur les ténèbres qui avançaient. Il voulait remplir sa mémoire d’elle, jusqu'à ce qu’elle en déborde, pour après…

Ce soir là il avait passé la soirée à la taverne, il avait noyé son désespoir dans un mauvais vin, chanté et ri avec des soldats en goguette et avait même partagé leur bagarre. À peine rentré il était venu la voir quelques instants. Minutes interminables où, debout au pied du lit, il la contemplait ainsi alanguie. Son cour battait à se rompre, et cette vision l’enchantait et le transperçait comme un poignard.

Ses cheveux éparpillés, ses lèvres entrouvertes, sa chemise entrebâillée qui laissait voir un sein blanc et rond… Il s’enhardi et s’approcha plus que de coutume, il caressa timidement ses cheveux d’or. Ils étaient si doux ! Il n’avait jamais osé la toucher avant, et ce faible contact le bouleversait. Sa main se risqua à effleurer la peau douce et chaude de sa gorge, son cœur battait à tout rompre et semblait emplir la pièce entière de son tambourinement infernal. La jeune femme bougea et se retourna, brisant sa rêverie absurde.Soudainement, pris de peur devant son audace, il sortit de la chambre, il faillit y rentrer à nouveau, mais la raison pris le pas sur son imprudence et il regagna sa chambre, le cœur serré et l’esprit tourmenté…

Le lendemain, en fin d’après-midi, Grand-Mère le pria d’apporter son chocolat à Oscar. La jeune femme jouait du piano lorsqu'il entra dans ses appartements. En sirotant sa tasse, elle lui fit part de sa décision de quitter la Garde Royale et de prendre sa vie en main. Elle lui dit aussi qu’il était désormais libre d’agir à sa guise, elle n’avait plus besoin de lui…


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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:21

Par une nuit de pleine lune (Lemon version)



La lumière argentée de la lune entrait dans la chambre par les rideaux entrouverts.
Aucun bruit dans la chambre, hormis le léger souffle d’Oscar.
Ses cheveux en désordre formaient une auréole d’or pâle autour de son visage clair, et ainsi abandonnée au sommeil elle semblait une nymphe endormie.
Il aimait la regarder ainsi dormir, elle était tellement belle dans son sommeil, libérée de la raideur militaire et de la froideur qui masquaient sa beauté le jour.
Dans cette pénombre, il ne voyait qu’une femme endormie…

Depuis quelques temps, déjà, son œil droit montrait des signes de faiblesse, et sa visite au Docteur Lassonne n’avait fait que confirmer ses craintes : dans quelque mois, il n’y verrait plus du tout.
Cette nouvelle avait transpercé son cœur. L’atroce vérité lui éclatait au visage, comment ferait-il sans pouvoir la voir… Elle qu’il aimait plus que tout au monde, plus que lui-même et qui lui restait inaccessible à jamais, comment pourrait-il vivre sans contempler sa beauté, lui dont le seul bonheur permis était de la contempler en secret…

C’est ainsi, donc, que, chaque nuit, il venait la regarder dormir, parfois durant de longues heures. Il pouvait ainsi la voir, la dévorer des yeux en toute liberté, sans avoir à se cacher. Chaque minute à la contempler était pour lui une minute gagnée sur les ténèbres qui avançaient. Il voulait remplir sa mémoire d’elle, jusqu'à ce qu’elle en déborde, pour après…

Ce soir là il avait passé la soirée à la taverne, il avait noyé son désespoir dans un mauvais vin, chanté et ri avec des soldats en goguette et avait même partagé leur bagarre. À peine rentré il était venu la voir quelques instants.
Minutes interminables où, debout au pied du lit, il la contempla ainsi alanguie. Au détour d’un mouvement ensommeillé, les draps bougèrent et révélèrent que la jeune femme dormait nue cette nuit là… Son cœur battait à se rompre, et cette vision l’enchantait et le transperçait comme un poignard. Ses cheveux étaient semblables à un soleil d’été qui transformait son oreiller en champ de blé pâle.
Elle était sur le ventre et le drap dévoilait à peine le début de la courbe voluptueuse de ses fesses. La tête lui tournait et il était pétrifié sur place, jamais il n’eût espéré en voir tant.
Tétanisé il n’osait partir, gravant chaque courbe, chaque creux, dans son esprit enfiévré. Elle se tourna soudain, lui offrant toute entière la vision foudroyante de sa nudité dans le rayon de lune qui dessinait sur son corps ainsi découvert des montagnes et des îles aux trésors.
Il tremblait, son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine. Une goutte de sueur glissa sur son visage.
Il s’enhardit et s’approcha plus que de coutume, il caressa timidement ses cheveux d’or. Ils étaient si doux ! Il n’avait jamais osé la toucher avant, et ce faible contact le bouleversait. Sa main se risqua alors à effleurer la peau douce et chaude de sa gorge, et descendit sur son sein ferme et doux. Son cœur battait à tout rompre et semblait emplir la pièce entière de son tambourinement infernal.
À ce moment, elle tourna doucement la tête et ouvrit les yeux.
Il eut un mouvement de recul et la regarda, effrayé. Le sol semblait s’ouvrir sous ses pieds et une sueur froide passait dans son dos.
Elle le regardait fixement, s’assit au bord du lit et s’avança vers lui en disant : « Je me demandais quand tu te déciderais enfin ! Il y a si longtemps que j’attends ! »
Elle lui prit le visage entre les mains et l’embrassa sur les lèvres.

André mit du temps à réagir, il était à l’envers et son esprit ne parvenait plus à penser de manière sensée.
Elle était là, nue, serrée tout contre lui ! Il sentait ses lèvres sur les siennes ! Un baiser maladroit, mais tellement bon…
La passion l’emporta sur la raison, sans réfléchir plus il la pris doucement dans ses bras, et la serra contre lui. Délaissant quelques secondes ses lèvres, il la regarda dans les yeux, elle souriait doucement, son regard débordait d’une joie et d’un bonheur qu’il ne lui avait jamais vu. « Je t’aime André… » Murmura elle… il caressa son visage doucement, effleura ses lèvres et sourit. « Moi aussi je t’aime… » et il l’embrassa. Il dévorait ses lèvres et posséda bientôt sa bouche toute entière.
Oscar frissonnait de désir, elle avait tant attendu ce moment !
Elle entreprit de le déshabiller, sans pour autant lâcher ses lèvres, elle voulait sentir sa peau, ses mains fouillaient frénétiquement les vêtements à la recherche de quelques boutons et ouvertures…
Il ôta sa veste et l’aida à retirer la chemise. Elle colla ses seins contre lui, continuant son baiser passionné et gourmand. Elle sentait ses mains sur son corps et la brûlure du désir se faisait plus vive encore. Elle se frottait doucement contre lui et senti l’entrejambe du jeune homme réagir à son contact, elle posa sa main sur l’étoffe et ressenti le plaisir qu’elle provoquait par ce geste.

C’était très étrange pour elle de découvrir le corps d’un homme, un corps qu’elle avait rêvé d’avoir, un corps qui aurait dû être le sien… Elle était fascinée par ce que ses mains découvraient, et en même temps elle était effrayée. Elle plongeait vers l’inconnu et ne pouvait plus revenir en arrière, elle mesurait à présent son audace et une sensation vertigineuse s’empara d’elle.
André croisa son regard perdu et tendre à la fois. Comprenant son inquiétude, il prit les choses en main, la souleva de terre et la coucha doucement sur le lit.
Il ôta le reste de ses vêtements et se coucha à ses côtés.

Il posa doucement ses mains sur elle, explorant chaque parcelle de sa peau, avec douceur et tendresse, sans la quitter des yeux.
Ses lèvres étaient douces sous les siennes et, au fil de ses baisers enflammés, il sentait son corps se faire dur sous ses mains. Elle l’avait enlacé, et sans trop oser, du bout des doigts, elle caressa son corps. Sa pudeur s’estompa doucement et ses mains osèrent le toucher de plus en plus, s’attardant même sur ses fesses fermes et rondes.
André, la sentant plus à l’aise, s’attarda donc plus à certains endroits et la découvrait plus charnue que l’uniforme ne le laissait penser. Avec gourmandise, il goûta les seins ronds et généreux qui durcissaient avec délices sous sa langue insatiable.
Sa main se frayait doucement un chemin entre ses cuisses au milieu de la toison tiède et humide, ses doigts n’avançaient pas trop vite, histoire de susciter plus de désir encore. Lentement, ses cuisses s’étaient ouvertes, André faisait jouer ses doigts à l’entrée du précieux orifice, non sans provoquer quelques murmures de plaisir. Il entra doucement un doigt, puis deux dans un mouvement lancinant de va et viens. Sans même sans rendre compte, Oscar bougeait ses hanches au même rythme, accentuant son plaisir et son excitation.
Imperceptiblement, il se coucha sur elle, s’insinuant souplement entre ses cuisses. Il frotta un moment son membre durci sur le triangle doux, cherchant lentement l’entrée si longtemps interdite. Il la regardait fixement, son visage avait changé, plus une once de froideur et de dureté ne venaient l’obscurcir, elle n’était plus que douceur et sensualité. Son regard aussi était différent à cet instant, le ciel de ses yeux ne semblait plus aussi pur et limpide, envahis par le trouble et le désir.
Le regard toujours planté dans ses yeux, il entra dans l’étroit orifice, lui arrachant un bref gémissement de douleur. La sensation était aiguë, piquante et brûlante, mais elle fut assez vite noyée sous une douce chaleur accompagnée d’agréables frissons dans son bas-ventre. Elle se surprit à bouger à son rythme, lent d’abord, puis plus intense et rapide. Oscar s’abandonnait à ses sens, submergée par une vague de plaisirs trop longtemps refusés.
Doucement, pourtant André se retira d’elle, il voulait faire durer la chose, jouer un peu… il descendit doucement entre ses cuisses et, tout doucement écarta les deux lèvres humides avec ses doigts avant d’y passer doucement sa langue.
La caresse fut très douce d’abord, très lente, histoire de faire monter le plaisir et le désir de la belle.
Oscar ne pensait plus du tout, tout son esprit était entièrement focalisé sur les sensations incroyables de cette caresse inconnue. C’était terriblement bon, et pourtant elle se sentait frustrée de ne pas pouvoir accélérer les choses, elle voulait tout, tout de suite et cette langue qui la torturait entre ses cuisses était un doux supplice.
André sentait son impatience et il aimait ça, chaque parcelle du sexe humide fut explorée par son baiser. Une main caressait fesse et cuisse, l’autre enfonçait ses doigts dans l’antre humide tandis qu’il jouait de la langue sur la petite protubérance à l’entrée de la fente enchantée. Elle gémissait de plaisir et d’impatience, il accéléra alors le rythme de ses doigts et de sa langue, les gémissements se firent plus nets, le bassin ondulait sous lui. Il la sentait au bord de la jouissance, alors il s’arrêta. Se relevant il fit doucement tourner la jeune femme sur le ventre, il saisit son bassin et la fit se mettre à genoux, les cuisses ouvertes, d’un geste ferme et doux il poussa doucement ses épaules et son visage sur l’oreiller. Il la pénétra alors, les mains sur ses hanches. C’était animal, sensuel, bestial et terriblement bon ! Les cris d’Oscar étaient étouffés par l’oreiller où elle enfonçait son visage, les coups de reins de son amant lui faisaient perdre la tête, c’était si bon, si bon… Puis le jeune homme l’attira vers lui, elle se redressa, son sexe toujours en elle, il s’était penché en arrière, lui laissant plus de latitude pour bouger. Il embrassait son dos, les mains posées sur ses seins ou caressant son sexe au rythme de leurs bassins. Las de cette posture qui l’empêchait de mener totalement la danse, la jeune femme se retira, et plaquant André sur le dos, elle s’installa sur lui à califourchon. Elle colla tout son corps contre lui, l’embrassant langoureusement tandis qu’elle frottait son sexe contre le sien avec une lenteur extrême. À présent c’est elle qui jouait avec lui…
Leur excitation était extrême quand elle pris le sexe dur et chaud d’André en main et l’introduisit dans le sien avec lenteur. Elle sentait à présent ce sexe tout entier en elle, et c’était délicieux. Chacun de ses mouvements provoquait d’autres sensations et elle aimait voir le plaisir qu’elle provoquait chez lui. Elle s’était dressée et ne quittait pas ses yeux tandis que son bassin prenait un rythme presque frénétique. Elle voulait terminer le jeu maintenant, elle n’en pouvait plus d’attendre. Cambrée à l’extrême, elle se laissa submerger par le frisson, la chaleur et le plaisir qui envahirent son ventre et remontèrent dans son dos pour disparaître aussi vite qu’ils étaient apparus.
André ne se retint plus et se laissa lui aussi envahir par la jouissance. Elle se laissa retomber sur lui, et ils restèrent un moment ainsi, l’un dans l’autre, tendrement enlacés.
Ils échangèrent caresses et doux baisers, se murmurèrent des secrets et s’endormirent enfin peu avant l’aube…


Fin


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Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:23

Au-delà des étoiles



Oscar venait de fermer les yeux pour la dernière fois. Elle revoyait André qui lui souriait, nimbé d’étoiles et de lucioles. Puis vint l’obscurité, elle perdit conscience…

Puis, comme dans un rêve, elle sentit la vie revenir en elle. Cela commença par la sensation d’une douce brise sur son visage. Puis elle entendit le bruit du vent dans des feuillages et la douce mélodie des vagues au loin ; l’air était envahit d’un léger, mais bien présent, parfum de fleur.
Oscar se sentait bien, elle n’avait plus mal, elle savoura cette délicieuse sensation de plénitude. Doucement, elle ouvrit les paupières, ses yeux furent éblouis par la claire lumière du soleil et elle mit quelques minutes à voir convenablement les lieux qui l ‘entouraient.

Elle était allongée sur une méridienne, garnie de coussins moelleux, au centre d’un kiosque de jardin de bois sculpté d’arabesques où grimpait une plante aux fleurs odorantes. Le kiosque se trouvait au milieu d’un luxuriant jardin de fleurs et d’arbres. Dans une trouée au milieu des plantes, non loin de là, elle pouvait voir des falaises grises avec la mer à leurs pieds. Elle ne connaissait pas cet endroit. Elle s’étira doucement dans les coussins de velours moelleux et s’assit. Comment diable était elle arrivée ici… Autre curiosité, elle était vêtue d’une longue robe de velours gris aux amples manches de brocart et de mousseline, à sa taille une ceinture d’argent ouvrée.
Pourtant, loin d’être inquiète, elle ressentait une étrange sérénité dans son cœur.
Elle se levait quand un homme monta les marches du petit kiosque. Il était grand, avec une barbe très longue, et il était gris et âgé, sauf que ses yeux étaient vifs comme des étoiles. Il était vêtu d’un ample et long manteau de velours d’un gris sombre aux reflets d’argent.
Il la salua d’un geste de tête et lui demanda si elle avait bien dormi. Oscar lui répondit courtoisement qu’elle se sentait bien, puis lui demanda qui il était et où elle se trouvait. Il sourit doucement et lui répondit : « Je me nomme Cirdan, je suis le Charpentier de navires. Vous êtes ici en ma demeure Oscar de Jarjayes, aux Havres Gris. Oui je connais votre nom, et bien d’autres choses encore. Vous êtes ici parce que vous êtes morte, chère Damoiselle. Votre vie, votre courage et la pureté de votre cœur ont émus les Valards et les Hauts Elfes. Face à votre destin tragique, ils ont décidé vous faire un don exceptionnel : une nouvelle vie. »
Oscar était abasourdie, elle ne comprenait pas les paroles de Cirdan. Celui-ci lui expliqua alors que le monde était bien plus vaste qu’elle ne le pensait, plusieurs dimensions temporelles se côtoyaient en même temps sans jamais se rencontrer, évoluant chacune indépendamment des autres. A sa mort, elle avait glissé dans ce monde ancien où régnait encore la magie des Elfes et le pouvoir des Valards, que l’on pouvait considérer comme des divinités en quelques sorte.

Comprenant les difficultés de la jeune femme à appréhender cette nouvelle réalité il lui demanda de la suivre et l’emmena à travers le jardin jusqu’à un promontoire de pierre au centre duquel était un guéridon de pierre sur lequel était enchâssée une sphère de cristal sombre. Un Palantir, une des dernières pierres de vision, apportée ici par le Roi Elessar de Gondor. Cirdan demandât à Oscar d’y poser les mains et de regarder dans la pierre. A peine eut elle posée ses blanches mains sur le cristal couleur de nuit que celui-ci s’anima, elle voulut retirer ses mains, Cirdan la retint et la rassura. Des images apparurent enfin, elle vit le Château des Jarjayes, un messager, elle reconnut Alain, apportait la nouvelle de sa mort et de celle d’André à son père. Elle vit ensuite la ruelle où elle était morte, Rosalie qui pleurait et des hommes qui emportaient son corps sans vie. Ils le déposèrent dans la chapelle auprès de celui d’André et Rosalie le couvrit de pétales de roses. Oscar vit ensuite des images de la révolution, comme un résumé en image de ce que la France allait devenir. La fuite à Varennes, le procès de leurs Majestés, leur mort, le destin tragique du petit Dauphin et la mort violente de son ami Fersen. Tout défila sous ses yeux, les dernières images furent pour Rosalie et Bernard Châtelet qui coulaient des jours heureux entourés de leurs quatre enfants dans une grande demeure, qui se révéla être le Château des Jarjayes ! L’émotion était forte, Oscar retira ses mains et les images s’évanouirent.
Elle pleurait pour le triste destin du Roi et de la Reine, pour celui de Fersen aussi. La Révolution lui paraissait bien cruelle à présent. Devinant son trouble, Cirdan posa sa main sur le Palantir et d’autres images se firent voir. Elles montraient la France et ce qu’elle était devenue dans les deux siècles suivants, une nation prospère et puissante. La liberté et l’égalité avaient doucement fait leur chemin dans la vie de ce pays. Elle vit la déclaration des droits de l’homme et l’abolition de l’esclavage, l’école gratuite pour tous, le droit de vote des hommes et des femmes, l’amélioration de la condition de vie des pauvres. D’une voix douce, Cirdan lui dit que parfois un peuple devait traverser l’enfer et les ténèbres pour enfin voir la lumière et la liberté jaillir à l’horizon. La mort d’Oscar n’avait en rien été veine, car elle avait permis à un peuple d’avancer vers un autre destin.

Rassurée, Oscar n’en fut pas moins triste. Le visage d’André la hantait et il lui manquait plus que jamais.
Ressentant sa tristesse, Cirdan conduisit la jeune femme dans une autre partie des jardins où la vue magnifique qui s’y étendait atténuerait peut être son chagrin.
Ils longèrent le promontoire jusqu’à un endroit ombragé d’arbres en fleurs sous lesquels était un banc de pierre. Un jeune homme y était assis, il lisait. Il était vêtu d’une longue chemise rouge au col brodé sur un pantalon gris et portait de hautes bottes de cuir sombre. Sa silhouette semblait familière à Oscar. Elle s’approchait quand il se leva. Oscar ne put réprimer sa joie en découvrant le visage d’André !
Elle se jeta dans ses bras en pleurant de joie. Le jeune homme restait calme et la serra tendrement contre lui.
Cirdan avait raison, cet endroit lui avait fait oublier son chagrin. Oscar se retourna mais il avait disparut.

Elle regarda longuement André, il avait une allure princière ainsi vêtu. Le jeune homme, quant à lui, ne l’avait jamais vue si belle. Elle était éblouissante dans cette robe. Oscar ne pouvait pas dire un mot tant l’émotion était forte, elle ne pouvait non plus détacher ses yeux de ceux d’André. Il n’y avait plus trace de sa blessure à l’œil, un miracle de plus… de sa main elle effleura chaque parcelle de son visage, comme pour s’assurer qu’il était bien réel.
André la fixa tendrement puis déposa un doux baiser sur ses lèvres. Non ce ne pouvait être un rêve. Il était bien réel et Oscar s’abandonna avec bonheur dans ces bras forts et rassurants.
Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il devait être près de midi quand une jeune femme, vêtue de blanc vint les trouver et leur demanda de la suivre.
Elle les conduisit dans une vaste demeure de pierres grises. Sur une terrasse fleurie donnant sur la mer, une table était dressée et chargée de victuailles. Les deux jeunes gens mangèrent ainsi en tête-à-tête. Les mets étaient délicieux et raffinés.
A la fin du repas, Cirdan vint les rejoindre et leur expliqua que dès le lendemain, ils partiraient ensemble sur un navire qui les emmèneraient vers l’ouest où ils rejoindraient les terres immortelles. Cette faveur était unique et il leur fit bien comprendre le privilège que cela représentait. Là bas, ils seraient pour toujours à l’abris de la douleur et la mort et couleraient enfin des jours heureux parmi les Elfes.
Avant de partir, pourtant il leur restait une dernière chose à accomplir.
La jeune femme en blanc vint chercher Oscar. Elle la conduisit dans une vaste chambre où un bain parfumé avait été préparé. La jeune femme fut baignée, parfumée et apprêtée. On la vêtit d’une somptueuse robe de mousseline blanche, semblable, de coupe à la précédente, au corselet de brocart et d’argent. On arrangea des fleurs blanches dans ses cheveux.
Ainsi parée, Oscar fut conduite dans les jardins. Cirdan l’attendait sous une tonnelle fleurie avec d’autres Elfes. Cette assemblée était d’une beauté irréelle dans la lumière triomphante de l’après-midi.
Aux côtés de Cirdan se tenait André, vêtu de brocart pourpre.
Cirdan s’avança vers la jeune femme et la conduisit vers André. Il leur joignit les mains et prononça quelques mots dans une langue étrange et douce. Il les regarda un instant en souriant et leur demanda à chacun s’ils acceptaient de prendre l’autre pour époux. Les deux jeunes gens, émus aux larmes, échangèrent leurs vœux, se promettant de s’aimer pour l’éternité.
Cirdan les bénit et la petite assemblée les applaudissait tandis qu’ils échangeaient leur premier baiser d’époux.


Enfin le destin leur souriait et ils pouvaient vivre leur amour au grand jour. Ils passèrent l’après midi dans le merveilleux jardin chatoyant, tout au bonheur de s’être retrouvés.
A la tombé de la nuit, on les conduisit à leur chambre. La pièce était illuminée de centaines de petites bougies. Des fleurs parfumaient l’air, et un lit moelleux se devinait derrière un fin voile de tulle blanc.
André contemplait sa jeune épouse qui rayonnait de bonheur. Jamais il n’aurait pensé pouvoir vivre un tel moment de félicité.
Elle était si belle, doucement il effleura son visage du bout des doigts, puis il glissa les mains dans la somptueuse chevelure dorée, parsemée de fleurs. Oscar se sera contre lui et l’embrassa doucement.
Elle voulait prendre son temps cette fois-ci, pas comme cette nuit au fond des bois où le sol dur et l’herbe humide avaient rendu leur union assez inconfortable…en plus d’être douloureuse (sans parler des moustiques, proliférant le long du canal, qui les avaient dévorés tout entier de leurs piqûres…y a des endroits où cela fait mal ce genre de piqûres…)
Ici, rien ne viendrait les troubler et elle pouvait enfin s’abandonner totalement au plaisir que lui procuraient les caresses de son époux.
André savourait aussi chaques minutes. Ses gestes étaient lents. Il se laissait enivrer de son parfum. Longtemps ils s’embrassèrent, se caressèrent, ôtant avec patience chacun de leurs vêtements.
Les yeux d’Oscar brillaient d’un éclat intense dans la lumière des bougies, son corps nu avait la blancheur d l’albâtre. Pour la première fois il la contemplait dans toute sa splendeur. Il n’en avait pas eu l’occasion la première fois, malgré la pleine lune, à cause de ses yeux défaillants. Elle était infiniment désirable et il la souleva dans ses bras pour la déposer sur la couche aux coussins blancs.
Il embrassa longuement chaque parcelle de son corps, jouant avec ses lèvres et sa langue sur sa peau douce. Elle frissonnait de plaisir. Jamais elle n’avait pensé ressentir de telles choses. La lenteur des mouvements d’André accentuait encore son plaisir. Il embrassait ses lèvres quand d’un mouvement elle le mit sur le dos et lui imposa à son tour mille délices de ses lèvres et de sa langue. André fut étonné de tant de hardiesse. La jeune femme fragile et vulnérable de la « nuit des lucioles » était bien loin de cette amante passionnée, pleinement consciente de sa sensualité. C’est elle qui prit l’initiative d’unir leur deux corps. André se laissait faire, savourant la lenteur de ses mouvements. Il avait ses yeux rivés dans les siens. Son regard était ardent, elle se dressait au-dessus de lui, telle une fière et farouche amazone. Il reconnaissait bien là son Oscar, rebelle et fougueuse…
Puis il repris le contrôle de ses mouvements et domina de nouveau la jeune femme. Toute la nuit, ce ne fut qu’une joute enflammée entre leurs deux corps enfiévrés. Ils retrouvaient là le rythme effréné de leurs duels d’autrefois. Sauf que cette fois il n’y avait aucune épée entre eux…
Les bougies s’éteignirent une à une, laissant la nuit tiède envelopper de son voile pudique l’union de leurs corps et de leurs âmes.

L’aube se leva sur leurs deux corps enlacés. Les cheveux d’Oscar s’étalaient, autour de son visage radieux, comme un soleil d’été.
Le réveil fut tendre.
Quelqu’un avait déposé un plateau de petit déjeuner sur la table auprès de leur lit. Dans la salle d’eau adjacente à leur chambre, un bain leur fut préparé.
Ils mangèrent, se baignèrent et revêtirent les vêtements qu’on leur avait préparés.
Tous deux vêtus de vert, sombre pour André et argenté pour Oscar, ils furent conduit à Cirdan. Celui-ci les mena au port. Là ils embarquèrent sur un gracieux navire en compagne d’une bien étrange assemblée. Il y avait une femme blonde, vêtue de blanc à la beauté éclatante et surnaturelle. Un homme aux cheveux noirs et au front ceint d’un bandeau d’argent l’accompagnait. Il y avait aussi un vieil homme à barbe blanche et lui aussi vêtu de blanc. Il embarqua en compagnie d’un magnifique cheval couleur d’argent et d’un petit homme pas plus grand qu’un enfant de huit ans. Ce dernier portait un gilet et une culotte de velours bruns et une cape grise retenue par une feuille en argent.
Sur le quai restaient trois autres petits bonhommes du même aspect qui lui disaient adieu.
Oscar et André embarquèrent en dernier, et le bateau largua les amarres, hissa les voiles, le vent souffla, et, lentement, le navire s’en fut en glissant dans le long estuaire gris. Il passa en Haute Mer et passa vers l’Ouest, jusqu’à ce qu’enfin, par une nuit pluvieuse, Oscar et André sentirent dans l’air une douce fragrance et entendirent flotter sur l’eau un son de chants. Il leur sembla alors que le rideau gris de la pluie se muait en verre argenté qui se repliait et ils virent des rivages blancs, et au delà, un lointain pays verdoyant.
Ils joignirent leurs mains, heureux de se sentir enfin arrivés chez eux.

Fin

Cette fic à été imaginée un jour que je cherchais à unir les deux univers qui font partie de ma vie : La rose de Versailles et la Terre du Milieu. J’ai pensé que le départ des Havres Gris qui clos le livre de Tolkien était comme une belle allégorie de la mort et du passage d’un monde à l’autre. D’où l’idée de faire revivre Oscar et André pour les faire embarquer sur ce navire. C’est plus original que le paradis.
Merci à Tolkien pour les dernières lignes qui sont de lui, le nom de Frodon remplacé par celui de nos deux héros.


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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:24

Le voyage aux Amériques du Comte Hans Axel de Fersen


La guerre était finie.
Fersen contemplait le soleil couchant avec amertume. Les colons américains avaient gagné leur indépendance et le temps de la reconstruction commençait déjà.

La guerre était finie et il était vivant.
Qu’allait-il devenir ? Il était hors de question qu’il rentre en France. Chaques jours, durant ces longues batailles, il n’avait pensé qu’à elle. Pourtant, il savait plus que jamais que leur amour resterait toujours impossible. Au début de la guerre, il avait espéré mourir au champ d’honneur, mettant ainsi un terme à sa souffrance infinie. Dieu en avait décidé autrement…

La guerre était finie et il lui semblait que la douleur était moins vive à présent qu’il était loin d’elle.
Un peu perdu, sans but, Axel de Fersen décida de parcourir ce pays qu’il venait de libérer et qu’il commençait à aimer.
Il pris donc la direction des terres vierges de l’Ouest américain. Seul, il parcourut les grandes prairies, les montagnes, terres sauvages encore inconnues de l’homme blanc.
En homme de science du siècle des lumières, Fersen allait pacifiquement. Il apprenait de chaques choses et observait avec émerveillement ce monde nouveau.
C’est ainsi qu’il fit la rencontre d’une tribu autochtone, des Sioux, dans ce qui serait le futur état du Dakota. Il fut accueilli avec bienveillance par ces gens simples et bons. Durant de nombreuses semaines il partagea leur existence nomade, apprenant leur langue et leurs coutumes avec un grand bonheur. Il lui fut même donné un nom Sioux : Dûbenn ringglawar (l’homme de la nuit du froid soleil en sindarin…)
De longs mois s’écoulèrent ainsi, dans la sérénité et l’insouciance. Lorsque la tribu se dirigea vers les montagnes pour prendre son camp d’hiver, Fersen fit ses adieux et continua son périple exploratoire vers le sud.
Peu de temps après leur séparation, le Comte fut pris d’une mauvaise fièvre en plein désert. Seul, désemparé, il ne dut son salut qu’à la médecine indienne que lui avait offert Aigle-Noir, le chaman de la tribu, le jour de son départ, en gage d’amitié.

La peur de mourir dans la solitude fut si forte et si terrible qu’il décida de revenir à la civilisation. C’est ainsi qu’Axel de Fersen prit la direction de l’est et rejoignit enfin les terres de Louisiane.




Charmé par cette contrée anciennement française, il décida finalement de s’établir à la Nouvelle-Orléans. C’était une ville pleine de vie et de couleurs où se mélangeaient des gens d’origines très diverses. Fersen s’installa dans un meublé confortable et discret, sous un nom d’emprunt : Oscar Grandier. Il savait que si l’on apprenait, dans la bonne société de la ville, la venue du Comte Hans Axel de Fersen, il n’aurait plus de répit. A présent qu’il avait goûté à la solitude et à une vie simple, il ne se sentait plus le goût de ces festivité frivoles qui lui rappelleraient par trop Versailles et la cour…
Depuis son installation, il avait rédigé de nombreux feuillets relatant son expérience de vie dans les hautes plaines, et il les publiait dans une gazette locale. Ses récits avaient grand succès et lui rapportaient même un revenu confortable.
Fersen aimait tout particulièrement déambuler sans but précis dans les rues animées de la citée.
Le soir, il lui arrivait de s ‘attarder dans les bruyantes tavernes. Il s’amusait à observer tous ces gens qui riaient bruyamment.
Qu’il était loin de la cour et de ses souffrances ! Fersen se sentait bien, heureux de mener cette existence simple loin des vanités de Versailles.
Un soir, il remarqua un homme étrange au milieu de la foule bigarrée.
C’était un homme jeune, vingt ans tout au plus, de haute taille (dans les un mètre quatre vingt), mince et élancé. Son opulente chevelure blonde et bouclée était retenue par un ruban de soie noire. Son teint était lumineux et ses yeux gris brillaient d’un éclat brûlant dans la pénombre. Il était très élégamment vêtu de velours et de brocard, ce qui étonna Fersen compte de tenu de la chaleur étouffante de la ville en cette saison.
Intrigué par cette présence incongrue dans un pareil lieu, Fersen observa discrètement l’inconnu.
Le jeune homme avançait avec une grâce féline, ce qui renforçait sa différence et sa délicatesse d’aspect au milieu de cette faune nocturne aux manières frustres. Axel de Fersen pensa que c’était sans doute l’un de ces aristocrates désœuvrés qui venaient s’encanailler dans des bouges…il émanait cependant de lui une aura de mystère qui intrigua le comte suédois au plus haut point. Ce personnage pourrait bien, après tout lui fournir matière à écrire dans la gazette !
N’ayant à priori rien trouvé qui l’intéressa en ce lieu, le jeune homme sortit. Fersen décida de le suivre, mais à peine fut il dehors qu’il avait déjà perdu sa trace…
Plusieurs jours s’écoulèrent avant que Fersen ne croise à nouveau le mystérieux inconnu.




C’était un soir d’été, le Gentilhomme Suédois déambulait dans les rues animées. Le soleil était couché depuis moins d’une heure. L’air était lourd, chargé du parfum des roses et du jasmin. Fersen était plongé dans ses pensées, il était d’humeur mélancolique et son cœur se serrait à la pensée de la France. Il pensait beaucoup à Oscar ces derniers temps, son amie lui manquait. Maintenant qu’il avait fait le vœu de ne plus jamais rentrer en France, il se rendait compte à quel point ces chers amis lui manquaient. C’était d’ailleurs en souvenir de l’amitié qu’il portait à Oscar et André qu’il avait prit leurs prénom et nom pour sa nouvelle identité.
Il fut brutalement tiré d sa rêverie , le jeune homme blond était là, devant lui. Il le regardait en souriant. Un sourire carnassier et sensuel à la fois. « Oscar ? Quel étrange prénom pour une femme ! » dit il en le regardant droit dans les yeux. Ebahit, Fersen ne sut que répondre. Comment cet homme avait-il deviné ses pensées ? « cela n’a rien de difficile ! Croyez moi ! » s’exclama t-il en riant. Un rire métallique et froid. Fersen en eut les sangs glacés. Il éprouvait un étrange sentiment de répulsion mêlée de fascination pour cet homme à la beauté surnaturelle.
«Inutile de vous poser tant de questions , Monsieur de Fersen ! Nous nous reverrons très bientôt ! » à ces mots il disparut si vite qu’il semblait n’avoir jamais été là…
Fersen resta pétrifié sur place pendant un long moment. Il n’avait pas ouvert la bouche et pourtant l’autre savait tout de ses pensées. Il connaissait son nom et bien d’autres choses dont il n’avait jamais parlé depuis son arrivée dans ce pays. Il semblait à Fersen que cet homme avait mis son âme à nu en l’espace d’un regard.
Effrayé par cette rencontre, le beau suédois ne sortit pas pendant plusieurs jours. Non pas qu’il fut lâche, loin de là, mais cet homme l’avait glacé au plus profond de son âme. Sa raison lui commandait la plus grande prudence. Après tout, il avait vu des choses tellement étranges et déroutantes lors de son séjour chez les Sioux. Aigle noir l’avait initié au chamanisme et Fersen avait vécu des choses intimes et particulières aux frontières de la conscience. (voir le « Blueberry » de Ian Kounnen)
A son arrivée à la Nouvelle Orléans, il avait eu vent des coutumes vaudoues pratiquées par les esclaves. D’autres en souriaient, mais lui savait bien qu’il ne fallait pas rire de ces choses là, et cet homme ne faisait qu’attiser son inquiétude.
Un matin il se décida tout de même à sortir. Le soleil était haut et sa lumière lui redonnait confiance. Il se procura un ouvrage traitant de la sorcellerie vaudoue espérant y trouver des réponses.
C’est installé à son secrétaire qu’il se plongea dans la lecture de l’ouvrage. La nuit était tombée quand il eut fini l’ouvrage. Il contemplait les étoiles par la fenêtre quand un bruit le fit se retourner.
Il était là, assis dans un fauteuil, ses cheveux tombaient librement sur ses épaules et ses dents luisaient d’un éclat vif dans l’obscurité.
« Pensez-vous avoir fait le bon choix en quittant la France ? Ou plutôt en la fuyant devrais-je dire... Comment qualifier autrement votre départ ?Vous vivez ici comme en exil, vous infligeant cette existence modeste et solitaire alors que votre rang et votre fortune pourraient mettre cette ville à vos pieds. Décidément je ne parviens pas à vous comprendre…dit-il en riant. Vous ne dites mot Fersen ? Ne soyez donc pas timide avec moi voyons ! Préférez vous peut être que nous fassions d’abord les présentations ? Je suis Lestat de Lioncourt.
AF : Je sais donc enfin à qui j’ai à faire. Lestat de Lioncourt…vous êtes français, je l’avais deviné à votre accent…mais votre nom ne me dit toujours pas ce que vous êtes, car vous êtes assurément doté de certaines capacités qui m’échappent encore…
LL : J’ai certains pouvoirs je vous le concède, mais ils dépassent largement ce que vous pensez savoir de moi. Non je ne suis pas un chaman ou quelque autre magicien de pacotille comme vous semblez le croire. Décidément vous êtes bien naïf ! Je n’use d’aucune sorcellerie ! C’est un don que j’ai… et si vous le souhaitez, je peu le mettre à votre portée.
AF : Quelque chose me dit que vous vous fichez bien que j’accepte ou non…Je ne sais certes pas lire dans vos pensées comme vous semblez le faire à mon endroit, mais je sais que vous me cachez la véritable raison de votre intérêt pour moi, ainsi que votre véritable nature…
LL : Comme vous y allez ! Je vois que l’on ne peu vous abuser Monsieur de Fersen. Je vais jouer franc jeu avec vous puisque vous insistez. Je suis un vampire, pas de ceux que vous connaissez dans vos légendes bien sûr, ce ne sont là que racontars de vieilles femmes…la vérité est bien plus fascinante…
Pourquoi je sollicite si souvent votre compagnie ? C’est simple, je souhaite vous offrir le don ténébreux. Je pense que nous pourrions très bien nous entendre et que vous êtes digne de ce que je vous offre.
AF : (qui ne se laisse pas démonter et qui ne doute pas un instant de la vérité des dires de Lestat) Pourquoi donc pensez-vous que j’en sois « digne » ? Et qui vous dit que je souhaite ce « Don Ténébreux », je ne suis pas sûr de vouloir devenir un vampire voyez-vous…
LL : En êtes vous si sûr ? Vous vivez dans le tourment perpétuel, même si vous pensez que votre vie vous convient aujourd’hui, vous vivez dans le passé. Toutes vos pensées vont vers elle, et cela ne cessera jamais, vous le savez. Moi je vous offre l’oubli, l’absence de regrets et une vie exceptionnelle à laquelle vous n’aviez jamais rêvé.
Je viens mettre fin aux tourments de votre cœur Fersen »
En disant ces mots il s’était levé et s’était approché de Fersen. Avant même que celui-ci puisse réagir, Lestat l’avait enlacé et lui mordait le cou de ses lèvres douces et glacées. Un tourbillon de volupté et de douleur emporta Fersen qui ne se débattit pas.
Le sang du beau suédois coulait entre les lèvres du vampire plus doux que le miel et le vin. Le flot de sang s’accompagnait d’images vagabondes, des visages de femmes aux cheveux blonds et aux yeux d’azur. Elles se mêlaient dans une ronde infernale et sensuelle. Lestat s’abandonnait à l’extase le corps de Fersen complètement alangui entre ses bras. Il goûtait cette volupté de sentir cette vie palpitante couler à présent dans ses veines.
Le Gentilhomme n’avait opposé aucune résistance jusque là, la douleur était si douce…puis l’image d’Oscar lui vint à l’esprit, la belle et courageuse Oscar, son amie si chère…A la pensée de la jeune femme la lucidité lui revint et il se débattit de toutes ses forces. Le vampire était d’une force peu commune et serra davantage le noble suédois. Fersen continua la lutte. Contre toute attente, Lestat lâcha prise, Fersen d’écroula sur le sol. « Vous n’êtes pas encore prêt…dit le Vampire ; mais n’en doutez pas, je reviendrai. » A ces mots il disparut aussi mystérieusement qu’il était venu.
Fersen ressentait à présent la douleur intense de la morsure à son cou. Le Vampire avait bu beaucoup de sang et la résistance de Fersen avait encore accentué la fatigue immense qu’il ressentait. Il était très faible et perdit connaissance à même le sol.
Il fit d’étranges rêves dans son coma. Il vit Lestat riant très fort et se moquant de lui ; Marie-Antoinette dansant à Versailles, dans un tourbillon de dentelles et de rubans ; mais le visage qu’il vit le plus fut celui d’Oscar. Elle se tenait là droite et farouche, ses yeux d’azur le fixaient avec réprobation, elle était silencieuse et lointaine ; ses boucles blondes ondulaient au vent, elle était belle comme un songe d’été, une déesse inaccessible. Il ne l’avait jamais vue ainsi. Puis toutes ces images disparurent et firent place aux ténèbres glacées. Fersen se vit mort baignant dans son sang, des corbeaux lui dévoraient les yeux...
L’aube eut raison des délires de Fersen. La chaleur du Soleil venait réchauffer le corps glacé du Gentilhomme moribond. Sa tête tournait, il arrivait à peine à bouger. Sa pensée toute entière était focalisée sur la fuite, fuir à tout pris ce démon sanguinaire. Il ne voulait pas mourir, et encore moins devenir un vampire, la chose lui paraissait par trop horrible.
Péniblement il se traîna vers son secrétaire et ouvrit un tiroir. Il en sortit une bourse de peau ornée de perles de terre, le cadeau d’Aigle Noir. Il en sorti une racine brune qu’il se mit à mâcher lentement. L’amertume lui sembla douce et revigorante. Peu à peu, les effets de la racine se firent sentir, son esprit s’éclaircit et les forces lui revinrent doucement. De toute façon il n’avait pas d’autre issue que de faire face et de se battre pour vivre. La douleur et la torpeur résistaient mais Fersen résistait de toute son âme pour ne pas sombrer.


Après avoir avalé un peu de nourriture et une décoction de plantes, Fersen rassembla son argent, ses papiers importants et quelques objets chers à son cœur et quitta définitivement son appartement. Une fois dans la rue il héla une voiture et se fit conduire hors de la ville, chez une prêtresse Vaudoue réputée.

Le voyage fut pénible car il souffrait encore beaucoup. Le cocher le déposa à quelque distance de la maison de la Prêtresse, comme beaucoup de gens, il était superstitieux et craignait la magie Vaudoue.
Fersen marcha péniblement vers la maison que lui avait désigné le cocher.
C’était une petite bâtisse de plein pied aux murs de terre séchée et au toit de paille. Au dessus de la porte était accroché le crâne blanchi d’un animal. Il n’y avait pas de porte, seul un rideau de perles et de coquillages masquaient l’intérieur de la maison. Axel de Fersen l’écarta de la main, il n’y avait personne ; il appela mais on ne lui répondit pas. La maison ne semblait pas abandonnée pourtant, la pièce qui s’étendait devant lui était encombrée de pots, boîtes et colifichets divers qui envahissaient tables et étagères. L’air était saturé par l’odeur des différentes herbes stockées là. La fièvre revenait de plus belle et le gentilhomme se senti défaillir dans la chaleur torride de cette fin d’après midi. Lorsqu’il repris conscience, il était couché sur une natte posée sur le sol, dans une autre pièce de la maison lui semblait-il, au vu des odeurs environnantes. Une femme entra dans la pièce, elle posa un bassin d’au près de lui et s’agenouilla sur le sol. Elle était très belle, sa peau était cuivrée et ses cheveux noirs étaient savamment nattés sur sa tête. Fersen voulu parler, elle l’en empêcha en posant un doigt sur ses lèvres. Elle lui baigna le front avec de l’eau fraîche, et lui donna à boire un décoction amère, enfin, elle appliqua sur la plaie de son cou une sorte de cataplasme chaud et odorant. Fersen ignora combien de temps il resta dans cet état de semi conscience, des jours peut être. La femme était toujours présente et répétait avec douceur les mêmes gestes précis ; accompagnés d’incantations en créole.
Une nuit, il s’éveilla brutalement, comme lorsqu’on sort d’un cauchemar, il était trempé de sueur et l’air froid de la nuit le rafraîchissait agréablement. Il se sentait encore faible mais la douleur avait cessé et ses idées étaient plus claires que jamais.
Il se leva, de la lumière brillait dans la pièce adjacente. La femme était là, occupée à la préparation d’une soupe.
« Vous êtes pile à l’heure pour le souper » lui dit elle en créole avec un large sourire. A son invitation il s’assit à la table, il ne disait mot et se laissait guider. Elle lui servit de la soupe, du pain et de la viande séchée. Fersen était affamé et mangea avec appétit ce repas épicé. La femme le regardait, ses yeux étaient doux et son attitude rassurante. Quand il eu fini, il la remercia et lui raconta le motif de sa venue chez elle. Elle l’écouta patiemment, puis fini par lui dire qu’elle acceptait de lui donner son aide. Elle lui expliqua que la créature qu’il avait affronté était connue de la communauté créole. Depuis des mois il faisait des ravages, tuant parfois plusieurs personnes en une nuit…Les gens avaient peur.
Elle avait deviné la raison de sa visite en voyant les blessures à son coup, toutes les victimes en portaient de semblables, sauf qu’elles elles étaient mortes.
La prêtresse se nommait Kénicha, elle était une esclave affranchie.
Fersen parla aussi de ses connaissances chamaniques indiennes, elles pourraient peut être l’aider dans la lourde tâche qu’il allaient affronter ensemble.
Avant de combattre le démon sanguinaire Fersen repris de forces. Pendant cette période, il parla longuement de vampire et de ce qu’il lui avait dit. Il lui parla aussi des légendes nordiques qu’il connaissait au sujet de telles créatures. La belle Kénicha connaissait aussi de nombreux récits de démons buveurs de sang. Leurs savoirs mis en commun il élaborèrent une stratégie pour le détruire.




Lestat cherchait le suédois partout. Il ne pouvait tout de même pas avoir disparu ; d’autant que sa force vitale était faible lorsqu’il l’avait abandonné. Il sentait encore la saveur suave du sang du gentilhomme dans sa bouche…décidément cet homme était pleins de surprises et sa disparition ne faisait qu’attiser son désir d’en faire son compagnon. Ah ! Quel vampire il ferai, si seulement il se laissait faire ! Malgré ses certitudes, Lestat doutait au fond de lui, le souvenir de l’horrible transformation de Nicolas le hantait encore. Que devenait son ami d’enfance ? Était-il toujours au Théâtre des Vampires ? Si son projet tournait mal ? Si Fersen ne supportait pas la métamorphose ? non, les deux hommes étaient tout à fait différents, Fersen était plus mûr que Nicolas, plus fort aussi.
Depuis son arrivée à la Nouvelle-Orléans, Lestat avait tout de suite repéré cet homme séduisant et raffiné. Il l’avait tout de suite désiré. Sa solitude était grande de puis que Gabrielle l’avait quitté en égypte. Sa mère était devenue insaisissable depuis son éveil au monde de la nuit, elle errait de par le monde tel un esprit du vent et de la terre. Son évolution avait été fulgurante…comme sa disparition de la vie de Lestat ; il avait bien continué sa quête de Marius en Afrique du nord, mais il n’y avait là bas nulle trace de cette légende, cet enfant des millénaires…C’est ainsi qu’il avait continué sa quête sur ce nouveau continent encore vierge.
Lorsque son chemin avait croisé celui du noble Gentilhomme venu du froid, il avait suspendu ses recherches veines. Tout son esprit était à présent focalisé sur cet homme. La vie serait moins triste avec un tel compagnon, peut être même trouverait il la force de rentrer à Paris avec cet homme à ses côtés, et affronter la vision de Nicolas sans avoir trop de peine…
Il ne lui restait qu’à le retrouver, s’il ne se laissait pas convaincre il le prendrait de force. Il avait été bien bête de lui laisser le temps de réfléchir, si les choses étaient à refaire…
Chez Kénicha, la stratégie de destruction du vampire prenait forme. Fersen servirai d’appât, il serait enduit d’une mixture très secrète, une recette africaine ancestrale. Il se laissera approcher par Lestat qui, une fois en contact avec la préparation sera irrémédiablement empoisonné, enfin il fallait l’espérer.
Pour préparer le mélange, Fersen dût se rendre dans le bayou et s’installer au pied d’un arbre ; tourné vers le couchant et serrant un morceau de sel gemme entre les dents , il écorcha l’une des racines de l’arbre, qu’il exposa ainsi au soleil levant. Il dût conserver le fragment d’écorce prélevé contre sa peau. Trois vendredis de suite il renouvela exactement la même opération, au même endroit à la même heure. Avec les écorces prélevées Kénicha confectionna une poudre en les broyant. Elle mélangea cette poudre à d’autres herbes et confectionna un onguent dont Fersen s’enduirait le corps. Les herbes utilisées étaient sensées avoir l’effet d’un poison pour le vampire, mais ni Kénicha ni Fersen ne pouvaient en être sûrs, aucun essai n’avait été encore fait, personne ne voulant jouer le rôle de l’appât.
Fersen se chargea de donner rendez vous à Lestat, il savait que le jeune homme lisait sa gazette, il la tenait en main la première fois qu’il l’avait vu, dans la taverne. Il envoya donc un court récit intitulé « Lestat le Vampire », dans la quelle il racontait sa terrible nuit et avec un rendez-vous donné au vampire en guise de conclusion. Sans qu’il ne sache dire pourquoi, Fersen était sûr que son plan marcherai. Kénicha disait que le vampire et lui étaient liés, et il savait que c’était vrai.
La rencontre devait avoir lieu chez Fersen, une heure avant l’aube, ce qui réduisait le risque pour le suédois. Kénicha serait présente mais invisible à Lestat, il devait penser qu’il était seul avec Fersen.



Le moment arriva enfin. Au début de la nuit, Kénicha se chargea de préparer Fersen, seule une Prêtresse Vaudoue pouvait appliquer la pommade. Fersen devait en être totalement recouvert…La nudité aurait dû le gêner, mais il n’en fut rien. Il avait partagé tant de choses avec Kénicha ces derniers jours, il y avait entre eux un intimité physique et spirituelle qu’il n’avait jamais connu avec quiconque.
La jeune femme enduisit la peau blanche du corps athlétique du beau suédois en récitant des incantations en créoles. Fersen tentait de rester concentré, mais le contact de cette main douce et ferme sur les endroits les plus intimes de son corps lui procurait des sensations dont il était difficile de faire abstraction. Kénicha se rendait aussi compte du trouble de Fersen, elle ressentait elle aussi un désir brûlant au plus profond de son corps ; mais la mission de ce soir était trop importante et il fallait rester concentré sinon tout serait perdu pour le noble suédois. Elle ne laissa rien paraître de son trouble et continua ses psalmodies. Elle termina la pose de l’onguent et Fersen dû se revêtir des habits qu’il avait choisis et qui avaient été méticuleusement préparés par Kénicha. Chaque centimètre carré d’étoffe avait été saupoudré d’un mélange sacré accompagné d’incantations mystérieuses.
Durant les heures qui suivirent, Fersen se concentra, retrouvant les gestes apprit par Aigle-Noir. Son esprit se détacha de son corps pour partir dans le monde des esprits, il devait y trouver force et réponses. Il resta ainsi de longues heures en méditation. Pendant ce temps, Kénicha avait « préparé » l’appartement du Gentilhomme pour la visite de Lestat. Talismans et fétiches furent cachés dans des endroits stratégiques.



Lestat savait qu’il prenait un risque et que ce rendez vous était sans doute un piège ; mais il désirait trop le beau suédois pour ne pas prendre ce risque. Après tout, il était Lestat le Vampire et il ne craignait rien. Sa force et son pouvoir étaient au delà de ce que pouvait imaginer ce simple mortel. La chose était décidément trop drôle ! Le suédois s’imaginait sans doute qu’il parviendrait à lui résister ! A moins qu’il n’ai changé d’avis et qu’il ai pris la décision de le suivre…Cette idée était certes séduisante, mais Lestat savait bien qu’il devrait le prendre de force et cela n’était pas pour lui déplaire. Il imaginais déjà la résistance de ce corps musclé dans ses bras, puis l’abandon au seuil de la mort. La chose n’en serait que plus savoureuse !
D’un bond, il se posa sur le balcon de l’appartement. Les fenêtres étaient ouvertes et les rideaux blancs dansaient au vent. Seule la lune pleine éclairait la pièce de sa lumière argentée ; Axel de Fersen s’avança dans la douce et froide lumière. Il était très élégamment vêtu de soie grise. Cet habit ne faisait que renforcer son attrait et Lestat en fut troublé. L’homme ne disait mot. Lestat s’approcha de lui, il ne recula pas. Il l’enlaça et posa ses lèvres sur son cou. Sa peau avait une saveur amère qui empli vite sa bouche et son être tout entier. La recette marchait donc ; Lestat, en proie a un dégoût profond s’éloignait en se tordant de douleur, il regardait Fersen avec colère et incompréhension. Quelle était donc cette sorcellerie. Il tomba sur le sol, incapable de bouger, Fersen se dirigea alors vers lui, accompagné de Kénicha. Tous deux ils ligotèrent le vampire réduit à l’impuissance. Ils l’enveloppèrent dans un sac et l’emportèrent dans le chariot avec lequel ils étaient venus. Au grand galop, ils se rendirent dans le bayou. Le soleil allait se lever et c’est à ses premiers rayons qu’ils jetèrent le corps immobile dans l’eau putride du marais. Lestat fit entendre un cri atroce alors que le sac s’enfonçait à la lumière froide et dorée du soleil naissant. Fersen et Kénicha restèrent un moment là, craignant de le voir ressurgir. Puis ils quittèrent enfin le bayou pour rejoindre la maison de la jeune femme.


Ils n’échangèrent pas un mot durant le trajet. Arrivés à la maison de terre, Kénicha fit chauffer de l’eau pour préparer un bain au Gentilhomme ; il ne devait pas conserver de traces de l’onguent plus longtemps car le mélange pourrait s’avérer dangereux pour lui.
Elle le laissa seul pendant qu’il se dévêtait. Le Gentilhomme sentit qu’une gêne et un profond trouble s’était installée entre eux. Il se plongea dans l’eau parfumée de la vaste cuve qui servait de baignoire. Il ferma les yeux et se laissa porter par les parfums suaves de la vapeur d’eau. Il fut sorti de sa torpeur par le contact de mains sur son visage. Kénicha était là près de la baignoire, elle ôta l’étoffe qui la couvrait, la peau de son corps cuivré luisait sous les rayons du soleil qui entraient par la fenêtre. Elle plongea dans l’eau chaude et s’allongea sur le corps du beau suédois. Ses lèvres étaient douces et son baiser plus fougueux qu’un torrent de montagne. Fersen sentait ses mains sur sa peau et s’abandonnait à ces douces caresses. Il parcourait le corps ferme de la jeune femme, elle ondulait et frissonnait sous ses mains. Leurs baisers se faisaient plus passionnés à mesures que les caresses se faisaient plus précises. Leurs regards brûlaient du feu de la passion. La baignoire se révéla vite inconfortable pour leurs ébats, Fersen sorti de l’eau en portant Kénicha dans ses bras, il se dirigea vers la chambre et posa Kénicha sur la natte au sol. Leurs corps se mêlèrent avec fougue, ne faisant plus qu’un. Le tempérament de la jeune femme était volcanique, Fersen n’avait jamais rien connu de tel dans sa vie, elle lui fit découvrir des sensations et des caresses inconnues. Leur union dans le plaisir se prolongea jusqu'au soir. Le soleil se couchait quand Kénicha se leva. Elle se dirigea vers la fenêtre et tournant le dos à son amant lui demanda de partir. Fersen voulut comprendre, pourquoi partir à présent qu’ils s’étaient trouvés ?
Elle se retourna vers lui, l’or du couchant sur son visage, elle lui sourit et lui dit qu’elle était bien trop libre pour ne se consacrer qu’à un seul homme. Leur histoire était déjà finie, elle lui conseilla de retourner dans son pays et d’affronter ses vieux démons, la chose serait plus aisé maintenant qu’il en avait détruit un de chair et de sang…
Fersen comprenait. Il se rhabilla et partit sans se retourner.
Trois jours plus tard il embarquait pour la France, laissant à jamais cette autre vie derrière lui.
Cette expérience l’avait profondément changé. Plus que l’affrontement avec Lestat, c’est sa rencontre avec Kénicha qui l’avait bouleversé. Jamais il n’avait pensé éprouver de tels sentiments pour une autre que sa Reine. Il se sentait serein et capable de fouler à nouveau le sol de France.
Il comptait rentrer en Suède, et se bâtir une nouvelle vie loin de ses anciens tourments ; mais avant il souhaitait revoir ses deux plus chers amis, Oscar et André. Oscar surtout occupait ses pensées. Il n ‘avait pas oublié ses visions de délire et la place qu’elle y occupait. C’est pour cette raison qu’il décida de lui rendre visite avant de rejoindre ses brumes glacées du nord…


Et Lestat me direz vous ? Eh bien, même si le plan de Kénicha et Fersen était plutôt habile, il n’avait pas réussi à venir à bout du vampire. Il était parvenu à se libérer de ses liens et, se nourrissant de toute la faune putride du Mississipi, il retrouva des forces. Quelques esclaves en fuite finirent de le remettre sur pieds…
Cette expérience serait assurément utile pour le futur…
Il ne souhaita néanmoins pas rester en Amérique, sa quête n’étais pas finie et cette aventure l’avait fort retardé dans ses recherches. Il décida donc de les reprendre en Afrique du nord, là où il les avait laissées. La terre de Louisiane resta pourtant dans un coin de son cœur, et il se promit d’y revenir un jour ; mais cette fois c’est lui qui gagnerait…
On ignore encore pourquoi ce récit ne figure pas dans les « Chroniques d’un Vampire », récit de ses aventures qu’il publia sous le nom d’Anne Rice.
Si d’aventure vous le croisez une nuit, demandez le lui…


(Merci à Anne Rice de nous avoir offert Lestat, son enfant des Ténèbres…)
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Fuckiko de Lioncourt

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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:31

The Oscar Horror Picture Show

Par une nuit sans lune, Monsieur de Girodelle, Monsieur de Fersen, Oscar de Jarjayes et André Grandier avaient décidés d’aller s ‘étourdir tous les quatre dans une taverne qu’André connaissait bien et dont il avait vanté la bière à maintes reprises.
L’obscurité était dense et le chemin passait par un bois. Nous étions au mois d’Août et la chaleur était étouffante. André se sentait perdu, il ne retrouvait pas le chemin pour arriver au village où se trouvait la dite taverne…et il n’osait en dire mot car il craignait qu’Oscar lui fasse la peau !
Celle-ci s’impatientait d’ailleurs, et ne tarda pas à le lui faire savoir, quand soudain le tonnerre se fit entendre suivi de près par un éclair qui zébra le ciel dans un éclat aveuglant. André avoua donc. Ils étaient perdus aux milieux des bois et l’orage menaçait. Oscar réprimanda vertement André, lui donnant divers noms d’oiseaux. Ce fut Fersen qui vint la calmer, la nuit était noire et André n’était pas en faute. Monsieur de Girodelle, l’esprit toujours pratique, proposa de chercher un abris (ses cheveux commençaient à frisotter sous l’influence de l’humidité grandissante…)
Ils chevauchèrent donc quelques temps quand Fersen aperçut une lumière au loin. Les quatre cavaliers furent quelque peu rassuré par cette vision rassurante, d’autant que la pluie tombait maintenant à verse.
Ils parvirent enfin jusqu’à une vaste demeure dont les hautes fenêtres étaient brillamment illuminées. Ils frappèrent à la porte quand un coup de tonnerre extrêmement fort retentit et fit fuir les chevaux déjà passablement effrayés par l’orage. Oscar toujours aussi furieuse, jeta un regard noir à André qui ne savait plus où se fourrer. Girodelle frappa encore et, après quelques minutes, la porte s’ouvrit.

Un homme étrange leur fit face, une lanterne à la main, il était bossu et courbé, son haut front luisait sous la lumière de la lampe. Ses yeux étaient cernés et pourtant étonnamment brillants, ses cheveux étaient longs et blonds.
Fersen lui demanda poliment s’ils pouvaient rentrer car la pluie leur glaçait les chairs. L’homme s’écarta et les laissa pénétrer dans le vaste hall.
L’endroit était curieusement décoré, des candélabres de style gothique encadraient un escalier monumental qui menait à l’étage, de sombres tableaux ornaient les murs. Le bruit d’une musique et de rires étouffés se laissait entendre.
Le bossu leur dit en souriant qu’ils allaient être conduit à leur maître. C’est alors qu’une soubrette court vêtue à l’extravagante chevelure rousse apparut dans la lumière et conduisit sans un mot nos quatre amis vers la porte d’où semblait venir la musique.
Les double battants s’ouvrirent sur une immense salle de bal où dansaient des centaines de convives curieusement vêtus de costumes d’époques différentes. « Un bal masqué sans doute… » murmura Fersen.
Leur entré ne passa pas inaperçue, la musique cessa et tous les invités se retournèrent et les dévisagèrent. Les quatre amis se sentirent curieusement mal à l’aise. Un homme s’avança, il était grand, assez séduisant, les cheveux grisonnants et il portait un élégant costume de soie bleue de coupe étrange. Il salua les étrangers et les invita à se joindre aux autres convives.
Girodelle lui demanda s’il il était le maître de maison. L’homme lui dit que le maître de cérémonie n’était pas encore là mais qu’il ne saurait tarder, mais il ne doutait pas un instant qu’il accueillerait avec joie des hôtes d’une telle qualité.
Il n’avait pas finit sa phrase que la porte à l’autre extrémité de la pièce s’ouvrit en grand. La musique repris, plus étrange et endiablée que précédemment et un homme vêtu d’une cape noire entra d’un pas rapide. Il était brun, les cheveux bouclés et outrageusement fardé…

Il commença alors à chanter en ôta sa cape d’un large mouvement : « I’m just a sweet tranvesty, from Transexual Transylvania… » Sa voix était grave et puissante et contrastait avec sa tenue des plus improbables, il portait une guêpière noire et pailletée, un simple slip noir et des bas résilles gainaient ses jambes fuselées juchées sur d’immenses talons hauts constellés de paillettes d’argent Il se déhanchait sensuellement et avait des postures langoureuses.
Oscar n’avait jamais rien vu de tel, elle se sentait vraiment mal à l’aise devant cet homme à l’allure féminine et sensuelle, elle le regardait et loin d’être dégoûtée ; elle ressentait un désir charnel puissant pour ce corps travesti. Elle sentait le sang lui monter aux joues et tentait de toutes ses forces de combattre ces pensées impures.
André regardait cet hurluberlu avec curiosité, il avait vu tant d’extravagances dans l’aristocratie versaillaise que plus rien ne le choquait. Fersen quant à lui, ressentait un dégoût et répulsion très forte pour cette créature outrancière et aguicheuse qui dansait lascivement autours de convives. Monsieur de Girodelle était littéralement hypnotisé par cet homme puissamment excitant.
Poursuivant sa danse et sa chanson l’homme s’était rapproché des nouveaux arrivants. Sa chanson achevée, il salua la foule et se tourna vers nos amis. « Je me présente, docteur Frankenfuter. Je vous souhaite la bienvenue en ma demeure, Rifraf mon majordome m’a expliqué votre mésaventure et je serais ravi de vous accueillir pour la nuit. Que cette soirée soit vôtre et amusez-vous bien ! »

(Là je vous préviens ça commence à déraper…en douceur d’abord. Ca risque d’être un peu incohérent parfois, mais je me suis complètement laissée emportée…à vous de juger les chapitres à venir…)

La musique reprit avec entrain. Une mélodie suave et saccadée, mêlant violon et accordéon démarra. Un couple ouvrit la danse, une étrange valse sensuelle où les corps se mêlaient et se repoussaient. La femme était très grande, la peau blanche, les cheveux de jais et entièrement vêtue de noir. L’homme était vêtu d’un costume à rayures noires et blanches, ses cheveux courts étaient gominés vers l’arrière et il portait une fine moustache. (Vous aurez reconnu Morticia et Gomez Adams sans doute…J’aimerai bien caser « la Chose » mais je ne sais pas comment…)
D’autres couples les rejoignirent sur la piste.
Le maître des lieux s’approcha d’Oscar et l’invita à danser ce tango endiablé, elle n’eut pas le temps de refuser, en moins d’une seconde elle se retrouva sur la piste enlacée dans les bras de Frankenfurter. Celui-ci la tenait étroitement, tant et si bien que les derniers doutes qu’elle pouvait avoir sur son sexe lui furent ôtés par la sensation de cette chose énorme et dure contre sa cuisse. Sensation fort troublante qui provoqua chez Oscar une excitation insensée. Girodelle regardait l’étrange couple formé par son Colonel et ce travesti dénudé, et cette vision, loin de lui déplaire éveillait en lui mille idées fantasques…
André, suspicieux ne quittait pas son Oscar du regard. S’il n’y avait pas eut tant de monde, il aurait bien cassé la figure à cet excentrique pervers ; mais il perdit bientôt leur trace dans la foule des danseurs. C’est à cet instant que l’homme au costume bleu et aux cheveux gris l’aborda. « Je ne me suis pas présenté mon jeune ami. Je suis le Comte Von Kroloch. Je voudrais vous présenter mon fils qui a le même âge que vous à ce qu’il me semble, il vous tiendra compagnie dans cette foule d’inconnus. » Il tira André par le bras et le mena vers le buffet. Un jeune homme d’allure précieuse se tenait là. Il était blond, ses cheveux bouclés tombaient sur ses épaules frêles, son teint était clair, ses yeux et ses lèvres légèrement fardés. Il portait un habit de soie d’un rose délicat rehaussé d’une chemise de dentelles fines. (Ça c’est en référence à « Dédé bonbon rose » dans Masques de Rozam, tout comme la chose énorme d’ailleurs…) Il afficha un sourire radieux en voyant André, et le prit aussitôt par le bras, l’entraînant dans une conversation enjouée.
Fersen était de plus en plus mal à l’aise dans cet antre de débauche. Son désespoir fut à son comble quand il s’aperçut que le Comte de Girodelle était lui aussi envoûté par l’atmosphère pervertie des lieux…

Le tango terminé, Frankenfurter quitta Oscar pour monter sur une estrade dernière laquelle se trouvait un rideau rouge fermé. Il demanda le silence et entama un discours : « Mes chers amis, vous êtes venus nombreux ce soir pour assister à un événement sans précédent. Cette nuit voit l’aboutissement de recherches menées pendant des années. » Il se tourna vers ses domestiques « Magenta, Rifraf, ouvrez le rideau. »
Ils s’exécutèrent et dévoilèrent un énorme récipient de verre rempli de liquide dans lequel se devinait une silhouette humaine enveloppée de linges. De nombreux câbles reliaient le corps à une étrange machine. Frankenfurter manipula manettes et boutons. Le sarcophage de verre s’illumina dans un fracas assourdissant. Le corps se mit à bouger, doucement d’abord puis il fut pris de tremblements frénétiques. D’un bon il se mit debout. Rifraf et Magenta lui ôtèrent prestement ses bandages et découvrirent un splendide éphèbe presque nu. Seul un micro short doré cachait son intimité virile…Ses cheveux d’or luisaient à l’éclat des mille chandelles. A la vision de son œuvre, Frankenfurter poussa un cri de plaisir et de satisfaction. Il admirait sa création sous toutes les coutures et ne remarquait pas que celui-ci fixait un autre homme dans le fond de la salle.
Les yeux de Fersen ne pouvaient se détacher de la créature à la divine musculature. Jamais son cœur n’avait battu si fort. Leurs deux regards étaient aimantés, le Suédois venait de succomber à l’atmosphère sulfureuse de la fête de Frankenfurter…
Oscar regardait le blond éphèbe avec jalousie. Elle ne se reconnaissait plus et peu lui importait d’ailleurs. Ce soir tout était différent, elle sentait la femme qui était en elle bouillonner comme un volcan. Son uniforme était devenu le plus insupportable des carcans. Elle voulait de nouveau être le centre d’attraction de cet hôte étrange, viril et sensuel qui avait éveillé en elle un désir incendiaire.
Elle appela donc Magenta et lui demanda si il ne lui serait pas possible de revêtir des vêtements secs plus en rapport avec le cadre des festivités. La soubrette lui sourit et la conduisit dans une chambre à l’étage. Elle lui présenta diverses tenues et Oscar se changea.
Pendant ce temps, la fête continuait en musique. André fut entraîné dans la danse par son nouvel ami, et Fersen admirait de plus près la création de Frankenfurter. Girodelle, toujours en transe, contemplait la foule avec un sourire béat.

Frankenfurter présentait son nouveau jouet baptisé Rocky à ses convives quand Oscar fit son entrée remarquée dans la salle.
Elle portait un sublimissime fourreau de mousseline rouge transparente, dont la haute fente dévoilait des jambes fuselées gainées de résille noire. Sous sa robe elle portait une guêpière corsetée de soie et de dentelle noire qui retenaient ses bas par des jarretelles froufroutantes. La robe était largement décolletée et le corset comprimait sa poitrine qui semblait vouloir bondir au dehors (si si je vous jure, des seins ça peu bondir. Et ça fait mal un coup de sein qui bondit, croyez-moi…) Elle avait en outre fardé ses yeux de noir (et mis de l’ordre dans ses cheveux, par habitude…) et sa bouche d’un rouge profond.
Elle descendit les quelques marches qui menaient à la piste de danse, elle avait la grâce d’une danseuse du Moulin Rouge. Sa démarche chaloupée captait tous les regards. Elle fixait Frankenfurter avec des yeux de braise, et passa à côté de lui. Elle lui tourna alors le dos, dévoilant une chute de reins provocante, et se dirigea vers Girodelle, qui était sorti de sa transe dès l’entrée d’Oscar dans la pièce. Elle colla son corps contre celui de son Lieutenant qui l’enlaça. Elle leva sa jambe et plaqua la main de Girodelle sur ses fesses avant de lui donner un baiser frénétique. L’austère et calme soldat fut tout entier embrasé par tant de hardiesse. Leurs langues se mêlaient dans une joute infernale et l’homme effacé qu’il était fit place à un séducteur torride…
Elle n’avait fait cela que pour rendre Frankenfurter fou de jalousie ; mais l’ardeur de cet homme qu ‘elle avait toujours jugé fade et sans autre intérêt que militaire la surprit agréablement. Elle fondait dans ses bras, sous le charme des ses caresses brûlantes, oubliant presque celui pour qui elle avait fait cela…

Frankenfurter fut surprit de la scène, cette femme était décidément surprenante. Il avait à peine quitté Rocky du regard que celui-ci profita de son inattention pour ce précipiter vers le noble et beau Suédois, qui enflammait son cœur de ses prunelles grises…
Fersen prit Rocky par le bras et l’entraîna hors de la salle de réception.
Oscar, quant à elle, sentait son corps tout entier en proie à un incendie terrible. Elle devait s’arrêter au risque de commettre une folie en public…D’un geste sec, elle repoussa Girodelle. Se redressa fièrement et remis de l’ordre dans sa mise. Elle fixa Frankenfurter droit dans les yeux et haussa les épaules, un petit sourire ironique au coin des lèvres, puis elle fendit la foule d’un pas assuré pour se rendre jusqu’au buffet. Girodelle resta là, totalement immobile et muet, abasourdi par ce qu’il venait de vivre. Frankenfurter gloussait d’excitation et s’apprêtait à suivre la jeune femme quand il s’aperçut que son œuvre avait disparue.
Sa fureur fut immense, il ordonna à ses domestiques de lancer les recherches dans la maison et les jardins. Le maître de maison fulminait. Il ne voyait plus rien que l’absence de son nouveau jouet. Il quitta la salle de bal en hurlant et rejoignit son laboratoire dans la plus haute tour du château. Il avait installé là divers instruments de contrôles dont des écrans de surveillance.
La disparition de Rocky mit un terme à la réception. Une grande partie des convives quittèrent les lieux, dépités de voir une si belle réception tomber à l’eau. Les autres restèrent à demeure, des chambres leur furent préparées.

Pendant que Frankenfurter scrutait tous ses écrans vidéos, Magenta et Rifraf avaient conduit les derniers invités à leurs chambres.
Restaient au château pour la nuit : Monsieur et Madame Adams, Fétide, le frère de Gomez Adams ; Le Comte Von Kroloch et son fils ; Girodelle, André et Oscar.
Monsieur de Fersen et Rocky restaient introuvables.
Chacun se vit attribuer une chambre différente. Oscar s’installa dans la coquette chambre drapée de velours rouge où elle c’était changée tout à l’heure. Elle contemplait avec satisfaction son image dans un miroir quand André entra dans la pièce, terrifié. « Je t’en prie Oscar, laisse moi dormir ici, je ne veux pas rester seul, à la merci de ce pervers aux boucles blondes. Il en veut à ma vertu Oscar ! Tu n’imagines pas les choses qu’il m’a dites…
-André, cesse ces enfantillages et vas-t’en. Je ne compte pas rester seule cette nuit et ce n’est pas avec toi… !!!! » Répondit-elle sèchement.
Elle regardait toujours son reflet, ajustant son décolleté et ses cheveux (par habitude…décidément la chanson de Dalida lui colle à la peau…il venait d’avoir 18 ans il était beau comme un enfant, fort comme un homme…ça c’est mon Dédé…)
André la regardait en silence. Elle était belle à en damner le paradis, même dans cette tenue provocante. Le fourreau rouge ne cachait rien de son anatomie et André prit le temps de contempler ce corps si longtemps imaginé et désiré. « Tu sais que tu es vraiment belle Oscar… Jamais de ma vie je n’ai vu plus belle femme… » Disant ces mots il s’était approché et avait passé ses mains autour de sa taille et commençât à embrasser sa nuque offerte. Elle frissonna. « Laisse-moi André » Murmura t’elle, dans un soupir. Il la serra plus fort contre lui, ses mains parcouraient son ventre et ses seins, tandis que ses lèvres et sa langue caressaient langoureusement son cou. Elle entourait sa tête de ses bras levés et caressait l’abondante chevelure ébène ; puis elle se retourna et embrassa voluptueusement les lèvres de son compagnon de toujours. Ce baiser était doux et passionné, elle sentait les mains d’André dans son dos et sur ses fesses. Tout en l’embrassant, elle le poussa sur le lit et se coucha à califourchon sur lui. Elle ouvrit sa chemise et embrassa le torse dénudé. Bien vite André se retrouva à demi-nu. Oscar entreprenait de lui déboutonner son pantalon quand des bruits retentirent dans les couloirs. La porte de la chambre s’ouvrit et Magenta leur cria d’une voix forte de la suivre…

Tous les invités furent ainsi conduits dans le laboratoire de Frankenfurter. Celui-ci avait enfilé une blouse chirurgicale verte qui lui donnait presque une allure austère. Visiblement il était furieux. Oscar fut conduite devant lui, il la contempla de la tête aux pieds et lui annonça qu’elle était responsable de la fuite de Rocky. D’un geste il ordonna à Rifraf de dévoiler l’écran géant au fond de la pièce. Des images apparurent, elles montraient Rocky et Fersen allongés l’un contre l’autre sur un lit moelleux. Le noble Suédois enlaçait tendrement le torse de l’éphèbe blond et avait sa tête posée sur son épaule, un sourire béat sur les lèvres…leur tenue vestimentaire, ou plutôt l’absence totale de vêtements des deux hommes laissait deviner le reste… Là était la terrible vérité : Fersen et Rocky avaient goûté l’un à l’autre et cette expérience avait révélé au Comte toute sa véritable nature. Fersen aimait les hommes !!! La force tendre et sensuelle des bras de Rocky lui avait fait entrevoir tout un univers de sensations fortes et brûlantes. Désormais, il ne pourrait plus retourner aux bras des femmes…
Oscar regardait l’écran sans y croire. Et dire qu’elle avait un temps désiré Fersen ! Elle eut une pensée pour la Reine, imaginant la tête de celle-ci devant pareil spectacle.
Frankenfurter, dégoûté lui aussi par cette vision, se retourna vers Oscar. « Votre diversion de tout à l’heure à bien fonctionné. Vous avez détourné mon attention sur vous afin que votre ami puisse me piquer MON Rocky !!!! Je ne vais pas laisser ce crime impuni. Puisque vous me privez de Rocky, vous le remplacerez pour la nuit, et vous serez ensuite enfermée au cachot !!! »
Frankenfurter renvoya les autres. André et Girodelle voulurent protester et aider leur amie, mais Rifraf les éloigna violemment. Oscar fut conduite par Magenta jusqu’aux appartements de son hôte. La soubrette lui ordonna de s’étendre sur le lit de satin noir et or. A peine fut-elle allongée que la femme lui attacha les poignets avec de petits bracelets de fer blanc. Ainsi fait, elle sortit.

Frankenfurter entra dans la chambre. Il avait ôté sa blouse verte. Il portait toujours sa tenue provocante, mais cette fois rien ne dissimulait plus rien de sa virilité… Doucement, il s’installa à califourchon sur Oscar. La belle brûlait d’excitation, la punition était une récompense qu’elle avait attendue toute la soirée. L’homme lui retira son fourreau de mousseline et dégrafa le haut de la guêpière, laissant jaillir ses seins. Les tétons roses se dressaient avec impertinence vers le ciel. Oscar se cambrait sous ses caresses, sentant plus que jamais la chose volumineuse et dure qui se frottait contre son ventre. De sa langue il parcourut cette poitrine offerte. Doucement il descendit et arracha avec ses dents le fin triangle de dentelle noire qui lui barrait la route. Là, Oscar écarta ses cuisses et Frankenfurter y glissa sa tête. Sa langue et ses doigts firent endurer mile délices à la jeune femme qui soupirait de plaisir, ondulant son bassin sous ces caresses voluptueuses. Il joua longtemps ainsi, avec sa langue. Puis il se coucha sur elle, entre ses cuisses généreusement ouvertes, et entra en elle. Oscar poussa un cri de plaisir, l’homme ondulait avec lenteur, lui arrachant gémissements et soupirs de plaisir. Le rythme s’accéléra progressivement, tout comme l’augmentation du plaisir frénétique qui prenait possession d’elle. Elle bougeait sous lui, provoquant ainsi des râles d’intense satisfaction. L’extase emportait la jeune femme enflammée quand il se retira brutalement, coupant net son élan.
Frankenfurter, épuisé se coucha à ses côtés et alluma une cigarette, il semblait content de lui.
Oscar, toujours attachée, se sentait soudainement frustrée de ne pas avoir pu aller au bout de sa jouissance. La voilà la punition…ce pervers lui avait donné à entrevoir le plaisir suprême avant de l’en priver. Le goujat !!!

Pendant qu’Oscar se livrait à des actes que la moralité aurait réprouvée dans les bras de Frankenfurter, André se morfondait d’inquiétude pour sa belle. Bien que les domestiques leur aient bien fait comprendre à tous de ne pas quitter leurs chambres pendant la nuit, André décida d’aller trouver le Comte de Girodelle, qui lui semblait la seule personne digne de confiance dans cette maison de fous (il n’avait pu assister au baiser torride d’Oscar à Gigi, trop occupé qu’il était à surveiller les mains un peu trop baladeuses du jeune Von Kroloch ; que l’on appellera Junior désormais …) .
Girodelle accueillit le jeune homme avec bienveillance, lui-même se sentant très seul. Il partageait les inquiétudes d’André au sujet d’Oscar. Qui sait ce que ce fou furieux allait bien pouvoir lui faire subir (s’il savait !!!!) Oscar, si belle et vulnérable. La pauvre fille semblait avoir perdu la raison, d’où son comportement étrange, il fallait la délivrer avant qu’elle ne sombre dans la folie (chevaleresque jusqu’au bout le Gigi, ses admiratrices apprécieront cette droiture qui ne le quitte jamais, même dans les situations les plus grotesques…) Sans parler de la descente aux enfers du Comte de Fersen, la folie avait sans doute prit possession de son corps tout entier pour qu’il sombre ainsi dans de tels vices…
André et Girodelle décidèrent donc d’explorer la vaste demeure pendant la nuit. Ils resteraient ensemble, cela ralentirait les recherches, mais il ne fallait prendre aucuns risques.
La quête commença, ils explorèrent chaques pièces, en silence et avec minutie. Girodelle était un expert en passages secrets, son château familial en était truffé, et il avait grandi parmi les caches et les souterrains.
Ils montaient à l’étage supérieur quand ils rencontrèrent ce cher Junior, en coquette tenue de nuit (voir la tenue affriolante de Dédé dans Masques…merci Rozam pour ce puits d’idées ! ) véritable avalanche de mousseline et dentelles. Ce-dernier fut ravi de croiser l’élu de son cœur. Prenant son courage à deux mains, André décida de jouer la diversion tandis que Girodelle continuerait les recherches seul.

André fit donc mine d’engager la conversation avec l’évanescent jeune homme. Tout en conversant, Junior le conduisit dans ses appartements, proposant à André de prendre un verre de Brandy. Ils s’installèrent donc dans le petit salon attenant à la chambre de Junior. C’était une pièce coquette, à la décoration un brin surchargée. André s’assit du bout des fesses sur une méridienne, le jeune homme lui servit un verre et vint s’asseoir auprès de lui, un peu trop près même… André se sentait bien mal à l’aise et évitait de croiser le regard lavande (si c’est pas chic avec un habit rose ça…) de Junior. Il tâchait de se concentrer sur la pièce, détaillant chaque objet. Son regard se posa alors sur une grande psyché où il se voyait. Seulement voilà, dans le miroir, il était seul sur le sofa… Les vieilles histoires de Grand-Mère refirent soudain surface dans sa tête et l’évidence se fit, comme une lumière au fond de la nuit : Junior Von Kroloch était un Vampire !!! André se retourna pour le regarder et vit scintiller deux canines proéminentes qui s’approchaient de son cou !
Il ne fit qu’un bon et s’enfuit à toutes jambes dans le couloir. Hélas, Junior était rapide et le poursuivait à vive allure, dentelles au vent. André courait à en perdre haleine, contournant le vaste escalier.
Il crut avoir semé la meringue rose armée de canines et s’arrêta pour reprendre son souffle ; mais en se retournant, il le vit tout à côté de lui, prêt à bondir !
André reprit sa course sans trop savoir comment, ses jambes couraient toutes seules. Soudain il aperçut devant lui une savonnette qui glissait sur le sol. Ne faisant ni une ni deux il se plaqua dans l’embrasure d’une porte. Junior tout à son élan (et à sa faim) ne vit pas l’objet glissant et tomba dans le piège. Glissade magistrale tout au long du corridor. Et là une porte s’ouvrit devant lui et il atterrit dans le baldaquin d’un lit qui s’écroula sous le choc de leur rencontre !
André observait la scène, médusé, quand il comprit tout en voyant Girodelle apparaître derrière la porte.
Celui-ci avait entendu la course folle du pauvre André et avait imaginé cette machination. Les deux amis attachèrent ce qui restait du vampire avec les rideaux du baldaquin moribond et s’assurèrent de son silence par un bâillon. Il l’enfermèrent dans la pièce et reprirent-leur recherches.
(Merci à Roman Polanski pour l’idée du Vampire homo et de la poursuite savonneuse…n’hésitez pas à visionner ce film qui est une merveille de drôlerie)



Pendant le séjour d’André dans le boudoir de junior, Girodelle avait pu observer un va et vient de domestiques au bas des escaliers. Il entraîna donc son compagnon d’infortune au rez-de-chaussée ; mais nulle porte ne semblait correspondre avec les mouvements des domestiques. Il commença donc à sonder les murs toquant ça et là pour trouver l’astuce d’ouverture du passage secret. Des bruits de pas les interrompirent, ils virent soudain le dénommé Gomez Adams, sa femme Morticia et l’affreuse chose chauve du nom de Fétide qui lui servait de frère, descendre les escaliers.
Les deux amis se cachèrent derrière une tenture et observèrent. Gomez demandait à Fétide de bien se souvenir et de ne pas se tromper. Il devait trouver l’entrée du souterrain, car c’est sans doute là que cet usurpateur de Frankenfurter avait sans doute dissimulé le trésor familial, dérobé il y à des années de cela. Fétide avait déjà séjourné au château, car il s’était lié d’amitié avec Rifraf (qui se ressemble s’assemble…) dans le but de fouiller la demeure.
Après plusieurs essais infructueux, Fétide trouva ainsi l’astuce, aussitôt mémorisée par Girodelle, et la porte s’ouvrit en grinçant. Les trois Adams s’y engouffrèrent. Victor-Clément et André attendirent quelques minutes et s’engagèrent à leur tour dans la manœuvre. La porte donnait sur un étroit escalier en colimaçon éclairé de flambeaux tenus par des bras de pierre sculptée (Merci Jean Cocteau…)
Lentement ils descendirent en silence. Les murs étaient humides et l’odeur était assez désagréable.

(Je vous promets une scène torride d’une originalité folle…vous m’en direz des nouvelles !!!)
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Fuckiko de Lioncourt

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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:32

Pendant ce temps là, Oscar avait été détachée du lit de son pervers amant et conduite par des passages secrets dans les souterrains du château. Là elle fut enfermée, toujours à demi-nue dans une geôle humide et sombre, agrémenté d’une vilaine paillasse et d’une écuelle vide. Epouvanté par tant d’inconfort la jeune femme n’osait s’asseoir, mais ses talons haut la faisaient atrocement souffrir et elle dût bien se résoudre à s’accommoder d la couchette de paille et la vieille couverture trouée qui se trouvaient là. Aussi étrange que cela puisse paraître, il ne faisait pas froid dans cette cave humide. La chaleur était étouffante même.
Oscar s’installa et tenta d’imaginer un plan d’évasion.
Soudain, elle aperçut quelque chose qui rampait sur le sol. « Des rats ! » pensât elle. Ses yeux s’habituaient à l’obscurité et elle se rendit compte avec stupéfaction que ce n’étaient pas des rats, mais bien une main (oui une main toute seule et sans bras ) qui courait ainsi sur le sol. « Je suis folle, il n’y a pas d’autres explications ! » se dit Oscar… La main s’était arrêtée à ses pieds et semblait la regarder d’un air curieux (si si je vous jure que c’est vrai !!!) Elle bougeait lentement, et commença à se frotter sur les chevilles d’Oscar à la manière d’un chat !
Oscar, piquée par la curiosité plus que par la peur, effleura de ses doigts la main marchante.
Celle-ci parut apprécier ces flatteries et se roula sur le sol, c’est tout juste si elle ne ronronnait pas ! Appréciant les caresses de sa nouvelle maîtresse, la main sauta sur ses genoux, et Oscar la gratouilla.
Soudain la main s’aplatit et se fit caresse sur la cuisse demi-dénudée de la jeune femme. Oscar, encore sous l’effet de la frustration infligée par Frankenfurter, se laissa aller sous cette unique main douce et ferme.
Elle ferma les yeux et s’abandonna à cette étrange créature.
La Chose (vous l’aviez sans doute reconnue) glissa entre les cuisses de la jeune femme qui s’entrouvrirent et glissa ses doigts dans la douce toison bouclée. D’un doigt elle titilla cet endroit sensible de l’anatomie féminine, arrachant à Oscar des gémissements de satisfaction. Toute à son plaisir elle en oublia la paillasse crasseuse et s’allongea, écartant un peu plus les jambes. La Chose continuait son mouvement à un rythme soutenu, et entra un, puis deux de ses doigts en elle, continuant la caresse avec les trois autres, la massant d’un va et vient expert. Oscar défaillait sous cette avalanche de plaisirs insensés. Elle ondulait des hanches et se caressait les seins. La main accéléra tout doucement le rythme de ses mouvements, jusqu’à atteindre une vitesse quasi frénétique. Le plaisir l’embrasa toute entière et l’extase prit enfin possession de tout son corps. Oscar ignora combien de temps cet état dura, la main experte prolongeant son plaisir au-delà du raisonnable. Complètement hors de contrôle la jeune femme poussait des gémissement de plaisirs de plus en plus forts…

Fersen se morfondait dans son cachot. Rocky avait été emmené loin de lui et son cœur était brisé. Comment survivre sans lui ! Lorsqu’il l’avait vu pour la première fois, cela avait été comme un coup de foudre dans son cœur, le jeune homme lui était apparu nimbé d’une lumière blanche, ses cheveux d’or encadrant avec grâce son visage juvénile. Rocky avait révélé tout ce qui était resté caché en lui depuis toujours. Son amour pour la Reine n’avait été qu’une farce qu’il s’était imposé à lui-même pour se cacher la vérité, qu’il aimait les garçons. Ceci explique son attirance pour Oscar, femme dedans, homme dehors…
A présent il ignorait où avait été conduit son amour. Etait-il bien traité ? S’ils lui faisaient du mal il ne le supporterait pas. Il fallait qu’il s’échappe et qu’il le retrouve. Il l’emmènerait loin de ce fou qui voudrait en faire son esclave sexuel. Il se le jura, lui Axel de Fersen ne permettrait pas ça, il ferait tout pour sauver Rocky. Le plus dur était de trouver un plan d’évasion.
Il était plongé dans ses pensées quand il fut distrait par un cri. C’était une voix de femme. Il pensa d’abord à un râle de souffrance puis un doute le prit ; on eut dit des gémissements de plaisir, et qui se faisaient plus forts…puis cessèrent brutalement.
« Il y a quelqu’un ? » demanda t’il, un peu gêné…
Quelques minutes passèrent, il renouvela son appel, silence. Soudain une voix familière lui répondit. C’était Oscar !
Elle était dans une geôle tout près de la sienne, d’ailleurs s’il se penchait un peu il pouvait la voir. Quel soulagement de voir et d’entendre enfin une voix amie, même si sa situation n’était guère plus reluisante que la sienne. Par pudeur il ne la questionna pas sur les gémissements entendus précédemment, même s’il se doutait bien que c’était elle.
Oscar et Fersen discutèrent un moment, élaborant des théories d’évasion.
Des bruits de pas dans le couloir interrompirent leur conversation…

Les deux prisonniers se turent, paralysés par la crainte de voir revenir leurs geôliers. C’est alors qu’apparurent André et Girodelle ! Oscar et Fersen explosèrent de joie en les voyant, quelle chance, ils avaient enfin un espoir de s’en sortir !
André, perplexe, remarqua la tenue pour le moins dénudée de son amie de toujours. Oscar ne semblait nullement gênée de se retrouvée ainsi dénudé devant ses trois meilleurs amis. Girodelle, extrêmement gêné, détournait les yeux. André retira sa chemise et l’offrit à Oscar, il resta torse nu sous sa veste. Oscar se souvint alors du contact de ce torse musclé sous ses mains, un frisson la parcourut à cette simple évocation. Décidément, elle n’était plus la même depuis son entrée dans ce château, elle n’avait plus que la volupté en tête et cela lui faisait perdre tout bon sens. Il fallait absolument qu’elle se ressaisisse (je vous rassure, pas trop quand même…), sinon elle ne sortirait jamais de là.
André examina longuement les serrures des deux cellules tandis que Girodelle faisait le guet.
Par bonheur, Oscar avait conservé sur la tête la choucroute vaporeuse qui lui tenait lieu de coiffure, et André réussit y dénicher des épingles à cheveux qui lui seraient fort utiles pour crocheter les serrures. Le jeune homme était expert dans ce type de manœuvres, Grand-Mère posait des cadenas partout pour l’empêcher de faucher des friandises dans les placards, peine perdue car son gredin de petit-fils avait appris à déjouer cette barrière depuis fort longtemps.
Les deux serrures cédèrent et les prisonniers recouvrèrent la liberté.
Girodelle voulu alors s’enfuir au plus vite de ce château de dingues, mais Fersen refusa, il ne partirait pas sans Rocky…

Les quatre compères s’aventurèrent alors dans les souterrains. Les galeries formaient un véritable labyrinthe. Conscients du danger qui les entouraient, ils restaient silencieux et Girodelle avait réglé la flamme de sa lampe au plus bas.
Après une longue marche, ils aboutirent dans une galerie plus éclairée et plus large, qui semblait interminable. Soudain un cri retentît, Fersen frissonna e peur, c’était la voix de Rocky…Oscar lui saisit le bras pour le retenir. Ils se dirigèrent vers l’origine du cri, empruntant le long et tortueux couloir. Ils aboutirent enfin sur une vaste salle tapissée de miroirs et éclairée d’énormes lampes à la lumière aveuglante. Frankenfurter, vêtu de sa blouse verte, faisait face à Rocky, attaché à une planche verticale ; et le chatouillait avec une plume sur tout le corps. Rocky était épuisé de rire et en larmes, il était très chatouilleux et la chose était insupportable.
L’arrivée des quatre intrus interrompit sa torture (!!!), Fersen n’y tenant plus se jeta sur Frankenfurter. Les deux hommes roulèrent sur le sol, se livrant à un corps à corps violent. Fersen était déjà très fort, mais sa rage le rendait imprévisible. Frankenfurter, quant à lui, était armé d’ongles rouges d’une longueur déraisonnable qui éraflaient le visage et le corps du beau Suédois. Soudain, Fersen donna un formidable coup de poing au visage de Frankenfurter qui se retrouva assommé. D’un bond, Axel de Fersen se releva et se précipita dans les bras de Rocky, libéré par André et Girodelle. Ils allaient s’enfuir quand Rifraf et Magenta firent irruption dans la pièce, ils les menaçaient de fourches laser (en fait des sortes de tridents équipées de rayons laser)
Frankenfurter repris vite connaissance, son œil orné d’un énorme coquard. La vue de cette épouvantable défiguration dans un des miroirs, ainsi que la vision de Rocky dans les bras de son amant le remplirent d’une fureur sans bornes. Il se dirigea vers une étrange machine au fond de la pièce pointa le viseur sur Fersen et actionna un levier. Fersen fut instantanément transformé en statue de pierre (un marbre grec…nu bien sûr…). Frankenfurter renouvela l’opération sur chacun d’eux. Une fois tous transformés en statues de marbre, il ordonna à Rifraf et Magenta de les transporter dans la salle de réception.

(j’avoue tout, pour cette scène je me suis livrée à un plagiat du final du « Rocky Horror Picture Show » c’était trop tentant…j’ai juste changé certaines petites choses…pour faire plus torride…d’où un chapitre plus long que la moyenne, le plus long jusqu’ici donc)

Les cinq statues furent placées sur la scène, sous les projecteurs. Frankenfurter les avait chacune revêtues de guêpières, portes jarretelles, talons aiguilles Boas et bas résilles. Satisfait du résultat, il partit se préparer et revêtit un somptueux et sexy ensemble de soie et de dentelles rouge. Puis il pointa sur chaque statue la machine à laser et inversa le processus. Ils s’éveillèrent chacun leur tour, se mettant à onduler sur une musique sensuelle mise en route par Frankenfurter. Tous agissaient tels des robots, sans aucune inhibition ni aucuns tabous. Frankenfurter se mêla à cette danse lascive, idolâtré tel un dieu de l’amour par ses nouveaux disciples enfiévrés. Tous le caressaient et se caressaient mutuellement, Oscar était aussi le centre des attentions masculines, elle s’enivrait de sentir toutes ces mains sur elle (dix mains en tout vous imaginez un peu…après ce que l’on sait sur le pouvoir d’une main unique…)
Au fond de la scène, se trouvait un bassin (une piscine quoi…) dans lequel tous plongèrent à l’invite de Frankenfurter. Dans l’eau la débauche de caresses multiples se fit encore plus dense, les corps se mêlant et se démêlant autour de leur hôte ivre de plaisir.
Jambes et corps s’étreignaient, les mains parcouraient des corps sans savoir lesquels. Même Girodelle et André avaient cédé à cette étrange fièvre et ne se sentaient point gênés d’aucune manière de se voir ainsi caressés par des mains masculines.
Puis la nature reprit un peu ses droits et les couples se reformèrent…Fersen enlaça Rocky, Oscar se laissa emprisonner de douceur par André et Frankenfurter jeta son dévolu sur Girodelle, complètement abandonné à ses caresses !!! (Sacré Frankenfurter, il en a mit du temps pour voir que Bigoudis était cent fois mieux que son Rocky…)
Chacun tourbillonnait dans l’eau tiède et parfumée, les caresses se faisaient plus précises. Oscar se rendait compte à quel point la douceur d’André était voluptueuse. Elle se collait contre lui, l’entourant de ses jambes, et s’abandonnait à ses caresses. Le jeune homme caressait ses cuisses à demi-dénudées par ses bas résilles, sa main remontait sur les fesses tandis qu’il enfouissait son visage dans le décolleté ravageur gainé de soie noire. Elle avait plongé ses mains dans l’épaisse chevelure ébène puis était descendue doucement le long de son dos (Il faut noter que la guêpière de mon Dédé est en cuir noir, c’est plus Rock and Roll…) pour atterrir sur ses fesses. Elle caressait ses cuisses rendues encore plus excitantes par cette tenue outrageusement féminine. André avait doucement délacé le corset laissant plus de liberté à la poitrine ferme et ronde (des nichons à double propulsion celon Rozam…) il les embrassait goulûment titillant avec gourmandises les deux petits boutons roses et fermes.
Pendant ce temps Fersen goûtait à la joie de retrouver l’étreinte de l’amour de sa vie. Il passait sa main sur son torse musclé et doré le regardant comme un cadeau des cieux. Rocky frissonnait sous ses doigts et embrassa avec fougue son bel amant venu du Nord. Leurs peaux enflammées frissonnaient de plaisir sous leurs baisers et leurs caresses mutuelles( je ne vais pas aller trop loin là car je ne suis pas une spécialiste des amours gays…et puis c’est un peu délicat à aborder quand même…j’espère que les amateurs apprécieront quand même, pas de discrimination dans cette foire à la bizarrerie !!! )
Girodelle, quant à lui n’était plus lui-même, de toute façon rien n’allait plus depuis le début de cette soirée. Oscar l’avait complètement embrasé et il avait tenté d’éteindre en vain ce feu qui brûlait en lui depuis le volcanique baiser de son Colonel. Les caresses de cette créature étrange qu’était Frankenfurter étaient après tout une consolation bien méritée. En d’autres circonstances il aurait trouvé cela répugnant, mais après tout, les Grecs anciens pratiquaient la chose en toute virilité ; et il fallait bien reconnaître que le bougre savait s’y prendre avec sa langue pour lui faire éprouver des sensations jamais déclenchées par aucune femme ! L’homme était même doté d’un souffle hors du commun vu la durée de la caresse qui lui infligea sous l’eau…(là je ne dis rien, imaginez tout seuls, bande d’obsédés…quoi c’est moi l’obsédée ??? Oui peut être un peu, perverse même me direz vous…j’avoue, oui, j’ai lu Sade, et la vertu ne mène à rien !!!!)
Tout ce petit monde s’amusait beaucoup dans ces ébats aquatiques quand un coup de tonnerre retentit, puis une lumière aveuglante laissant apparaître Rifraf et Magenta dans un nuage de fumée…

Les deux domestiques, vêtus de combinaisons argentées matelassées du plus bel effet, pointaient d’étranges et menaçantes armes sur les nageurs en folie. Ils leur ordonnèrent, d’un ton qui ne supportait aucune réplique, de sortir du bassin. Une fois hors de l’eau, Frankenfurter, furieux et interloqué, ordonna à ses deux domestiques de cesser leur comédie. Rifraf riait, et tous s’aperçurent qu’il n’était plus bossu, et qu’il les dominait tous à présent de sa haute silhouette. « Vous n’êtes plus notre chef Frankenfurter ! Les hautes instances de notre planète Transsexuelle (dans la galaxie Transylvanienne) ont été choquées par vos excès et vos manipulations perverses. Ce soir vous avez été trop loin et ils nous ont désignés comme vos nouveaux supérieurs. Vous allez payer pour toutes les humiliations que vous nous avez fait subir ! » Disant ces mots, Rifraf avait pointé son arme sur Frankenfurter et avait appuyé sur la détente. En un éclair, l’homme avait disparut, ne subsistant de lui qu’un petit tas de poussière…
Magenta et son comparse s’apprêtaient à faire la même chose avec nos quatre amis quand la grande porte de la salle de bal s’ouvrit.
Apparurent Gomez, Morticia et Fétide. Les trois Adams se précipitèrent sur les deux menaçants personnages. Fétide était d’une force peu commune (et pis sa tête aurait effrayé n’importe qui) et les désarma tous les deux d’un coup ! Gomez et Morticia récupérèrent les armes et les tournèrent vers Rifraf et Magenta. « Maintenant vous allez nous dire ce que vous avez fait de notre argent, où nous vous vous réservons le même sort ! »
Les deux comparses furent médusés. Rifraf refusait d’avouer, un sourire cynique au coin des lèvres. Soudain il poussa un hurlement atroce, et se plia en deux essayant désespérément d’ôter quelque chose de son entrejambe. La Chose tenait bon et serait de plus en plus la partie sensible jusqu’à ce que Rifraf s’effondre inconscient. Magenta épouvanté devant la Chose triomphante, avoua tout d’une traite. Gomez et Morticia sortirent pour vérifier ses dires tandis que Fétide et la Chose maintenaient les deux dingues en respect. Oscar et ses amis ne bronchèrent pas, il valait mieux se faire tout petit, on ne savait pas ce que ces deux là pourraient leur faire (enfin Oscar en avait une certaine idée…mais elle garda ça pour elle et respecta les consignes de Girodelle)

Le couple revint, satisfait d’avoir enfin retrouvé son bien. Rifraf avait reprit conscience et se serait contre Magenta, comme un gosse apeuré contre sa mère. Après un bref conciliabule, les trois Adams et la Chose décidèrent de laisser la vie sauve aux deux traîtres sous condition qu’ils retournent chez eux sans délai, ce qu’il firent à toutes jambes !
Se tournant vers nos amis, ils leurs présentèrent leurs regrets de les avoir ainsi mêlés à cette querelle de clan. Morticia se proposa de leur préparer u thé pour se remettre de toutes ces émotions. Installés dans uns des salons du château, tous se retrouvèrent autour d’un thé accompagné de délicieux biscuits. Ce qu’ils ignoraient, c’est que Morticia avait fortement dosé le thé en potion soporifique, et tous s’endormirent très rapidement.
Lorsque Oscar s’éveilla, elle se trouvait allongée dans l’herbe humide, vêtue de son uniforme. Non loin de là André et Girodelle s’éveillaient aussi dans la lumière matinale. Les chevaux broutaient doucement tout à côté d’eux. Oscar se sentait groguie, des tas de choses se bousculaient dans sa tête, mais ces bribes d’images étaient si étranges qu ‘elle n’osât en souffler mot aux deux autres. Les trois amis se levèrent en silence, chacun croyant avoir rêvé de toutes ces choses gênantes…
Ils reprirent leurs montures et retrouvèrent enfin le chemin qui les mènerait à bon port. Tous étaient ainsi absorbés dans leurs troublantes pensées quand un cavalier les appela. C’était Fersen, il transportait un blond jeune homme vêtu de noir en croupe.
Le visage de celui-ci ne leur était pas inconnu, et ils surent à cet instant qu’ils n’avaient pas rêvé…mais personne ne dit mot et tous rentrèrent à leur logis.

A peine rentrée au château des Jarjayes, Oscar s’enferma dans sa chambre et ôta son uniforme, en dessous, elle portait encore les défroques affriolantes choisies par Frankenfurter. Une vague de volupté la submergea aussitôt. Elle se rhabilla et alla tout droit frapper à la porte d’André.
Celui-ci lui ouvrit. Elle entra rapidement et referma le verrou derrière elle…

(Vous souvenez-vous de la scène torride entre Miguel Bose et Vitoria Abril dans « Talons Aiguilles » ???…Non ???…Et bien lisez et ça vous aidera… !!!)

Son regard de braise planté dans les prunelles vertes du jeune homme, elle le fit reculer doucement d’un doigt autoritaire jusqu’à son lit et le poussa à la renverse. Elle recula de quelques pas et commença à se déhancher en se déshabillant. André éberlué, contempla ravi le sensuel effeuillage auquel se livrait sa bien aimée. Elle avait balancé la veste de l’uniforme et la chemise, dévoilant le corset noir, quand André se leva et entra dans sa danse lascive. Elle entreprit alors de le dévêtir et dévoila petit à petit le corset de cuir et le reste. Il déboutonna la culotte de son uniforme (Eh ! Oui à cette époque on portait la culotte dans la noblesse et non le pantalon, réservé aux gens de peu…) et la fit glisser sur ses jambes gainées de noir. Il ne lui restait plus que les bottes de cuir noir, qui, à vrai dire, la rendaient encore plus désirable ainsi vêtue…agenouillé devant elle, il lui caressait les cuisses, les fesses, enfouissant son visage dans son bas ventre. Avec des gestes lents il ôta la fine pièce de dentelle qui recouvrait à peine son intimité. Ses doigts s’insinuèrent dans l’étroit chemin, Oscar frémit, écartant plus les jambes. Le jeune homme pénétra de ses doigts cet endroit doux et chaud et entama un lent va et vient. Oscar se mit à se déhancher en suivant son rythme. Ses doigts s’accrochaient à la chevelure du jeune home. Soudain André la souleva de terre et fourra sa tête entre ses jambes, Oscar se raccrocha au baldaquin du lit pour ne pas peser de tout son poids sur son amant, le jeune homme faisait jouer sa langue de manière savante et Oscar sentait son corps tout entier s’embrasser sous les mouvements conjugués des doigts et de la langue d’André. La volupté l’emporta dans un tourbillon extatique qui lui arracha des gémissements et des cris. Frankenfurter était un amant doué, mais André le surpassait au-delà de toute imagination. Elle atteignait déjà l’extase par cette seule caresse, mais ce qui décuplait encore ce plaisir était l’amour qu’elle ressentait pour son compagnon de toujours. Elle l’aimait à en perdre la raison et voulait le lui crier par tous les pores de sa peau brûlante.
Puis, André la fit redescendre de son perchoir et la serra dans ses bras, la berçant doucement le temps qu’elle reprenne son souffle. Oscar se ressaisit très vite et embrassa fougueusement son amour et le fit basculer sur le lit. Elle était à califourchon sur lui et entreprit de le dévêtir entièrement. Elle délaça le corset de cuir, dévoilant un torse musclé. Doucement elle détacha les bas et les fit glisser le long des jambes fuselées du jeune homme. Ses gestes étaient lents et ses caresses expertes. André s’abandonnait à elle, complètement sous l’emprise des sensations qu’elle provoquait dans tout son corps. Elle s’allongea sur lui et l’embrassa, doucement d’abord, avec tendresse et douceur ; puis sa langue se fit plus passionnée, plus fougueuse et le feu qui consumait leur deux corps s’embrassa de nouveau. Elle quitta sa bouche et descendit dans son cou, puis continua doucement sa route de plus en plus bas. Alors elle lui ôta la dernière barrière qui voilait ce qu’elle convoitait. Le tissu noir était tendu sous la force du désir du jeune homme. Les doigts de la jeune femme effleurèrent la peau douce et fine sur toute sa longueur. La fermeté du membre se fit plus forte encore. André fermait les yeux, la caresse était si douce…Doucement, les doigts firent place aux lèvres et à la langue. Les mouvements étaient doux et d’une indicible volupté.
Soudain, on frappa à la porte et la voix de Grand-Mère retentit. Elle voulait savoir si son petit-fils n’avait besoin de rien. André mit un peu de temps à réaliser et à sortir de sa torpeur, Oscar avait relevé la tête et fit entendre un petit rire sourd quand le jeune homme balbutia qu’il n’avait besoin de rien et qu’il voulait simplement dormir un peu. Il lui était d’autant plus difficile de répondre qu’Oscar avait repris sa caresse et que les sensations étaient forcément incompatibles avec la vieille dame qui insistait derrière la porte ! Il parvint pourtant, au prix d’une concentration énorme, à convaincre l’aïeule qui s’en alla enfin.
Cette interruption avait néanmoins quelque peu affaiblit son ardeur et il fallut toute la douceur et la volupté d’Oscar pour que celle-ci reprenne toutes ses forces.
Sentant la pression du désir devenir plus forte, il supplia Oscar de s’arrêter, ce qu’elle fit sans comprendre, car elle avait aimé donner ce plaisir à son amant et aurait voulu lui rendre ce qu’elle avait reçut un peu plus tôt. Il l’attira sur lui et l’étreignit. Puis il se tourna pour l’allonger sur le dos. A genoux devant elle, il la releva pour la serrer dans ses bras et l’embrasser. Doucement, il délaça son corset de soie noire, délivrant son corps de ce carcan qui la comprimait, elle s’allongea de nouveau. Toute sa glorieuse nudité se dévoilait enfin à son regard. Avec lenteur, il fit glisser les bas noirs le long de ses blanches et douces jambes, les embrassants au fur et à mesure qu’il les découvrait. Quand elle fut enfin complètement nue, il la contempla un instant, si belle ainsi alanguie, elle avait un regard tendre et plein de désir. Couvrant toute sa peau de baisers sulfureux, il remonta lentement jusqu’à son visage et ils se regardèrent en silence, leurs yeux disant plus que tous les mots de la terre. La jeune femme torride et audacieuse laissait enfin transparaître la douce et fragile Oscar qu’il avait toujours connu. Elle était enfin redevenue elle-même.
Il était sur elle et pourtant ne semblait pas peser sur son corps, elle repris ses caresses, parcourant tout son dos du bout de ses doigts pour finir par envelopper ses fesses rondes et fermes de ses caresses insistantes, puis elle écarta encore un peu les cuisses pour l’inviter à entrer en elle. Ils se regardaient toujours, et il vit l’expression de son visage changer lorsqu’il la pénétra enfin. Son regard se fit plus brûlant encore lorsqu’il commença à bouger en elle, le rythme doux de ses hanches faisant naître soupirs et gémissements de plaisir. Ils ne se quittaient toujours pas des yeux, la vision du plaisir de l’autre augmentant encore le leur.
Oscar n’avait jamais ressentit cela avant. Frankenfurter avait été un amant expert, mais ce qu’elle ressentait en cet instant était très différent, elle ne faisait qu’un avec André, leurs corps et leurs âmes vibraient à l’unisson dans cette communion sensuelle. Le rythme de leurs hanches s’accordèrent, devenant plus rapide et plus fort. Le plaisir augmentait en vagues successives dans le corps d’Oscar. André s’arrêta alors de bouger et, toujours en elle, se redressa et se mit à genoux. Il tenait Oscar tout contre lui, ses lèvres glissant dans son cou pour redescendre sur ses seins ; ses mains larges et puissantes englobaient ses fesses et suivaient le mouvement ondulatoire des hanches de la jeune femme. Elle le serrait contre elle et caressait son épaisse et douce chevelure. Puis elle reprit possession de ses lèvres et l’embrassa, le poussant doucement pour qu’il s’allonge. Le dominant de toute sa splendide nudité, elle reprit le mouvement de hanches, le chevauchant avec ardeur. Elle lui imposait son rythme, rapide et effréné puis plus lent, faisant durer et augmenter ce plaisir qui les envahissait toujours plus, puis n’y tenant plus, elle recommença à bouger de plus en plus rapidement, à un rythme insoutenable, jusqu’à ce que l’extase vint les prendre, envahissant leurs corps d’un flux fugace et puissant qui les conduisit aux frontières de la conscience.
Epuisée, elle s’allongea enfin, encore frissonnante dans les bras de son amour. Leur souffle était court et leurs corps comme morts. Ils restèrent longtemps ainsi sans bouger, encore l’un dans l’autre, redoutant presque de se séparer et de briser cet instant magique. Ils finirent quand même par s’éloigner un peu l’un de l’autre, se tenant allongés côte à côte, chacun regardant l’autre avec une tendresse infinie.
(Oh ! Que c’est beau l’amour qui triomphe de toute l’immoralité de cette histoire ! Ça m’en arracherait une larme d ‘émotion tient !)

Cette étrange nuit au château de Frankenfurter avait tout changé dans leurs vies, les conduisant à tous les excès et à toutes les peurs ; mais elle avait surtout révélé la nature profonde de leurs cœurs.

En s’abandonnant au stupre et à la luxure dans différentes étreintes, Oscar avait enfin découvert sa féminité profonde et son amour infini pour celui qu’elle avait fini par ne plus voir auparavant. Sa conscience et son corps étaient plus éveillés que jamais dans les bras de cet homme qui la connaissait mieux que tout autre. Leur amour ne fit que grandir encore au fil du temps, et leurs étreintes devenant encore plus passionnées. Pourtant, malgré la complicité qui les unissait, elle garda toujours au fond d’elle le secret de la Chose qui avait traversé sa vie. Et la simple évocation de ce souvenir lui faisait monter le rouge aux joues…

Oscar avait changé, mais elle n’était pas la seule. Fersen avait ramené Rocky chez lui. Il démissionna de son poste au Royal Suédois et prit congé de la Reine. Il resta quelques semaines encore en France, le temps de régler ses affaires et retourna en Suède, accompagné de Rocky. Ensemble, ils menèrent une existence calme et loin du beau monde. Rocky avait l’âme pure et aucune arrière pensée ne venait salir ce qu’il ressentait pour le noble Suédois. Fersen apprit à Rocky le respect et la tendresse que Frankenfurter ne lui aurait jamais offert. Le jeune homme resta attaché à son tendre protecteur toute sa vie durant et, ensemble, vécurent une histoire d’amour peu commune et d’une sincérité sans bornes.

Girodelle quant à lui, éprouva certaine difficulté à reprendre une vie normale. Il lui fut surtout très difficile de regarder son Colonel comme avant. Il ne pouvait s’empêcher de l’imaginer vêtue de cette robe rouge ou de cette tenue encore plus dénudée qu’elle arborait en cellule. Difficile de concilier cela avec une exigence militaire. Rien que de la voir simplement à cheval le remplissait d’idées lubriques. L’homme froid et noble en toutes circonstances qu’il était n’avait rien perdu de sa prestance, mais la sensualité enfouie en lui était à jamais révélée et il décida de vivre en accord avec elle.
Il quitta donc la Garde Royale et commença à mener une existence libertine où hommes et femmes tenaient la même place dans ses fantaisies. Son existence ne fut plus qu’une débauche de plaisirs plus extravagants les uns que les autres. Toute la Cour se pressait à ses réceptions pleines de surprises et où tout était permis.

Oscar repris son existence d’avant, mais n’oublia jamais cette nuit bizarre, et, souvent partait exercer ses obligations militaires avec d’étranges accessoires vestimentaires cachés sous son uniforme, histoire de pimenter un peu la routine…(et de faire fantasmer Gigi et Dédé !!!)


FIN
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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:39

Secrets d'alcôves

ATTENTION LEMON

Cette fic contient des scènes érotiques déconseillées aux plus jeunes...



Chapitre 1 : L’invitée


Les rayons du soleil chatouillaient sa joue et venaient s’insinuer doucement entre ses cils. Elle avait laissé ses volets ouverts durant la nuit, afin de faire entrer la fraîcheur dans la pièce.
Cet été était le plus chaud qu’elle ai connu depuis longtemps, et l’obscurité seule apportait une réconfortante fraîcheur.
Rosalie s’étira et ouvrit doucement les yeux. Elle resta un moment là, immobile à fixer les reflets de l’eau de la fontaine sur le plafond. Des bruits de ferraille vinrent la sortir de sa rêverie. Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Les cheveux en bataille, la jeune fille se pencha à la fenêtre. Oscar et André s’entraînaient à l’escrime. Leur combat ressemblait à un ballet soigneusement chorégraphié tant leurs geste étaient en accord parfait. La jeune fille soupira lourdement, la vision d’Oscar venait raviver le trouble et la mélancolie qui l’habitaient depuis quelque temps déjà. Rêveusement elle laissa vagabonder son regard le long des courbes d’Oscar. Cela devenait une obsession. Ce corps caché et travesti était un véritable sujet de trouble et de mystère pour Rosalie. Pour la jeune fille le beau et froid Colonel était la pure incarnation du prince charmant, et la pensée qu’Oscar était une femme la remplissait d’un mélange de tristesse et de révolte. Ce simple fait la rendait inaccessible, alors que les sentiments de Rosalie devenaient plus forts de jour en jour. Des larmes amères virent troubler sa vision. Lasse, Rosalie s’éloigna des croisées et de la contemplation de l’objet de ses rêves.
Elle s’habillait quand grand-mère frappa à sa porte. La vieille dame était tout empressée et avait besoin de Rosalie : Madame de Jarjayes accueillait aujourd’hui même une de ses plus vieilles amies, Madame la Marquise de Merteuil, et les préparatifs étaient en retard. Rosalie était une jeune fille méticuleuse et la Marquise une personne exigeante. Grand-mère avait donc décidé de lui confier la préparation de la chambre de l’invitée.
Cette occupation avait l’avantage d’occuper l’esprit de Rosalie, et puis au moins elle ne croiserait pas Oscar.
Il se trouvait que la fraîche et naïve Rosalie avait un mal fou à contrôler ses émotions. Dès qu’elle rencontrait le joli Colonel, ses joues se teintaient de rose. Oscar loin de se douter des tourments de la Demoiselle, mettait cela sur le compte de son jeune âge et d’une timidité excessive.

Madame de Merteuil arriva dans l’après-midi, et avec elle, un cortège de lourdes malles. C’était une femme d’une quarantaine d’années. Elle n’était pas belle à proprement parler, mais un charme indéfinissable se dégageait de sa personne. Elle était vêtue avec élégance et raffinement. Chacun de ses mouvements dégageait une grâce féline, et une aura de mystère l’entourait. C’était une femme puissante à la cour et dans le grand monde en général. Ses intrigues en avaient fait trembler plus d’un.
Madame de Jarjayes et la Marquise se connaissaient depuis l’enfance, et Madame de Merteuil avait une amitié très tendre envers la femme du Général. Elle était en effet l’une des rares privilégiées à se trouver à l’abri des manigances de la puissantes et sulfureuse Marquise.

Rosalie fut conviée par Madame de Jarjayes à boire le thé, en sa compagnie et celle de son amie. La mère d’Oscar aimait beaucoup Rosalie, elle considérait la protégée d’Oscar comme l’une de ses propres filles.
La Marquise avait un esprit brillant et acéré. Rosalie, fascinée par cette femme incroyable ne pu dire trois mots et se contenta de l’observer et de l’écouter.
Madame de Merteuil, quant à elle, s’amusa de la fraîcheur candide de la jeune fille. Madame de Jarjayes, qui n’avait aucun secret pour son amie lui avait parlé, dans ses lettres, de la jeune protégée de son Colonel de fille. C’est ainsi que cette grande dame se proposa de faire l’éducation de Rosalie pendant son séjour au Manoir, ses conseils lui seraient indispensables pour se conduire dans le monde.

C’est ainsi que la jeune fille fut de toutes les promenades et de tous les dîners. La Marquise faisait montre de beaucoup de bienveillance envers elle. C’est ainsi qu’elle remarqua l’attitude de la Demoiselle lorsque Oscar était dans les parages.
Un après midi, alors qu’elle apprenait à Rosalie l’art de la conversation en société, elle s’aperçut du regard rêveur que la jeune fille portait sur Oscar qui devisait avec sa mère dans les jardins. « vous l’aimez n’est ce pas ?
-Que…que dites-vous Madame ? Répondit avec effroi la jouvencelle.
-N’ayez crainte, chère petite, je ne divulguerai pas le secret de votre cœur. Je vois bien les regards que vous portez à Oscar, et il est clair que ce bel officier ne vous laisse pas indifférente. C’est d’ailleurs fort compréhensible, Oscar est une créature pleine de grâces ambiguës, mi-femme, mi-homme… et d’une beauté hors du commun il faut le reconnaître.
-Oh Madame, si vous saviez… , Rosalie pleurait et les mots venaient avec peine, …si vous saviez le trouble où je me trouve. Je ne sais plus comment faire, je suis perdue…
-Ne pleurez pas ma chérie, racontez-moi tout, je suis là pour vous entendre et vous porter conseil. »

Et Rosalie, pour la première fois de sa vie pu mettre des mots sur sa souffrance et son trouble. La Marquise prenait soudain la place d’une amie et d’une confidente et la jeune candide lui confia tout, tellement soulagée de pouvoir partager son fardeau. Elle avoua tout, son attirance physique pour Oscar, ses rêves plus ou moins gênants et la sensation parfois étrange qui brûlait dans son ventre. Elle se confia ainsi longuement sous le regard bienveillant de cette femme.
Madame de Merteuil était ce qu’on appelle une libertine, elle avait de nombreux amants et quelques maîtresses, mais elle était suffisamment fine et intelligente pour conserver aux yeux du monde l’image d’une femme vertueuse.
Les confidences de Rosalie l’intéressèrent au plus haut point, et elle se mit en tête de faire l’éducation des sens de la jolie pucelle.



Chapitre 2 : Stupeurs et tremblements

La Marquise était rusée ; elle savait bien qu’il allait faire preuve de finesse pour amener cette âme pure et chaste au royaume des sens.
Elle commença donc par être l’oreille attentive que recherchaient les confidences de Rosalie. Elle ne donnait toutefois aucuns conseils à la jeune fille, se contentant de la réconforter. Chaque soir, avant le coucher, Rosalie allait lui faire la lecture dans sa chambre, puis les deux femmes conversaient longuement.
Il était clair que Rosalie brûlait d’une passion dévorante à l’égard d’Oscar, la jeune fille se débattait contre cet amour impossible et proscrit. Elle aimait une femme et la désirait plus que tout, et cette simple pensée était synonyme de pécher.
La Marquise l’écoutait sans la juger, cela la soulageait déjà beaucoup, mais Rosalie cherchait aussi une solution à son tourment. Elle voulait se sentir libre, délivrée de ce fardeau.
Un soir, elle éclata en sanglot devant la Marquise, celle ci lui prit les mains et lui dit doucement : « Votre peine est bien lourde à porter ma chère enfant. Je sais pourtant ce qui pourrait vous en délivrer. Rien ne sert de combattre ses inclinations, cela n’apporte que souffrance. Laissez vous aller, vivez cet amour plutôt que de le subir.
- Mais c’est interdit, la morale l’interdit…et ça n’est pas naturel…et Oscar ne m’aimes pas… sanglota Rosalie, les yeux écarquillés d’étonnement.
- La morale ! Laissez-la aux prêtres et aux donneurs de leçons. Quant à la nature, elle n’interdit rien, tout est possible. Pour ce qui est d’Oscar, elle ne vous aime peut être pas, mais peut être ne sait-elle pas ce qu’elle ressent. Tout ce que je sais c’est qu’un feu intense vous brûle et qu’il vous faut soulager cette douleur.
- …comment ??? Bredouilla la jeune fille.
- C’est très simple, il ne vous sert à rien de combattre les élans de votre cœur et les désirs de votre corps. Vous admettez votre amour pour Oscar, voilà déjà une étape de franchie. Il ne vous reste plus qu’a vous laissez aller à ce que votre corps réclame. Je sais très bien ce que vous ressentez Rosalie, il vous est donc inutile de baiser les yeux et de rougir ainsi devant moi. Moi aussi j’ai déjà ressenti cette chaleur entre mes cuisses, c’est la manifestation du désir que vous avez pour Oscar. Apprivoisez donc cette sensation, faite la grandir et jouissez du plaisir qu’elle pourra générer en vous. Vous devez connaître votre corps avant tout autre chose…et inutile de penser à la morale, seul le plaisir peu conduire au bonheur. »
Rosalie avait les joues écarlates. Elle n’osait même plus regarder cette femme dans les yeux. Elle avait dit de ces choses…mieux valait ne pas y penser. La Marquise fut amusée du trouble qu’elle avait provoqué chez Rosalie, elle avait visé juste. Ne voulant pas troubler d’avantage la jeune fille, elle lui permis de regagner sa chambre.

Chamboulée, Rosalie ne parvint pas à trouver le sommeil, les paroles de Madame de Merteuil résonnaient sans cesse ; des images d’Oscar dénudée lui venaient sans relâche à l’esprit. Elle avait beau se retourner de tous les côtés elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. De plus elle était en nage et sa chemise était trempée, comme les draps d’ailleurs. Ne pouvant pas continuer à rester ainsi avec ce tissu moite collé à la peau elle se leva pour se changer.
La lune était pleine, elle ouvrit les volets pour laisser entrer davantage de fraîcheur, et la clarté blanche se répandit dans la pièce. Elle ôta sa chemise et fut frappée de plein fouet par son reflet nue dans le miroir. Avec ses cheveux humides et en bataille, dans cette pénombre elle ressemblait étrangement à Oscar. Fascinée, elle se contempla longuement, détaillant chaque courbe de son corps, comme si c’était celui d’une autre. Du bout des doigts, elle effleura le galbe de son sein et descendit doucement sur le ventre puis les hanches. La sensation était agréable et elle continua la découverte de cette peau douce qui était la sienne. Elle ressentit de nouveau cette chaleur entre ses cuisses et l’humidité qui envahissait cette partie de son corps.
Elle eut beau lutter, les paroles de la Marquise avaient touché leur cible et doucement, Rosalie s’abandonna à cette sensation plutôt que de lutter contre elle. Elle s’allongea sur la méridienne derrière elle et continua ses caresses, toujours en regardant dans le miroir. Son regard était si différent, plus dur. Elle commença à bouger son bassin, frottant ses cuisses l’une contre l’autre. Doucement, la sensation se fit plus intense et agréable et ses yeux se fermèrent pour savourer davantage ce délice interdit. Elle se laissait bercer par ce lancinant manège, savourant chaque nouvelle montée d’un plaisir inconnu, elle se laissait aller et les gestes lui venaient naturellement, comme si elle avait toujours su…
Elle se caressait doucement, une main s’égara sur sa poitrine ronde tandis que l’autre descendait le long de son ventre. Du bout des doigts, elle joua avec le téton rose, qui se durcit sous cette timide caresse, le frisson que provoqua cet effleurement courut le long de son échine. Son autre main glissa entre ses cuisses, faisant jouer ses doigts dans les boucles emmêlées. Doucement, ses doigts s’insinuèrent plus avant dans la forêt ardente, et les cuisses se relâchèrent. Avec une curiosité avide, les doigts parcoururent cet endroit méconnu, provocants mille sensations délicieuses. Alanguie, Rosalie ne pensait plus à rien d’autre qu’à l’instant présent…et à Oscar. Elle rêvait de sentir les mains du Colonel sur sa peau nue, ses lèvres sur les siennes…
Sa main fouillait toujours le triangle humide, les cuisses s’ouvrirent plus largement, laissant les coussins moelleux s’écrouler sur le sol. Puis les doigts s’arrêtèrent à un endroit précis et ne cessèrent plus de le caresser, tantôt lentement, tantôt avec vigueur, soulevant le corps entier de la jeune fille de frissons voluptueux. Elle se cambrait, ondulait, son autre main frôlant chaque parcelle de sa peau frissonnante de plaisir. Puis cette main descendit à son tour entre ses cuisses trempées par l’explosion qui l’envahissait. Doucement un doigt s’insinua dans l’étroit orifice, l’autre main continuant sa torture fabuleuse. Un doigt, puis deux, puis trois, qui allaient et venaient dans la fente de plus en plus humide. Inconsciemment, elle gémissait, et se mordait les lèvres.
Les mains allaient et venaient de plus en plus vite, suivant les mouvements frénétiques de son bassin. Puis vint soudain un immense frisson qui lui monta dans le corps tout entier, comme un éclair qui l’aurait embrasée tout entière, une sensation très brève et pourtant si intense qu’elle lui arracha un cri.
Pantelante Rosalie resta là, terrassée par le plaisir qui venait de la prendre.
Elle observa un moment son reflet dans le miroir, elle ne se reconnut pas, c’était elle et une autre à la fois.
Une larme coula sur sa joue, et pourtant elle n’était pas triste. Epuisée, la jeune fille sombra dans un profond sommeil sans rêves…




Chapitre 3 : Une autre leçon


L’aube…
La lumière entrait par brassées entières par les volets entrouverts, couvrant les murs d’or blanc.
Rosalie ouvrit les yeux, elle avait dormi nue sur le lit défait. Les souvenirs de la nuit lui revinrent à l’esprit. Elle sentit le rose lui monter aux joues. Elle resta un instant là, assise au bord du lit, plongée dans ses pensées. La Marquise avait raison, il était inutile de se battre contre ça. Elle se sentait plus légère, prête à conquérir le monde.
Elle se leva et enfila sa chemise puis alla ouvrir totalement les volets.
En bas, Oscar sorti alors des écuries avec son cheval, Rosalie s’appuya sur le rebord de la fenêtre pour savourer ce doux spectacle. Oscar mit un pied dans l’étrier monta sur le noble animal et s’en fut doucement pour sa promenade du matin. Rosalie suivait chacun de ses gestes, son regard s’égarant sur les hanches de la belle qui bougeaient au rythme du cheval…elle se mordit les lèvres et cambra le dos sous un frisson de volupté. Enfin, elle contemplai Oscar sans tristesse, et son désir ne faisait que croître en elle…
Pourtant, même si la jeune fille sentait que quelque chose avait changé au plus profond de son être, elle ne put s’empêcher de ressentir une certaine gêne au moment de sortir de sa chambre. Elle était convaincue que la chose allait se voir sur son visage, elle qui savait si peu dissimuler ses émotions. Ainsi, elle s’évertua à éviter le plus possible de croiser quiconque dans le château, mais la chose était ardue et elle dût bien se rendre à l’évidence qu’elle ne pourrait éternellement vivre ainsi. L’heure du déjeuner approchai quand elle rencontra Madame la Marquise de Merteuil dans le petit salon. Rosalie ne put cacher son trouble, ses joues étaient en feu et rien à faire pour calmer cet embarrassant incendie. La Marquise lui sourit avec bienveillance et l’invita à s’asseoir à ses côtés.
« Ma chère enfant, je vois qu’il est une chose que je puisse vous apprendre aujourd’hui : l’art de dissimuler vos sentiments. A l’évidence, vous êtes troublée par quelques émotions gênantes. Si vous voulez faire votre entrée dans le monde, c’est un art qu’il vous faudra maîtriser… » lui dit elle avec calme et autorité.
Rosalie l’écoutait les yeux baissés, elle se tordait les mains tant sa nervosité était grande.
Madame de Merteuil continua sa leçon : « Pour commencer, il faut absolument que vous cessiez de vous laisser envahir par vos émotions. Lorsque vous croisez le regard de quelqu’un, efforcez-vous de penser à des choses sans intérêts, quels que soient les sentiments qui vous animent. Vous devez garder un masque impassible en toute circonstance, que vous soyez troublée ou dans la peine. Aucune émotion ne doit transparaître, le moindre émoi peu se révéler un terrible point faible aux yeux des autres, et un motif d’attaque. C’est la seule manière de réussir dans le monde et de ne jamais se trahir. En ce moment je lis en vous comme dans un livre ouvert. Je vois que notre conversation d’hier vous trouble toujours, je sens aussi que quelque chose a changé dans votre attitude. Hier vous vous défendiez de penser à certaines choses, aujourd’hui, votre attitude tout entière révèle que votre esprit est en train de s’ouvrir à ces désirs que vous repoussiez avec vigueur… Regardez-moi dans les yeux Rosalie ; le ton s’était fait plus autoritaire, elle releva le visage de la jeune fille ; je vais vous dire quelque chose d’extrêmement gênant et vous devrez rester impassible, je l’exige ! »
La Marquise lui dit alors qu’elle savait tout, qu’elle voyait que Rosalie avait cédé à la tentation du plaisir, qu’elle l’avait entendue gémir dans la chaleur de la nuit…* Rosalie crut défaillir, cette femme savait tout ! Elle devait résister et ne rien laisser paraître…
Elle se mordit donc très fort la langue, à s’en faire mal. La douleur captait toute son attention, elle restait le regard planté dans les yeux moqueurs de Madame de Merteuil. Il fallait qu’elle réussisse, elle n’avait pas le droit d’échouer face à elle. Une rage trop longtemps endormie venait de s’éveiller et rien ne pouvait plus l’atteindre.
Contre toute attente, la Marquise sourit. « Vous m’étonnez de plus en plus ma chère, vous venez de faire preuve d’un sang froid étonnant. La chose n’est pas parfaite, mais vous vous débrouillez déjà fort bien ! » Elle lui prit alors les mains et les serra doucement, comme pour la réconforter. « C’est vrai, j’ai tout entendu, mais rassurez-vous, j’ai l’ouie extrêmement fine, et nulle autre que moi ne connaît votre secret. Je suis heureuse que vous ayez enfin ouvert la porte de votre esprit au plaisir, et je serais ravie de vous guider dans cet apprentissage difficile. Si vous voulez Oscar, il va vous falloir être habile et gagner en expérience dans les choses de l’amour. La séduction est un art difficile et tout échec est douloureux. Il est donc nécessaire pour vous d’apprendre le plus de choses possibles en ce domaine, avant de vous aventurer dans cette entreprise risquée. »
A cet instant, elle prit le visage de Rosalie entre ses mains et posa doucement ses lèvres sur les siennes. La jeune fille eut un mouvement de recul mais la Marquise continua, et, vaincue par la sensation incroyablement agréable de ce baiser, Rosalie s’abandonna dans les bras de cette femme. Ses lèvres goûtaient les siennes avec gourmandise, puis la langue de ce monstre de sensualité entrouvrirent les chastes lèvres de la jouvencelle pour entrer complètement dans sa bouche et jouer inlassablement avec sa langue. Rosalie sentait son corps tout entier s’embraser et la chaleur monter entre ses cuisses. Elle passa ses bras autour de la taille de la Marquise et se colla contre elle. Leurs bouches semblaient vouloir se dévorer l’une l’autre. D’abord passive, Rosalie commença, elle aussi, à bouger sa langue, elle sentit alors le plaisir qu’elle procura alors à sa partenaire, celle ci la serrant plus fort encore contre elle. La main de la Marquise se posa sur sa poitrine, dégrafant lentement son corsage et délassant sa chemise pour enfin glisser sur son sein durci par le désir. Rosalie se sentie défaillir sous cette caresse et rejeta la tête en arrière lorsque les lèvres descendirent dans son cou puis sur sa gorge pour enfin atterrir sur le bouton de rose dressé et lui infliger de voluptueuses tortures avec les lèvres et la langue. Le temps semblait s’être arrêté, et Rosalie oublia que l’on aurait pu aisément les surprendre…
La bouche insatiable remonta doucement, reprenant son baiser sulfureux sur celles de Rosalie, puis les lèvres de la Marquise la quittèrent et son étreinte se relâcha. « C’est tout pour l’instant, murmura t’elle à l’oreille de la jeune fille, la mordillant légèrement au passage, l’attente fait aussi partie du plaisir… » finissant sa phrase, elle se releva et remis un peu d’ordre dans sa mise. Encore bouleversée, Rosalie se redressait avec peine, ses cheveux étaient ébouriffés et son sein blanc jaillissait se son corsage… La Marquise sortit du salon et Rosalie se rhabilla en toute hâte. A présent le plus difficile serait de ne rien laisser paraître de son trouble, alors que la chaleur entre ses cuisses était à son comble et qu’elle se sentait au bord de l’explosion.
Sortant du salon elle rencontra Grand-Mère dans le corridor. La vieille femme avait besoin de Rosalie pour porter des fleurs dans la chambre d’Oscar.



Chapitre 4 : Quand la volupté gouverne…

Les roses et les camélias débordaient d’un immense panier posé sur la table de la cuisine.
Patiemment, Rosalie arrangea les fleurs dans plusieurs vases. Aidée de deux femmes de chambres elle monta les compositions à l’étage et s’occupa seule de leur disposition dans les appartements d’Oscar.
Le parfum des fleurs se répandit rapidement dans toutes les pièces. Les croisées étaient ouvertes, mais la fraîcheur du matin s’estompait et le soleil promettait d’être impitoyable encore aujourd’hui. La jeune fille ferma alors les volets et les fenêtres afin de protéger la pièce de l’étouffante chaleur qui s’annonçait. Le soleil pénétrait dans la chambre par les interstices des volets de bois et déposait ça et là des gouttes d’or liquide. Seule dans la pénombre et le silence de cette chambre, enveloppée par l’enivrant parfum des roses, Rosalie déambulait, touchant chaque chose. Sur un fauteuil les vêtements qu’Oscar avait porté le matin même lors de sa promenade à cheval. Rosalie ne put s’empêcher de saisir la fine chemise de lin et de la porter à ses lèvres. L’étoffe portait l’odeur du bel officier, elle était encore humide de la sueur qui avait perlé sur sa peau lors de cette chevauchée matinale. Fiévreuse, Rosalie enfouit son visage contre le vêtement froissé. Cet étrange parfum produisait autant d’effet sur elle que le baiser de la Marquise. Se laissant aller à son désir, Rosalie, le dos au mur, ouvrit son corsage et y posa la chemise d’Oscar sur sa peau brûlante. Le contact du tissu odorant sur ses seins provoqua de doux frissons. La jeune fille se laissa glisser à terre, enivrée par le parfum de son aimée elle roula sur le sol, frottant ses cuisses l’une contre l’autre pour exacerber la chaleur qui enflammait son sexe avide de caresses.
Ainsi allongée, sa poitrine à nu, elle se caressait les seins avec la chemise du beau Colonel, relevant ses jupes et écartant ses cuisses pour enfin calmer sa faim du bout des doigts. Gémissante elle se roula au sol ondulant du bassin pour augmenter son plaisir. Son désir était si intense que la jouissance ne fut pas longue à venir, apaisant la brûlure qui enflammait son corps.
La jeune fille resta un instant alanguie sur le sol, la chemise serrée cotre elle ; puis elle reprit ses esprits, se releva et referma son corsage. Elle était toute froissée et dû repasser dans sa chambre pour se rafraîchir et se changer.
La journée fut épouvantablement longue, elle savait que le soir venu, une nouvelle leçon lui serait donnée et chaque activité lui était d’un ennui terrible.
Elle ne pensait plus qu’au plaisir, et le fait de ne jamais pouvoir se trouver seule la frustrait au plus haut point, car elle ne pouvait même pas se contenter pour soulager un instant le feu qui dévorait son entrejambe. Son âme entière brûlait de découvrir encore plus de sensations, sa curiosité insatiable en la matière dépassait tout ce qu’elle avait connu et occultait toute autre chose.
Son amour pour Oscar décuplait ce désir d’apprendre et de connaître les jeux libertins que lui laissait entrevoir Madame de Merteuil. Même si elle savait pertinemment que la froide Oscar resterai à jamais inaccessible pour elle. Elle avait bien vu les regards qu’elle lançait au bel aristocrate Suédois et ces oeillades valaient mille discours…
La torture était d’autant plus grande que la Marquise s’amusait à stimuler chacun de ses sens par mille allusions et effleurements lorsqu’elles se croisaient, des fractions de secondes qui ne faisaient qu’accroître le désir affamé de la jeune fille.
Au dîner, elle dût déployer toute sa concentration pour ne pas dévorer Oscar des yeux, sa langue en fut meurtrie…
Elle ne pouvait pourtant s’empêcher de lorgner les courbes avantageuses que dévoilait parfois l’austère uniforme, lorsque la jeune femme ne pouvait la surprendre.
Elle parvint néanmoins à faire bonne figure et la Marquise constata avec satisfaction que la pucelle ne rougissait plus en présence du blond Colonel.
La nuit venue, chacun regagna ses appartements. Rosalie, un livre sous le bras se dirigea vers la chambre de la Marquise pour lui faire sa lecture…
La jeune fille eut une hésitation lorsqu’elle s’apprêta à frapper à la porte de la chambre de Madame de Merteuil. N’était-elle pas en train de trahir son amour pour Oscar en cédant ainsi à cette femme au charme magnétique et vénéneux ? Le désir et la curiosité eurent assez vite raison des doutes de Rosalie.
Elle entra dans la pièce et s’assit auprès de la fenêtre qui donnait sur un petit balcon pour faire la lecture à la Marquise qui était assise dans un fauteuil en vis à vis. La pièce était baignée de la douce lumière de nombreuses chandelles.
Rosalie commença sa lecture sous le regard insistant de la belle mante religieuse. Elle avait à peine lu deux phrases que la Marquise se leva et vint se tenir derrière Rosalie. Intriguée, Rosalie n’en continua pas moins sa lecture d’une voix la plus neutre possible.
Doucement, la Marquise se pencha au-dessus de son épaule, releva les cheveux blonds de la jeune fille et lui souffla doucement dans le cou. Elle continua de lire les mots d’un ton égal et monotone. Satisfaite de voir sa concentration se maintenir, l’intrigante posa alors ses lèvres sur cette nuque juvénile et la parcourut lentement, remontant derrière les oreilles pour finir par lécher et mordiller le lobe délicat.
Rosalie ne désarmait pas et continuait son immuable lecture malgré les frissons provoqués par cette délicieuse torture. Elle savait que c’était ce que voulait la Marquise, qu’elle la testait pour connaître sa résistance.
La langue continuait sa douce caresse quand une main se posa sur son épaule et descendit doucement sur sa gorge. Sa jumelle vint la rejoindre et déboutonna doucement le corsage au son de la voix douce de Rosalie qui ne laissait pas deviner le trouble qui la gagnait. La chemise ouverte, les deux mains dégagèrent les seins blancs de la jeune fille et les caressèrent avec fermeté. La voix se fit plus rauque, tremblante aussi, puis la demoiselle se tut, ses lèvres happées par le baiser brûlant qui venait les faire taire.
La Marquise relâcha un peu son étreinte et murmura à l’oreille de Rosalie, tout en continuant de lui caresser les seins : « Vous êtes une élève délicieuse Rosalie. Je suis éblouie par votre ténacité. A présent j’ai un marché à vous proposer : je vous obtiens une nuit avec Oscar, à condition que vous passiez trois nuits pleines à ma disposition personnelle et entière… »



Chapitre 5 : Un pacte sulfureux


Rosalie resta un moment silencieuse, elle aurait voulu qu’Oscar fut sa seule amante, la Marquise n’aurait été qu’une initiatrice aux prémices de l’amour.
Pourtant elle savait bien qu’Oscar lui serait à jamais inaccessible sans l’aide de cette femme. Elle avait bien vu que le beau Colonel était amoureuse de Fersen…cet homme séduisant et…viril…
Elle avait la certitude que Madame de Merteuil pourrait accomplir ce prodige, peu importait comment d’ailleurs. Elle voulait Oscar, fut ce pour une seule nuit…
Rosalie se dégagea alors des bras qui l’enserraient, se leva en silence et alla s’asseoir sur le bord du lit et s’allongea sans un mot.
La Marquise s’approcha : « Vous avez fait le bon choix… » lui dit elle avec un sourire et elle lui prit les mains et l’attira vers elle.
Dès qu’elle l’avait vue, la libertine avait désiré Rosalie et sa fraîcheur naïve. Ce désir n’avait fait qu’augmenter au fil des jours et, à présent qu’elle la tenait dans ses bras, elle entendait bien en profiter…
Les yeux plantés dans l’azur innocent de la jeune fille, elle l’avait lentement déshabillé, laissant glisser ses mains lorsqu’elle ôtait chaque couche de vêtement. L’été était chaud et les tenues légères, aussi Rosalie se retrouva très vite complètement nue, ne subsistait que ses bas, retenus par un ruban bleu. Madame de Merteuil lui prit alors les mains et les posa sur sa gorge. Rosalie entreprit alors de dévêtir à son tour cette beauté plantureuse. Les mains tremblantes au début, elle s’enhardit très vite au contact de cette peau douce qui frissonnait sous ses mains et la robe de la Marquise glissa vite au sol dans un bruissement de taffetas. Rosalie tournait autour de ce corps encore ferme malgré la maturité et entreprit de délacer le corset qui enfermait de nouveaux trésors. Ce faisant elle embrassait la nuque qui s’offrait à ses lèvres, et, lorsque la prison de soie et de baleines fut enfin ouverte, elle glissa lentement ses mains sous le vêtement, avançant doucement vers les seins lourds de la Marquise. Celle ci se cambra sous cette caresse hardie. Elle ne s’était pas attendue à tant d’audace de la part de la jeune fille. Rosalie elle-même se sentait pousser des ailes et laissait libre cours à ses instincts.
Elle fit doucement glisser le corset au sol puis dénoua les jupons et les fit à leur tour tomber à terre.
La Marquise se tourna alors face à la jeune fille et la poussa doucement sur le lit. Rosalie l’attira à son tour vers elle et les deux femmes s’allongèrent côte à côte et s’enlacèrent.
Rien ne pourrait à présent entraver leur étreinte et les baisers se firent plus passionnés que le matin dans le petit salon.
La Marquise se coucha sur Rosalie, plaquant son sexe humide contre sa cuisse et frottant la sienne contre le sien. La jeune fille caressait le dos de son amante, descendant lentement ses mains vers les fesses qui ondulaient sur elle. Leurs langues se livraient un combat sans merci et les hanches des deux femmes bougeaient à l’unisson.
Les lèvres de la Marquise descendirent le long de sa gorge et s’arrêtèrent sur les seins ronds, mordillant les tétons roses avec gourmandise. Rosalie s’abandonna totalement et laissa faire les mains et la langue experte, profitant passivement de chaques sensations.
Les lèvres descendirent encore, la langue goûta le nombril délicat. Rosalie écarta ses jambes et senti la langue descendre dans sa toison. Elle remonta son bassin et ouvrit encore plus les jambes, offrant son sexe a cette bouche avide. Elle sentait les mains douces sur ses fesses et ses hanches avaient conservé le mouvement lancinant de leur étreinte.
La langue descendit enfin au cœur du triangle humide et odorant et joua avec chaque parcelle de cette intimité inviolée. Gémissante, Rosalie se cambrait de plaisir, relevant la tête avec peine elle vit le visage de la libertine qui s’affairait entre ses cuisses ouvertes, elle était à quatre pattes les fesses relevées haut. Cette vision, loin de la choquer, l’excita d’avantage. Elle laissa sa tête retomber sous la force du plaisir que lui provoquait cette impudique caresse.
Elle gémissait de plus en plus fort et laissa échapper un cri lorsque deux doigts virent s’introduire dans la fente se son sexe. Ils commencèrent un mouvement de va-et-vient infernal, qui conjugués avec les caresses de cette langue infatigable, lui arrachèrent des cris de plaisir.
Elle était au bord de l’évanouissement tant la sensation était forte et le rythme effréné. Les mouvements et caresses se firent alors plus lents, les lèvres remontèrent sur le ventre. La Marquise s’agenouilla entre les cuisses offertes, elle saisit les mains de Rosalie et l’attira contre elle. Le baiser de la jeune fille fut surprenant et passionné. Elle avait entrevu l’extase, elle avait faim d’elle et voulait plus…
Assise face à face, leurs cuisses largement ouvertes, les deux femmes serraient leurs sexes l’un contre l’autre, bougeant au rythme de leurs langues enlacées.
Rosalie doucement glissa une main entre leurs deux corps et descendit jusqu’à atteindre les boucles brunes qui se mélangeaient aux boucles blondes de son propre sexe. Hardiment elle enfonça ses doigts dans la fente douce et chaude qui bougeait contre la sienne. L’autre gémit plus fort, serrant son corps contre le sien, leurs seins écrasés les uns contres les autres. Plongés dans l’interstice étroit entre leurs deux sexes collés, Rosalie bougeait ses doigts à l’intérieur de l’orifice humide, provoquant frissons et cris à la Marquise qui se laissa tomber en arrière, offrant son corps entièrement nu au regard de la jeune fille qui continuait à jouer avec ses doigts.
Du pouce elle jouait avec le clitoris de sa partenaire faisant aller et venir ses doigts entre les lèvres de chair rose. Puis à son tour Rosalie se pencha en arrière, abandonnant sa caresse pour plaquer plus largement son sexe contre cet autre qui bougeait au rythme de leurs hanches.
Enfin la jeune fille se redressa en vint se coucher à côté de sa partenaire. Elle s’étreignirent et se caressèrent longuement avant de descendre chacune leurs mains pour aller caresser le sexe de l’autre.
Mutuellement elles se répondaient en caresses augmentant le plaisir de chacune. Donner devint aussi délicieux que de recevoir et leur plaisir grandit à l’unisson. Le rythme de leurs hanches et de leurs mains se fit plus intense, frénétique même. Alors vint le frisson tant attendu par Rosalie, décuplé car donné et ressenti par une autre personne qu’elle-même.
Les deux femmes crièrent à l’unisson. Leurs corps se relâchèrent et leur étreinte se fit plus tendre.
Sans un mot elles échangèrent un regard, puis s’étreignirent doucement.
Elles se frôlèrent encore avant de s’endormir dans un profond sommeil.

Rosalie s’éveilla peu avant l’aube. La Marquise dormait toujours. Elle se leva sans bruit se rhabilla vite et retourna discrètement dans sa chambre pour n’éveiller aucuns soupçons.
Encore deux nuits et Oscar serait à elle…et dire que chaque pensée dans cette nuit brûlante ne fut que pour elle…



Chapitre 6 : Troubles et tristesses

Rosalie descendit tôt dans la cuisine ce matin là. Elle souhaitait prendre seule son petit déjeuner. Un chocolat et des tartines, des choses simples comme elle les aimait. « Mon dieu, cette nuit…mais où mon amour pour Oscar m’a t’il conduit » pensa la jeune fille. Jamais avant cet instant elle ne s’était sentie si seule et perdue, a part peut être le funeste jour de la mort de sa mère. Le monde entier s’était écroulé ce matin là. Avait-elle donc tant changé ? Elle se retrouvait aujourd’hui prise au piège du libertinage et des plaisirs, cette vie dévoyée que menait la noblesse et qui la révoltait au plus haut point…mais c’était avant.
Avant d’aimer Oscar au point d’en perdre la raison et de se détourner de toutes ses valeurs. L’amour était décidément la pire des folies…elle savait que cet accord avec Madame de Merteuil était comme un pacte avec le diable, mais elle ne pouvait plus reculer, l’espoir d’une nuit avec le beau Colonel était comme la réalisation d’un rêve.
Elle était plongée dans ses pensées quand André entra dans la cuisine. Il avait l’air aussi sombre qu’elle et la salua à peine. Rosalie observa alors le jeune homme. Il était très beau et elle en fut presque étonnée ; à vrai dire, elle ne l’avait jamais vraiment regardé. Ses longs cheveux de jais, ses yeux émeraude, sa silhouette athlétique, c’était vraiment un bel homme. Intriguée par son regard triste elle lui demanda doucement ce qui n’allait pas. Il soupira : « Je ne suis qu’un valet, voilà tout. Un simple laquais qui ne pourra jamais rivaliser avec un Comte Suédois… » sa voix tremblait et une larme roula. Il se leva brutalement et sorti.
Rosalie comprit alors qu’André souffrait du même mal qu’elle, il aimait Oscar et elle lui était interdite.
Pourquoi Dieu avait-il donc placé cet être au cœur de leur vie pour les plonger dans la souffrance ? Rosalie sortit de la cuisine et se dirigea vers les écuries, elle savait qu’il serait là.
Assis sur la paille, le jeune homme pleurait. Rosalie vint s’asseoir à ses côtés et posa sa main sur son épaule. « Je sais ce que tu ressens, tu sais. Moi aussi j’aime Oscar, à en mourir, et elle restera à jamais inaccessible pour moi…. » A ces mots les larmes roulèrent aussi sur ses joues.
Ils se regardèrent étonnés de se comprendre. D’une main, André essuya les larmes de Rosalie. Doucement elle posa sa main sur la sienne et la serra.
Leurs larmes coulaient toujours, mais ils ne se quittaient pas des yeux. Soudainement, leur désespoir et leur amour pour Oscar les rapprochaient plus que jamais. Dans ce moment suspendu tout était possible…
Il prit son visage entre ses mains et l’embrassa, elle le laissa faire. Il était l’homme qu’Oscar ne serait jamais, elle était une jeune femme blonde et belle. Ce fut un baiser chaste et doux puis il la regarda en silence, se leva et sorti.
Rosalie resta un long moment là, tétanisée, les yeux dans le vague, avant de retourner au château.
Ce baiser était si différent de ceux de la Marquise… Bien moins sensuel et pourtant bien plus bouleversant. Elle avait ressenti par ce simple contact tout l’amour d’André pour Oscar, un sentiment immense empreint d’une tristesse infinie, bien loin de ses libertinages avec Madame de Merteuil.
Elle ne croisa plus André de la journée, ni la Marquise d’ailleurs. Celle-ci s’était rendue à Trianon, avec Oscar et Madame de Jarjayes, sur invitation de la Reine.
Le temps s’écoula doucement sous le soleil brûlant. Rosalie passa la journée dans les jardins, à lire et musarder. La nuit précédente était sans cesse dans ses pensées. Elle s’efforçait d’imaginer ce que pourrait être une nuit avec Oscar, une nuit entière à l’aimer…
Madame de Merteuil ne rentra pas cette nuit là, elle avait été conviée à rester, tout comme le Colonel de la Garde Royale, à la réception donnée par la Reine dans les jardins de Trianon. Madame de Jarjayes ne rentra pas non plus, la Reine tenait à ce que la mère d’Oscar s’occupe de ses enfants lorsqu’elle donnait des réceptions nocturnes.
Rosalie dîna donc en cuisine, avec Grand-Mère et André. Un repas comme en famille dont l’atmosphère gaie et simple lui plaisait beaucoup. Elle était peut être de sang noble, mais, dans ces moments là, elle savait que sa place était avec les gens du peuple.
Pendant le repas, elle croisa plusieurs fois le triste regard d’André. Celui-ci semblait toutefois beaucoup moins sombre qu’au matin, et il fixait avec tendresse la jeune fille et elle en était troublée.
Après le dîner, Rosalie sortit s’asseoir au bord de la fontaine. Elle avait trempé ses pieds dans l’eau et savourait la légère brume répandue sur son visage par la brise du soir.
André vint interrompre sa rêverie, il s’assit à côté d’elle. « Je suis désolé pour ce matin, Rosalie, ça n’était absolument pas calculé…mais tu lui ressemble tellement parfois. Lorsque je te regarde, c’est comme si je voyais celle qu’elle serait si son destin avait été d’être femme. Elle paraît dure, mais au fond elle est aussi sensible que toi. La différence c’est que tu n’a pas peur de tes émotions, alors qu’elle s’efforce de n’en ressentir aucune. Ce matin tout semblait si simple, tu me comprenais et…
-Ne dis plus rien, car je sais ce que tu ressens. Je ne t’en veux pas André…car je voulais ce qui c’est passé. Cela ne peu s’expliquer. Il y a des moments ou tout peut arriver… »
Ils restèrent longtemps là, silencieux, puis André rentra. Rosalie resta jusqu’au dernières lueurs du soleil et remonta enfin dans sa chambre.
Elle se déshabilla et enfila une chemise légère. La jeune fille resta un long moment assise devant le miroir, observant son image dans la pénombre. Ses cheveux étaient défaits, elle ne les avait pas brossés…comme l’autre nuit elle crut voir Oscar dans son reflet et c’était troublant.

André était déjà couché quand la porte de sa chambre s’ouvrit. Lui aussi dormait les volets ouverts et la vision qu’il eut dans le rayon de lune le stupéfia. Oscar se tenait debout dans sa chambre. Ses yeux s’accoutumèrent à l’obscurité et il s’aperçut avec étonnement que la jeune fille qui avançait vers lui n’était pas Oscar, mais Rosalie !
« Rosalie ?! Que fait tu là… » elle posa son doigt sur ses lèvres pour le faire taire…
Elle approcha son visage et murmura « Je suis un rêve… »



Chapitre 7 : La deuxième nuit

Rosalie quitta la chambre d’André avant l’aube. Elle avait passé la nuit dans ses bras. Tout s’était déroulé en douceur et en silence. Ils s’étaient aimés l’un l’autre comme ils auraient aimé Oscar. Elle s’était simplement donnée à lui par amour pour elle. Personne d’autre qu’eux ne pourrait jamais comprendre cela. Elle n’avait pas ressenti le plaisir extatique que la Marquise lui avait donné. Cela avait été douloureux, elle avait même cru mourir tant la douleur avait été forte. Tout c’était doucement estompé avant de devenir presque agréable. Elle lui avait donné du plaisir et cela seul comptait. Quelque chose s’était cependant brisé en elle et elle avait pleuré. Il l’avait bercé doucement et ils s’étaient endormis tendrement enlacés.
La nuit devenait plus claire et Rosalie résolut de se préparer un bain. Elle fit chauffer de l’eau et remplis la baignoire avant de s’y glisser avec délice. L’eau se tinta de rose entre ses cuisses, elle avait beaucoup saigné et les draps d’André devaient en porter encore la trace. Il faudra qu'elle les emporte à la lessive avant que Grand-Mère ne le fasse.
La douceur de l’eau chaude apaisait la douleur piquante qui subsistait et Rosalie resta dans l’eau jusqu’à ce qu’elle devint froide.

Madame de Jarjayes et Madame de Merteuil rentrèrent avant midi. Oscar avait terminé la nuit dans le quartier des officiers et ne rentrerait sans doute pas avant le soir.
L’après-midi, la Marquise emmena Rosalie à Paris. Elle comptait la convier à une réception particulière et il fallait que la demoiselle soit parée pour l’occasion.
Elles passèrent donc le reste de la journée chez Rose Bertin, au milieu des dentelles et des soieries.
Madame de Merteuil laissa Rosalie choisir tout ce qui lui plaisait ; mais le choix de la toilette de la soirée lui revenait entièrement, et Rosalie ne découvrirait tout qu’au moment de s’habiller.
Madame de Merteuil avait fait venir un coiffeur italien chez la couturière et Rosalie fut coiffée entre deux essayages. Ses cheveux étaient d’un blond pur et il n’utilisa donc ni perruque ni poudre. Il la coiffa d’un chignon tout en boucles qui faisaient ressortir leur éclat doré.
Le carrosse revint au Manoir des Jarjayes en fin d’après midi. Il était chargé de boîtes et cartons divers à en faire pâlir la Reine elle-même ! Grand-Mère n’en revint pas devant un tel étalage de taffetas pastel et de dentelles. À n’en pas douter, le trousseau de la jeune fille était à présent l’un des plus beaux de la cour !
Après dîner, Rosalie monta dans sa chambre pour se préparer. Madame de Merteuil l’accompagna. Dans la chambre de la jeune fille toutes les robes avaient été rangées. Seuls les cartons des toilettes choisies par la Marquise pour elle-même et Rosalie subsistaient.
Elle commença à dévêtir lentement la jeune fille, non sans glisser ses mains et sa langue un peu partout au passage…
Rosalie se laissait faire, elle comprenait instinctivement que c’était ce que l’autre voulait.
Une fois la jeune fille totalement nue, la Marquise l’enduit entièrement d’essence de rose, aucune partie de son corps ne fut oubliée. Ce parfum puissant, cette chaleur lourde, ces mains sur ses seins et son ventre transportaient Rosalie. Les caresses étaient lentes et fermes.
Madame de Merteuil ouvrit enfin les cartons et en sorti des flots de dentelles noires. Elle revêtit d’abord Rosalie de fins bas noirs, maintenus par un ruban rouge sombre. Puis elle enserra son corps gracile dans un corset de soie et de dentelles noires, rehaussé de rubans rouges. Elle le laça très serré, afin de mettre en valeur la poitrine haute et ferme de la jeune fille. La voyant ainsi, elle ne put s’empêcher d’étreindre Rosalie dans un baiser passionné sur ses lèvres et au creux de ses seins, avant de lui passer autour de la taille plusieurs jupons de mousseline noire transparente. Elle attacha ensuite le panier autour de sa taille et sortit enfin la robe de sa boîte. Elle était rouge, toute de brocard et de soie d’un beau rouge sombre. Ainsi vêtue, Rosalie brillait d’un éclat inédit. La fraîche jeune fille toujours enveloppée de roses tendres prenait des allures de femme fatale. La Marquise finalisât le tout par des roses rouges dans les cheveux et un ruban rouge autour de son cou.
Ce fut alors au tour de Rosalie de renouveler le cérémonial pour Madame de Merteuil. Elle la déshabilla donc, caressant avec gourmandise le corps voluptueux découvert l’avant veille. Elle enduisit à son tour la Marquise d’essence parfumée, insistant largement sur certaines parties de son corps.
Madame de Merteuil fut revêtue de dessous rouge vif semblables à ceux de Rosalie. Sa robe était noire et luxueuse. La jeune fille arrangea des roses rouges dans la chevelure poudrée et passa un collier de jais autour du cou qu’elle embrassa avec sensualité.
La Marquise embrassa de nouveau Rosalie, et leurs langues se mêlèrent avec passion. La jeune fille sentait à nouveau le feu brûler en elle et son impatience ne faisait que grandir.
La nuit était tombée, en sortant de la chambre Rosalie croisa Oscar dans le couloir. Le bel Officier la dévisagea avec stupeur et fut d’autant plus surprise de voir Rosalie lui répondre d’une œillade enflammée.
Les deux femmes descendirent dans la cour et montèrent dans le carrosse qui les emporta à Paris.
La réception avait lieu dans un hôtel particulier aux allures de palais vénitien. Rosalie et la Marquise durent enfiler des loups de dentelle noire avant d’entrer.
Les deux femmes entèrent dans une immense salle dominée par une coupole ornée de mosaïques dorées. Des arcades décorées sur plusieurs niveaux formaient les murs. Des centaines de lustres en cristal et de lanternes orientales suspendus dans les airs éclairaient la vaste salle, reflétant les ors de la coupole. Les arcades et balcons étaient ornés de cascades de fleurs odorantes, et des fontaines laissaient entendre leurs doux murmures.
Cet immense espace était empli de monde, une foule de gens vêtus avec luxe. Ils étaient tous masqués, à l’instar de la Marquise et de Rosalie. Les hommes portaient tous de longues capes de velours noir.
Au centre de la salle, un cercle vide ou évoluait un homme de haute taille, entièrement vêtu de rouge, portant un masque vénitien noir dont la forme effrayante évoquait un long bec d’oiseau. Il déclinait d’une voix monocorde, forte et grave, une sorte de chant chamanique dans une langue inconnue.
Il évoluait en dessinant un cercle, agitant une sorte d’encensoir doré. Puis il pris place au centre du cercle et plusieurs jeunes femmes, en robes de vestales en mousseline noire transparente et totalement masquées, s’avancèrent autour de lui, formèrent un ronde et s’agenouillèrent. Il recommença à marcher en suivant la ronde, agitant l’encensoir et continuant ses incantations incompressibles.
Au fur et à mesure il s’arrêtait devant les jeunes femmes, et l’une après l’autre elles se levaient et allaient chercher quelqu’un dans la foule avant de s’éloigner.
L’une d’elle s’approcha de Rosalie, lui prit la main et l’entraîna dans les couloirs du palais. Madame de Merteuil souriait et fit un signe de tête à Rosalie, comme pour l’inciter à suivre cette splendide rousse aux seins lourds.



Chapitre 8 : Libertinages

Légèrement inquiète, Rosalie suivait cette fille silencieuse au masque d’or impassible. Elle la guidait dans un dédale de couloirs fastueux traversant des salles tantôt baroques tantôt orientales. L’or et le rouge dominaient. L’éclairage était plus faible, mais, dans la pénombre, Rosalie distinguait de nombreuses personnes. Certaines étaient à demi-nues et alanguies, d’autres les regardaient.

Des musiques lancinantes couvraient à peine les murmures et soupirs d’extases de ces corps qui se mélangeaient.
Loin d’être choquée, la jeune fille regardait avec gourmandise ces corps enlacés et sentait le feu lui dévorer les entrailles.
La belle rousse entra dans une alcôve plus retirée, tendue de velours rouge et aux murs couverts de miroirs. Elle ferma le rideau derrière elle. Les deux femmes étaient enfin seules. Elle ôta son masque et révéla un beau visage rond aux lèvres pleines et rouges comme des cerises mûres. Rosalie eut envie d’y goûter et pris l’inconnue par la taille et l’embrassa. Sa promenade dans ce lieu de débauche absolue avait réveillé de sombres instincts en elle. Elle voulait du plaisir et elle en aurait.
Elle dévorait la bouche de cette fille, leur langue luttant l’une contre l’autre avec volupté. Le désir la brûlait, elle laissait courir ses mains contre ce corps à peine voilé. La fille ôta la robe rouge de Rosalie avec une rare dextérité, poussa Rosalie sur la couche moelleuse jonchée de coussins puis vint se coucher sur elle. Elles s’embrassaient et se caressaient avec frénésie. Rosalie se tourna bientôt et enfourcha la belle rousse. Elle voulait sa peau et déchira entièrement la mousseline noire, dévoilant une peau d’une rare blancheur puis elle dévora ses seins avec avidité. L’autre avait posé ses mains sur ses fesses qui bougeaient d’avant en arrière. Leurs lèvres se joignirent à nouveau et les deux filles roulèrent dans les coussins. Au-dessus d’elle la rousse délaça un peu le corset de Rosalie, libérant ses seins avides de liberté. Elle aussi les goûta avec délice tandis que Rosalie bougeait les hanches et frottait son sexe humide contre sa cuisse. L’autre fit de même collant sa peau blanche contre le corset de soie délacé. Au bout d’un moment, la rousse relâcha son étreinte et vint s’agenouiller au-dessus du visage de Rosalie, sa toison de feu exhalait un parfum envoûtant. Elle écarta les jambes et se pencha pour s’appuyer sur ses avants bras. Elle avança doucement jusqu'à atteindre le triangle blond et offert à sa langue. Elle entoura de ses bras les cuisses repliées de Rosalie, posa ses lèvres contre le sexe offert et fit jouer sa langue. Au-dessus de son visage, Rosalie voyait bouger cette fente offerte à ses lèvres et y goûta avec volupté.
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Fuckiko de Lioncourt

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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:42

C’était doux et humide. Elle laissa remonter ses mains sur les rondeurs de la rousse et s’y accrocha tendis qu’elle faisait jouer sa langue au rythme du plaisir que l’autre lui procurait. Les deux filles gémissaient, ondulant des hanches pour les plaquer encore plus contre la bouche de l’autre. La tension du plaisir était à son comble, Rosalie voulu crier sous les salves de plaisir qui l’assaillaient, mais elle en plaquait encore plus sa bouche sur la fente humide qui bougeait au-dessus d’elle, sachant que ce geste lui serait rendu, augmentant ainsi l’extase qui l’emportait chaque fois plus loin. La rousse fit alors entendre un cri sauvage, cessant un instant sa caresse avant de la reprendre frénétiquement arrachant des gémissements de plus en plus fort chez sa blonde partenaire qui finit par hurler de plaisir. La rousse roula alors sur le côté, puis rapprocha son visage de celui de Rosalie, et y déposa un baiser humide de leur étreinte. elles restèrent un long moment là, alanguies se caressant doucement en ne se quittant pas des yeux.
C’est alors que Madame de Merteuil, en tenue légère et rouge vint les rejoindre. Elle se coucha entre elles et les embrassa à tour de rôle.

La rousse continua ses caresses laissant courir ses lèvres le long du dos de Rosalie pour échouer sur ses fesses qui se cambrèrent davantage. La langue descendit alors doucement dans l’étroite fente pour venir terminer sa course au cœur de la toison humide. La fille enfouit alors son visage sous Rosalie, lui infligeant les mêmes délices que ceux qu’elle donnait à la Marquise. Cette dernière fut la première à atteindre la jouissance dans un cri rauque. Rosalie posa le visage sur son ventre gémissant sous la douceur de cette langue qui semblait vouloir la dévorer de l’intérieur. Elle venait pourtant de jouir peu de temps avant, et la voilà de nouveau terrassée par cette langue sauvage et douce. Elle roula sur le dos tandis que la Marquise se coucha sur la fille pour lui donner à son tour cette délicieuse gourmandise plaquant du même coup son sexe contre les lèvres écarlates qui reprirent leur savant exercice.
Reprenant son souffle, les yeux mi-clos, Rosalie aperçut une ombre vêtue d’une cape qui les observait dans un coin de l’alcôve. Elle se redressa pour voir la personne et fut frappée de stupéfaction lorsque la silhouette s’avança dans la lumière.
C’était Oscar, où plutôt non, c’était une personne qui ressemblait à Oscar en tout point mais le regard était très différent. Rosalie détailla un peu plus le nouvel arrivant, ses traits étaient un peu plus épais que ceux d’Oscar mais restaient d’une grande finesse pour ceux d’un homme. Car c’était un homme, elle en eut la preuve évidente lorsqu’il ôta sa longue cape noire.
La Marquise et la rousse se levèrent alors et laissèrent la jeune fille seule. Au cour de la soirée Madame de Merteuil avait convié ce bel éphèbe rien que pour Rosalie, la chose était décidément trop tentante…



Chapitre 9 : Oh !


Troublée à l’extrême, Rosalie ne pouvait détacher son regard de ce sexe dressé devant elle. Bien qu’elle ai passé la veille dans les bras d’André, tout c’était fait dans le noir. Elle se senti tout à coup un peu nerveuse à l’idée d’un contact avec une chose aussi imposante.
Le jeune homme se pencha lentement, Rosalie croisa son regard et ne le quitta plus. Ses prunelles d’azur brûlaient d’un feu intense. Il avança, prit ses lèvres et se coucha sur elle. Un baiser doux et fort à la fois, fougueux et tendre. Elle passa ses bras autour du jeune homme et laissa descendre ses mains sur son dos. La peau était d’une grande douceur, comme celle d’une femme. Cet homme était un parfait et subtil mélange des deux sexes.
Rosalie sentait le membre viril et dur sur son ventre. La douleur de la veille encore en mémoire, elle ne pouvait cependant s’empêcher de vouloir sentir cet homme entrer en elle.
Il se redressa et entreprit de la mettre nue. Le corset d’abord, puis il fit glisser les bas le long de ses jambes, sans la quitter des yeux. Elle portait encore la fine résille qui masquait son regard, comme une barrière qui la protégerait de toute cette débauche. Lorsqu’elle fut totalement nue, il saisit doucement l’un de ses pieds et le porta à ses lèvres, suçant chaque orteil avec délice. Ce jeu inattendu la combla de ravissement, elle découvrait de nouvelles sensations grâce à cette langue souple qui goûtait ces petits doigts avec gourmandise tandis que l’une de ses mains lui caressait la jambe.
Puis la langue se lassa du petit pied délicat et remonta doucement le long de son corps en prenant bien soin cependant d’éviter son bas ventre…s’attardant toutefois sur les seins juvéniles et fermes. Lui écartant les cuisses il frotta sa verge sur sa toison, ondulant doucement le bassin.
Rosalie n’avait plus de retenue et gémissait de plus en plus fort, peu lui importai qu’on puisse l’entendre à présent. Il l’embrassait, quand soudain, d’un coup de rein ferme et décidé, il pénétra le sexe humide et chaud. Elle cria, c’était si bon… commença alors un mouvement de va en vient lent et puissant, comme si, chaque fois il voulait entrer plus profondément en elle. L’homme s’était redressé et, Rosalie sentait son corps entier bouger sous chacun de ses mouvements saccadés. Il la regardait toujours, enfonçant de plus en plus vite sa verge dans la fente largement offerte. Il guida ses jambes et vint placer ses pieds sur ses épaules afin qu’elle puisse y prendre appui pour bouger plus aisément les hanches. La passivité fit place à l’audace, Rosalie bougeant en rythme son bassin, soutenue par les mains fermes sous ses fesses. Ses gémissements de plaisirs encourageaient le jeune homme à accélérer la cadence. Il empoigna encore plus les fesses rondes pour entrer le plus profond possible, jusqu'à la faire hurler dans la jouissance ultime, prolongeant l’orgasme au-delà de ses limites, avant de jouir à son tour dans un râle grave. Il se laissa tomber en arrière.
Rosalie resta un moment sans bouger, elle avait besoin de reprendre son souffle. Le choc avait été puissant, et, loin d’être rassasiée, elle en voulut encore. Elle rampa alors et se coucha sur le jeune homme. Il la serra tendrement contre son torse, lui picorant les lèvres. Il sortait doucement de sa torpeur. La jeune fille était à califourchon sur lui et frottait son sexe sur le sien, ce doux contact l’excita de nouveau et le membre se gonfla de nouveau. Rosalie était comme une chatte en chaleur que rien ne pouvait satisfaire. Elle aimait sentir ce sexe se durcir sous elle, et pour accélérer la manœuvre, elle descendit doucement ses lèvres le long du torse, dans une course ininterrompue vers le bas ventre. Si de telles caresses lui procuraient tant de plaisir à elle, cela devait être pareil pour lui.
La verge légèrement gonflée reposait sur la toison dorée. Elle était encore humide de son union avec Rosalie. Lentement elle l’effleura du bout des doigts, un peu effrayée de mettre ce membre volumineux dans sa bouche. La chose sembla tressaillir sous le contact de sa main. La peau était fine et extrêmement douce et la jeune fille y posa alors ses lèvres. Elle caressa toute la longueur du membre avec sa langue, provoquant le durcissement attendu. Enhardie, Rosalie laissa glisser ses lèvres autour de la verge, la faisant rentrer très loin dans sa bouche. Naturellement, elle trouva le rythme et les mouvements qui convenaient à une telle manipulation. Elle montait et descendait de plus en plus vite sur ce sexe qui se dressait et durcissait de plus en plus dans sa bouche. Le jeune homme gémissait et ces râles excitaient la belle qui oeuvra avec plus de dextérité. L’excitation grandit en elle, elle arrêta alors cette douceur et vint se mettre à califourchon sur lui, guidant de la main ce membre dur et tant désiré. Ainsi assise, elle commença sa chevauchée langoureuse, bougeant les hanches à son rythme, elle contrôlait tout et le plaisir que cela lui procurait était infernal et immense. Il caressait ses seins et ses hanches. Elle le regardait parfois, prenant plaisir à voir les sensations que son corps pouvait provoquer chez l’autre. Elle donna à ses hanches un mouvement de rotation qui leur procura énormément de plaisir. Ce sexe planté en elle semblait avoir eu raison de toutes ses peurs et inhibitions. Elle était sur un nuage et plus rien d’autre que ça ne comptait. Soudain avec douceur et fermeté, l’homme se redressa, la serrant fortement contre lui, il avait écarté ses jambes et elle glissait, enroulant les siennes autour de sa taille. Il la fit basculer en arrière, se retirant d’elle. Elle désapprouva d’un gémissement. Agenouillé, il la retourna sur le dos d’une main ferme et la guida pour qu’elle s’accroupisse devant lui. Il plaqua son sexe au bas de son dos, le frottant entre ses fesses. Puis il posa sa main sur sa nuque et la poussa en avant. Rosalie se retrouva à quatre pattes, les fesses relevées devant lui. Il saisit ses hanches et la pénétra vivement, lui arrachant un cri d’étonnement et de plaisir. Il allait vite et fort, et à leurs cris et murmures se mêlait le bruit sec de ses cuisses claquant sur ses fesses. La tête contre un coussin, Rosalie hurlait sous les coups de boutoir de ce sexe enflammé. D’une main il caressait les lèvres de son sexe, son clitoris, de l’autre il maintenait fermement ses fesses.
Dans les miroirs qui tapissaient les murs elle se voyait, et cette vision l’excitait, avec cet homme si semblable à Oscar derrière elle…Oscar avec un sexe d’homme, Oscar qui lui donnerait cette jouissance là…et le reflet devint celui qu’elle aurait dû être et Rosalie eut envie d’hurler ce nom chéri, mais ses sens s’égaraient et elle ne laissait échapper que des cris sans mots de sa bouche…
Elle jouissait sous le rythme effréné de ce va et vient infernal. Son corps entier, son âme entière était pénétrée par cette chose brûlante et dure. Il variait le rythme, tantôt doux et lent, tantôt infernal, jusqu'à maintenir au-delà du supportable cette vitesse diabolique, la portant aux portes de l’extase. Il fit durer ce plaisir et lui offrit la plus grande des envolées de jouissance qu’elle ait eue depuis son entrée en sensualité.
Epuisé, le jeune homme s’écroula dans un râle extatique



Chapitre 10 : Quand le sang parle

La jeune fille s’était endormie là, dans cette alcôve, tout contre cette blonde vision sortie d’un rêve inavoué.
Elle fut réveillée par Madame de Merteuil au milieu de la nuit. Encore à demi-endormie, elle dut se rhabiller, avec l’aide de la Marquise. Ses cheveux étaient en désordre. Les deux femmes traversèrent les vastes salons jonchés de corps alanguis, certains murmures résonnaient encore. Les valets à l’entrée étaient toujours là et leur voiture fut appelée.
Rosalie somnola sur le chemin du retour ; du moins elle faisait semblant. Elle n’avait aucune envie de parler, elle se sentait vide et mélancolique. Pourtant, lorsqu’elle laissait vagabonder son esprit elle ressentait à nouveau les caresses et les baisers sur son corps.
Arrivées au manoir, les deux femmes entrèrent sans bruit et regagnèrent chacune leur chambre.
La jeune fille était épuisée, mais elle ne voulut pas aller ce coucher ainsi, son corps portait encore les traces et effluves de ses étreintes multiples.
Elle descendit donc à la lingerie où il y avait une grande bassine de bois pour la lessive. Là, elle fit chauffer de l’eau et s’immergea dans le liquide bouillant. Elle se frotta vigoureusement au savon, sa peau en devenait rouge. Elle avait éprouvé la jouissance ce soir, en se donnant à des inconnus, mais elle ressentait comme un manque dans cette débauche de plaisirs. Elle voulait ôter toute trace de cette soirée sur son corps, soudainement elle était comme honteuse de ses désirs et de ses actes ; frotter sa peau à l’arracher était comme essayer de gommer cela de son cœur.
Elle s’était laissée corrompre par cette noblesse décadente qu’elle haïssait tant. Ses larmes coulaient sans discontinuer. La douleur de la mort de sa mère et de sa jeune sœur Charlotte remontaient en salves… Elle se sentait perdue ; tiraillée entre ce qu’elle était au fond de son cœur, une âme pure éprise de justice, et ce que son corps et ses désirs lui avaient fait commettre.
La jeune fille remonta se coucher, la nuit commençait à lever son voile. Elle était épuisée et tomba comme une masse.
Il était près de midi quand elle se leva. Au déjeuner, elle fit bonne figure devant Madame de Jarjayes, sous l’œil inquisiteur de la Marquise. Le reste de la journée, elle rechercha la solitude par tous les moyens, se cachant dans les jardins.
En quittant ce palais, Rosalie avait laissé une partie d’elle-même en arrière, et elle se sentait perdue sous le soleil brûlant de l’été. Tout ce qu’elle avait fait dans un seul et unique but : une nuit avec Oscar. C’était de la folie. La jeune fille avait la sensation d’avoir vendu son âme au diable. Un démon, voilà ce qu’était cette femme…mais après tout, n’était-elle pas la fille de la Polignac, âme damnée de la Reine, et plus intrigante encore que la Marquise même !
Le destin avait peut être mis cette femme sur son chemin pour l’éprouver, comme il lui avait fait croiser le destin d’Oscar…
Rosalie passa l’après midi à retourner tout ça dans sa tête, et, le soir venu, elle était résolue à aller jusqu’au bout de sa promesse. Elle passerait une dernière nuit avec Madame de Merteuil, et elle aurait Oscar.
Elle ignorait ce qui allait ce passer ensuite, mais cette incertitude ne l’effrayait pas. Elle devait suivre sa destinée.
Ce soir là, la Marquise se rendit à l’Opéra en compagnie de Madame de Jarjayes. Rosalie passa enfin une nuit calme et seule. Elle savoura cette intimité retrouvée, d’autant qu’elle était épuisée, son corps entier n’était plus qu’une courbature.
La journée suivante se passa dans un calme absolu, Madame de Merteuil était à la cour, et ne rentra que fort tard.
Au milieu de la nuit, Rosalie fut éveillée par sa femme de chambre de la Marquise. Celle-ci la tira sans un mot hors du lit et la conduisit dans les jardins. Une simple lampe les éclairait dans le dédale effrayant des haies de buis qui se dressaient comme autant de murs sombres et infranchissables.
La soubrette marchait vite, et Rosalie, encore ensommeillée, la suivait avec peine en trébuchant. La jeune femme la guida jusqu’au fond du parc, près de l’étang des cygnes de Madame de Jarjayes. La lune était pleine et se reflétait sur l’eau calme. La servante fit alors une révérence et s’en fut aussi rapidement qu’elle était venue. Rosalie se retrouva seule dans l’obscurité avant même d’avoir pu protester. Très vite, elle eut terriblement peur, dans ce coin reculé des jardins, seule en pleine nuit… Chaque bruit prenait soudain des allures effrayantes. Avec le temps, les yeux de la jeune fille s’habituèrent à l’obscurité et la clarté de la lune vint à sont secours. Elle n’avait qu’une envie : partir, mais elle était paralysée par un étrange mélange de curiosité et d’effroi. Elle mourait de peur mais elle savait pertinemment qu’elle devait rester là.
Adossé cotre le vieux saule au bord de l’eau, elle attendit pendant d’interminables minutes, bercée par le chant des grenouilles et des grillons. Elle fut tirée de sa solitude par une main brutale qui vint se coller contre sa bouche. Cachée derrière l’arbre, une personne la maintenait ainsi immobile et silencieuse. Rosalie tenta de se débattre, mais deux lèvres avides virent se coller sur sa bouche dans un crissement de taffetas. C’était une femme à n’en pas douter, et Rosalie reconnut bien vite le parfum lourd et entêtant de Madame de Merteuil. Celle ci la plaquait contre l’arbre et l’embrassait avec une vigueur incroyable. Rosalie sombra sous la vague de plaisir que provoquait à chaque fois cette langue infatigable. Sa torpeur ne dura pourtant pas, ce soir plus que tout autre elle obtiendrait ce qu’elle voulait de cette amante terrible et manipulatrice. Lentement, Rosalie fit tourner leur étreinte jusqu’à ce que la Marquise fut adossée sur le tronc rugueux de l’arbre. Elle se plaquait contre elle comme pour l’empêcher de fuir. Sous sa chemise de nuit, plaqué contre sa cuisse, Rosalie avait dissimulé un poignard, qu’elle sortit prestement pour venir le placer sous la gorge de l’intrigante. Grâce à Oscar, Rosalie se débrouillait à présent fort bien dans le maniement des armes. Son bel officier lui avait appris à se défendre et à attaquer.
La marquise se retrouvait bloquée et à sa merci. Sous la lueur pâle de la lune, elle voyait la peur se dessiner dans le regard d’un visage pourtant impassible. Cette femme manipulatrice et puissante ne serai pas facile à convaincre et cette lame ne serait pas de trop.
« Je veux mon dû maintenant, dit calmement Rosalie. Ensuite vous aurez le paiement de ma dette. Vous avez ma promesse, alors maintenant tenez la vôtre si vous en êtes capable…
-Sinon ? Répondit la Merteuil dans un sourire presque moqueur.
-Sinon il pourrait vous arriver de fâcheuses déconvenues. Savez-vous qui je suis ? Ma mère n’est autre que la Comtesse de Polignac*, elle à toute la confiance de la Reine. Avec ce que je sais de vous et quelques précieuses lettres que je vous ai subtilisées par précaution, votre rang à la cour ne tient plus qu’à un fil… »
La marquise resta longtemps silencieuse, elle ne s’était pas attendue à ça. Rosalie ne lâchait pas prise, ce qu’elle venait de dire la répugnait profondément, s’abaisser à citer cette mère indigne à son cœur ne lui ressemblait pas. Mais cette mère honnie était la seule à pouvoir effrayer Madame la Marquise de Merteuil !
« Soit ! Répondit-elle enfin. Je vais vous donner ce que vous voulez. Vous obtiendrez les faveurs de votre petit Colonel… »
Rosalie relâcha la pression et la Marquise se rengorgea avant de disparaître dans l’obscurité. Elle avait dit tout cela sur un ton de dédain qui masquait à peine la vexation. Décidément elle avait sous estimé cette enfant, elle était prise à son propre jeu ! Sa parenté avec la Polignac n’était pas pour arranger ses affaires, cette femme pouvait la faire tomber en disgrâce d’une parole. Les rôles étaient inversés et elle était prise au piège. Pour l’instant du moins…


(* ndla : En ce temps là, Julie de Polignac, encore sous le coup de la mort de Charlotte, essayait à tout pris de regagner les faveurs de Rosalie. L’affaire du collier n’avait pas encore éclatée et la Comtesse n’avait pas de prise sur la jeune fille. Rosalie savait que cette parenté pourrait lui servir auprès de la Marquise, car la Polignac était alors toute puissante à la cour.)



Chapitre 11 : Un voyage imprévu

Rosalie passa la nuit aux écuries. Par prudence elle n’avait pas voulu dormir dans sa chambre. Elle fut réveillée assez tard dans la matinée par André. Il ne lui posa aucune question sur sa présence en cet endroit. Il s’était contenté de sourire en lui tendant des vêtements. « Il vaut mieux que tu soit habillée avant de rentrer au château. Je leur ai dit que tu étais allée chevaucher dans la campagne… »
Rosalie confuse et étonnée le remercia. Décidément André était comme son ange gardien. Il la laissa seule et elle se changea. Le jeune homme lui avait apporté sa tenue d’équitation. Rosalie rentra donc au château sans se faire remarquer.
Elle montait les escaliers lorsqu’on lui dit que Madame de Jarjayes souhaitait la voir au salon. La mère d’Oscar l’accueillit avec un sourire chaleureux. « Ma chère Rosalie, quel dommage que vous soyez partie si tôt ce matin, Madame de Merteuil est parti ce matin précipitamment, des affaires importantes à régler en ces terres. Nous vous avons cherché partout, mais hélas elle n’a pu vous attendre. Elle m’a chargé de vous dire au revoir pour elle... » Rosalie était abasourdie. Partie ! Alors elle avait fait tout cela pour rien ! Elle avait vendu son âme au diable pour rien !
Madame de Jarjayes prit son trouble pour de la déception de n’avoir pu dire au revoir à la Marquise. Rosalie pris alors congé et remonta dans sa chambre. Ses jambes tremblaient sous elle et elle titubait.
Le sol se dérobait sous ses pas.
A peine la porte de sa chambre fut refermée derrière elle qu’elle s’effondra en sanglots. Elle pleura longtemps, allongée sur le sol de sa chambre. Son désespoir était immense.
Puis elle parvint enfin à se lever et alla vers sa coiffeuse pour se passer de l’eau fraîche sur son visage rougi et gonflé de larmes.
C’est là qu’elle vit, posé sur le rebord de la tablette, un petit flacon de verre finement ciselé sous lequel était glissé une lettre.
Rosalie l’ouvrit. Elle était de Madame de Merteuil.
«Ma chère enfant,
Suite à notre petite conversation d’hier soir, je vous offre ce que vous souhaitiez. Dans ce flacon vous trouverez un filtre fabriqué sur ma demande pour vous. Il est très efficace n’en doutez pas.
Son usage en est fort simple : déposez quelques gouttes de ce liquide sur votre gorge et quelques autres dans la boisson favorite de votre petit Colonel. Dès qu’Oscar aura bu elle n’aura d’yeux que pour vous… Ensuite ce sera à vous de saisir votre chance car rien n’est jamais acquis. Mais vous devez savoir une chose : l’effet de cette potion ne perdurera pas dans le temps…à vous d’en profiter au mieux…
N’oubliez pas votre dette une fois que votre souhait sera exaucer, car moi je ne l’oublierai pas…
Votre Marquise »
Elle avait tenu sa promesse. Rosalie, en cet instant, senti son cœur se gonfler d’espoir. Si cette chose marchait, elle aurait Oscar !

La journée lui paru longue à mourir. Elle réfléchissait sans cesse au meilleur moment d’agir, elle devrait être discrète, et le manoir était rempli de monde. La tâche lui paraissait insurmontable, autant que son impatience.
Le soir au dîner, Oscar annonça qu’elle partait pour quelques jours en Normandie. André et Rosalie l’accompagneraient. A ces mots, la jeune fille senti son cœur battre à un rythme abominable. Enfin l’heure approchait où son rêve allait enfin prendre corps.
Elle ne dormit pas cette nuit là. Elle ne pensait qu’à Oscar, son Oscar. Elle rêvait cet instant où leurs lèvres se toucheraient enfin. Elle sentait des picotements merveilleusement agréables au creux de ses cuisses et bougeait lentement son bassin pour les amplifier. Ses doigts parcouraient tout son corps imaginant que c’était celui d’Oscar. Sa silhouette athlétique et élancée dansait dans le fantasme de la jeune fille. Elle imaginait sa peau douce, ce corps ferme et ses mains sur elle. Son oreiller entre ses jambes, Rosalie se voyait encercler ce corps tant désiré. Elle avait retiré sa chemise et se caressait avec fougue. Son excitation était trop forte, il lui semblait qu’elle n’aurait jamais la force d’attendre.
Son bassin ondulait, elle gémissait et frottait de plus belle son sexe avide sur ce coussin inerte. A plat ventre, les cuisses largement ouvertes elle serait contre ses seins le second oreiller, reconstituant une silhouette imaginaire sur laquelle elle superposait l’image de son aimée. Elle était en nage et son corps tout entier semblait animés de soubresauts. Son sexe frottait le tissus humide de l’oreiller de plumes et ses hanches bougeaient à un rythme effréné jusqu'à ce que la délivrance de la jouissance vint apaiser momentanément sa faim.

A l’aube elle fut prête. Avant même que les autres ne fussent levé.
Enfin l’heure du départ arriva. Lorsque la voiture s’ébranla, Rosalie senti une joie immense l’envahir et son impatience grandir encore.
Elle avait enveloppé le flacon dans un mouchoir et l’avait logé aux creux de ses seins, histoire de ne pas le perdre !



Chapitre 12 : Nuits normandes, nuits gourmandes ?

Il faisait beau en cette fin d’été et l’air marin apportait une fraîcheur bienvenue.
Les jours s’écoulaient dans la douceur et le calme dans cette demeure simple et confortable.
Rosalie avait décidé d’attendre un peu avant d’expérimenter le filtre de la Merteuil. Oscar était arrivée ici fort préoccupée et la jeune fille avait préféré attendre que sa belle fut dans de meilleures dispositions.
Un matin alors qu’Oscar était d’une humeur fort gaie, Rosalie décida d’essayer le produit à toute petite dose, pour voir. Elle mis une toute petite goutte dans le chocolat de la jolie blonde et une même petite goutte dans le creux de son décolleté…
Au début rien ne se passa. Oscar garda son comportement habituel. Les trois amis partirent se promener sur la plage. Leur promenade fut troublée par la visite d’une étrange femme en noir. Rosalie reconnut Jeanne sa sœur, et resta avec elle après le départ précipité d’Oscar et André.
Lorsque la jeune femme repris le chemin du château, elle se rendit compte qu’Oscar l’avait attendue en chemin. Elles parlèrent peu pendant le chemin du retour mais, chose étrange, Oscar chevauchait derrière Rosalie, ce qui était totalement inhabituel. De plus, Rosalie sentait qu’on la regardait et, en se retournant, surprit le regard d’Oscar sur elle, un regard tel qu’elle ne lui en avait jamais vu, à la fois doux et insistant.
Cette sensation dura tout le long de l’après midi et Rosalie commença sérieusement à croire que cette potion fonctionnait. C’est ainsi qu’elle augmenta un peu la dose dans le chocolat de 16h00…
Au dîner elle s’habilla de manière un peu plus apprêté que d’ordinaire portant un corset plus serré et une robe un peu plus décolletée. André, remarqua sa tenue, elle la justifia par une envie de coquetterie féminine… Oscar quand à elle ne cessait de regarder avec insistance ces seins blancs qui gonflaient au rythme de la respiration de Rosalie. La jeune femme observait tout cela avec délectation et son excitation ne faisait que croître. Demain, elle porterai l’estocade finale…il fallait qu’Oscar aussi attende…patience donc.
Après le dîner, André sorti dans le jardin pour observer les étoiles et Oscar se rendit à la bibliothèque. Rosalie ne manqua pas de lui servir un autre chocolat…sans oublier de lui tenir compagnie. Elle avait pris un livre de gravures et le feuilletait négligemment en surveillant l’attitude d’Oscar.
Le bel officier avait bien du mal à se concentrer sur son ouvrage et regardait toujours Rosalie avec insistance. « Vous souhaitez me dire quelque chose Oscar ? Demanda t’elle d’une voix candide et sensuelle.
-Non pas vraiment, répondit Oscar d’un ton gêné. Je me disait juste que tu avait change ces derniers temps.
-Changé ? Et en bien j’espère… Et Rosalie souriait avec gourmandise. Elle mouillait ses lèvres et regardait Oscar avec malice.
-Oui, euh, comment dire, tu est devenue une vraie demoiselle. Tu as pris beaucoup d’assurance, et tu est très jolie ce qui ne gâche rien. Je sais que beaucoup de galants ne désirent qu’un regard de toi à la cour… Oscar parlait d’une voix grave, le ton se voulait détaché mais ne parvenait pas à masquer son trouble.
-Je me fiche bien de ces galants. C’est votre avis qui compte le plus ! Après tout c’est de vous que je m’efforce de tout apprendre…
-C’est plutôt moi qui aurait des choses à apprendre de toi ; elle avait dit cela d’un air mélancolique ; tu es devenue très féminine, et moi j’ignore tout de cela...
-Il ne faut pas dire cela Oscar, s’insurgea Rosalie d’une voix douce et ferme, vous êtes quelqu’un d’exceptionnel et bien des femmes souhaiteraient vous ressembler, à commencer par moi ! Comment pouvez vous dire que vous n’êtes pas féminine, vous êtes belle Oscar, très belle… »
oscar la regarda avec étonnement, les paroles de Rosalie raisonnaient dans le silence soudain de la bibliothèque. La jeune fille semblait transfigurée et Oscar en fut troublée. Elle découvrait une Rosalie nouvelle et insoupçonnée, pleine de force et de charme. Elle n’était plus cette enfant triste et effrayée, mais une femme sûre d’elle et terriblement troublante…
Oscar sentait son cœur battre à se rompre. En silence elle quitta la pièce, la présence de Rosalie devenait par trop déconcertante. Soudainement elle se surprenait à la trouver séduisante et laissait son regard s’attarder sur elle plus que de raison.
Rosalie ressentit très bien la gêne d’Oscar, elle avait vu ses joues s’empourprer et s’était retenue de ne pas l’embrasser sauvagement tant son excitation était grande. La chaleur entre ses cuisses était délicieusement insoutenable. Vivement, elle souleva sa jupe et se laissa tomber en arrière sur le grand fauteuil, ses fesses glissèrent sur le rebord. Les cuisses ouvertes elle glissa sa main dans son sexe chaud. Ses doigts entrèrent sans mal dans l’étroit orifice et commencèrent le rapide mouvement qui soulagerait sa faim. Le va en viens infernal la conduit à une jouissance rapide et furtive… Nullement assouvi son désir s’en trouvait décuplé.

Oscar, de son côté, s’endormit avec peine. L’image de Rosalie la hantait dès qu’elle fermait les paupières, elle revoyait sans cesse ses lèvres, ses yeux malicieux, sa taille pincée et ses deux seins qui se gonflaient au rythme de sa respiration douce… Ces images obsédantes prenaient lentement possession de son âme.
Peu avant l’aube, la jeune femme sombra dans un sommeil tourmenté.



Chapitre 13 : Jeux d’eau …


C’est Rosalie elle-même qui vint réveiller Oscar en fin de matinée.
Elle portait un plateau de petit déjeuner avec un chocolat très parfumé… et une jolie brioche toute chaude.
Pimpante et gaie elle ouvrit doucement les rideaux et les volets. D’une voix douce et chantante elle réveilla doucement le joli Colonel et posa le plateau sur une chaise à côté de on lit avant de quitter la pièce d’un pas léger, dans le bruissement de ses jupes froufroutantes.

Oscar émergea doucement, le parfum de roses de Rosalie se mêlait aux effluves du chocolat et de la brioche.
Elle avait peu dormi et se sentait lasse. Elle s’assit dans son lit et porta le plateau sur ses genoux. Les douces effluves du chocolat la revigorait.
Son plateau terminé, elle décida de prendre un bain et sonna Molly la vieille gouvernante pour qu’elle lui prépare la baignoire.
Pendant que l’eau chauffait, Oscar se prélassa encore au lit. Le chocolat continuait son effet ravageur et Oscar était plus troublée que jamais. Elle rêvassait, la tête emplie d’images d’une Rosalie plus aguicheuse que jamais. En outre elle n’était même pas choquée de penser de telles choses, cela lui semblait tellement naturel… décidément cette potion était réellement efficace…

Le bain prêt, Oscar s’y plongea avec délectation. Il était très mousseux, comme elle l’aimait et pas trop chaud pour ne pas rougir sa peau délicate.
Rosalie se débrouilla pour prendre la place de la gouvernante dans la salle de bains, ainsi elle pourrait admirer un peu plus sa future proie !
Oscar fut donc surprise de voir la jeune fille entrer avec les linges qui serviraient à l’essuyer à la place de la vieille Molly.
Ce changement, loin de la chagriner la ravit au contraire et elle décida d’en profiter en demandant à Rosalie de lui laver les cheveux.
« Ca marche ! » pensa la jeune intrigante, qui s’empressa de venir laver la magnifique chevelure blonde !
Elle commença doucement par lui mouiller les cheveux avec de l’eau claire, elle les savonna ensuite avec une lotion particulière à base de plantes. Ses doigts lui caressaient le cuir chevelu avec douceur. Elle avait des gestes lents, et ses mains descendaient parfois sur la nuque où elle insistait d’avantage, mais pas trop. Oscar se laissait totalement aller sous ces mouvements délicieux.
Après avoir rincé les cheveux, Rosalie dû lui frotter le dos.
La jeune fille la savonna avec une éponge moelleuse qu’elle s’empressa de laisser couler dans la baignoire, elle plongea le bras pour la repêcher et effleura doucement les fesses et le bas du dos en remontant.
Un frisson voluptueux parcouru le corps d’Oscar et elle s’abandonna sous l’éponge qui lui frottait le dos et qui continuait son périple en lui savonnant la poitrine.
Oscar avait, chose surprenante, une poitrine plutôt généreuse et très ferme. Rosalie dû se retenir pour ne pas lui mordiller ses tétons roses qui pointaient hors de la mousse…
La tête posée en arrière sur le rebord de la baignoire, Oscar fermait les yeux et profitait de cette toilette inattendue.
Prudente, Rosalie osait sans trop en faire, elle voulait y aller graduellement, histoire de faire monter l’excitation et le plaisir…
Comme il lui était bon de jouer ainsi avec sa belle !
La toilette terminée, Oscar sorti du bain et Rosalie l’enveloppa d’un grand drap pour l’essuyer. Elle la frotta avec le linge et caressa son corps mince et musclé a travers le tissus mouillé. Elle n’oublia aucun endroit et Oscar se laissa faire se laissant doucement aller à la volupté de ce contact sensuel et doux.
Lorsqu’elle eut enfin fini, Rosalie quitta la pièce, laissant Oscar seule pour s’habiller.
La jeune officier se sentit presque perdue, le contact, le parfum et la présence de Rosalie lui étaient devenus presque indispensables…
Troublée, elle s’allongea sur son lit, nue et laissa aller ses mains sur son corps, cet inconnu pour elle, essayant de retrouver les frissons provoqués par les mains douces de la jeune fille. La chose était agréable mais les sensations n’étaient pas les mêmes, Rosalie lui manquait…
Elle resta longtemps alanguie avant de reprendre ses esprits.
Elle s’habilla, à regrets, pour descendre déjeuner.



Chapitre 14 : Le secret d’André…


Rosalie était plus jolie que jamais au déjeuner, les joues roses et les lèvres gourmandes. Elle portait une charmante robe de cotonnade imprimée de fleurs et avait relevé ses cheveux, dévoilant sa nuque laiteuse et délicate.
Oscar ne pouvait détacher son regard d’elle. Chaque mouvement de la jeune fille provoquait mille émois en elle.
Rosalie était enjouée et faisait celle qui ne remarquait rien.
André observait les deux femmes d’un air curieux et Oscar croisa son regard perplexe. Elle se rendit tout à coup compte de son manque de discrétion. Les joues rouges elle cessa de regarder Rosalie et resta silencieuse pendant le repas.

La chaleur de cette journée d’août rendait toute activité difficile durant l’après midi. Oscar se retira dans sa chambre pour se reposer un peu derrière les volets clos.
Rosalie se rendit dans le jardin et s’allongea à l’ombre des pommiers du verger. Elle souhaitait dormir un peu afin d’être en forme pour le soir.
Pourtant Rosalie ne s’endormis pas, elle était préoccupée. Oscar manquait de discrétion et même si cela ne lui déplaisait pas, cela risquait fort de mettre ses projets en danger. André était loin d’être un imbécile et il découvrirait sans doute le pot aux roses si Rosalie ne réagissait pas. Elle était d’ailleurs étonnée qu’il n’ait encore rien sous entendu, au vu de la conduite d’Oscar.
C’est à ce moment là qu’elle aperçut le jeune homme qui traversait les jardins à vive allure.
Curieuse elle décida de le suivre a distance.

André descendit au village, il marchait d’un bon pas. Il entra dans l’église, Rosalie le suivit.
Le jeune homme s’entretenait avec le prêtre de la paroisse. Les deux hommes parlaient à voix basse. Rosalie, à quatre patte, rampait entre les bancs de bois afin de s'approcher au plus près.
La jeune espionne mit un certain temps avant de comprendre la teneur de leur conversation, les propos étaient confus. Ils parlaient de foi et d’engagement, et elle finit par comprendre qu’André songeait sérieusement à enter dans les ordres !
Le prêtre tentait de démêler si cette envie soudaine était due à la foi en Dieu ou simplement au dépit amoureux qui inondait le cœur d’André.
Le jeune homme parlait avec fougue et tristesse. Il avait toujours été croyant, et son attachement à Dieu s’était toujours manifesté dans sa compassion envers autrui. Depuis toujours il plaçait la charité et le don de soi au dessus de tout. Il aidait beaucoup les plus démunis, participait énormément aux actions de sa paroisse en faveur de plus pauvres. L’injustice le révoltait et il pensait pouvoir aider et agir en servant Dieu.
Son amour pour Oscar et son abnégation envers elle étaient de la même force. Pourtant depuis quelques temps sa souffrance était devenue intolérable, il ne trouvait plus la paix qu’en aidant les autres.
Il avait toujours été un fervent admirateur de St François d’Assise et de ses vœux de pauvreté. Son destin le fascinait depuis toujours.
Rosalie écoutait, surprise et choquée par son désespoir. Pourtant, cette soudaine vocation mettait André hors course pendant quelques temps. Elle l’empêcherait de commettre cette folie. Elle savait déjà comment, mais elle devait d’abord obtenir ce qu’elle voulait. Après cela, elle s’occuperait d’André.
Les deux hommes quittèrent l’église pour se rendre dans la sacristie, Rosalie en profita pour filer. Le temps lui était compté et elle devait agir au plus vite.





Chapitre 15 : Coup de chaleur…

Rosalie rentra au manoir en courant, la chaleur épouvantable et le soleil de plomb ne purent l’en empêcher.
Elle était trempée en arrivant et au bord de l’évanouissement. Epuisée, elle s’écroula sur le carrelage froid de la cuisine afin de reprendre ses esprits, et sans y prendre garde elle perdit tout doucement conscience.

Oscar s’éveillait. Elle dormait toujours à ces heures trop chaudes pour faire autre chose. Comme toujours ces derniers temps, son sommeil avait été hanté de rêves plus ou moins avouables où Rosalie jouait le rôle principal. Troublée au début, choquée même, elle s’en accommodait très bien et aimait même y repenser lorsqu’elle était seule et rêvassait…
Elle avait soif. Plus d’eau dans le pichet, il fallait descendre à la cuisine…

Les volets étaient clos, et la pièce était plongée dans la pénombre. Oscar se dirigeait vers la pompe à eau quand elle aperçut la jeune fille étendue sur le sol.
Affolée Oscar se précipitât auprès d’elle, Rosalie avait les joues rouges, elle était brûlante. Sans réfléchir, Oscar remplis son pichet d’eau et posant la tête de la jeune fille sur ses genoux, aspergea doucement son visage et sa gorge du liquide frais. Elle desserra aussi les lacets de son corsage afin de l’aider à respirer. Les gouttes d’eau glissaient sur la peau douce et rougie par la chaleur.
Sous la fraîcheur, Rosalie reprenait doucement ses esprits. Entrouvrant les yeux elle fut surprise de voir Oscar au dessus d’elle qui l’aspergeait doucement. Quel bonheur ! Elle savourait chaque secondes et gardât les yeux clos encore quelques instants, laissant Oscar libre de tout mouvements… l’occasion était trop belle !

Oscar était elle fascinée par les gouttes d’eau qui roulaient sur la gorge de Rosalie. Comme dans ses rêves, elle ressentait ce trouble et ce désir.
Enhardie par l’inconscience de la jeune fille, elle glissa ses doigts sous le corsage délacé. La peau était douce, elle sentait son cœur battre et ses seins se gonfler sous la respiration calme. La main glissa doucement entre les deux seins ronds et fermes, dieu que c’était doux et bon. Oscar sentait le désir brûler en elle comme jamais. La peau de Rosalie exhalait un parfum de rose enivrant qui lui tournait la tête…

Rosalie frémissait, ce contact intime était inespéré ! La main d’Oscar glissait sur son sein… son téton était dur et elle sentait les doigts tremblants jouer avec… le moment était venu pour elle d’ouvrir enfin les yeux... Il fallait agir avec douceur pour ne pas effrayer Oscar et briser ce moment magique…

Dans un gémissement langoureux, elle tournât doucement la tête et ouvrit les yeux.
Surprise, Oscar retira sa main prestement. D’un geste vif, Rosalie lui attrapa le poignet et, plongeant ses yeux dans les siens avec une fermeté sans égale, replaçât la main du beau Colonel dans son corsage trempé…
Oscar avait les joues rouges et semblait figée de stupeur. Doucement Rosalie leva doucement son bras et caressa enfin ce visage tant désiré, effleurant les lèvres avec insistance.
Les deux jeunes femmes se regardaient en silence, le temps semblait s’être arrêté et plus rien ne saurait troubler cet instant…

Lentement, Oscar approcha son visage de Rosalie, et posa enfin ses lèvres sur les siennes. Un frisson l’envahis, c’était si doux si bon !
Rosalie enlaçait le cou d’Oscar qui serra d’avantage la jeune femme dans ses bras. De chaste et doux le baiser se fit plus profond et langoureux sous la langue experte de Rosalie, dont le désir était plus brûlant que jamais…



Chapitre 16 : Le verrou…

( Ce titre est en référence au tableau de Fragonard du même nom qui vous donnera une idée des choses une fois la porte fermée…)
Dans la pénombre de la cuisine les deux jeunes femmes s’abandonnaient dans les bras l’une de l’autre. L’élixir mystérieux de la Marquise avait fait son œuvre.

Enfin.

Les mains d’Oscar fouillaient frénétiquement le corsage défait provoquant des spasmes de plaisir chez Rosalie qui gémissait de plus en plus sous les lèvres brûlantes d’Oscar. La jeune femme avait passé la main dans l’ouverture de la chemise masculine, au creux de sa paume se lovait enfin ce sein frémissant derrière lequel palpitait ce cœur passionné tant aimé.

Submergée par le plaisir qu’elle découvrait pour la première fois, Oscar avait totalement oublié qu’elle se trouvait sur le carrelage de la cuisine et que les domestiques risquaient de les surprendre.
Bien que savourant totalement sa victoire, Rosalie n’en restait pas moins vigilante et l’idée d’être surprise ne lui plaisait guère… D’autant qu’elle comptait prolonger l’étreinte le plus longtemps possible et dans des conditions autrement plus confortables.

Avec douceur, elle quitta les lèvres affamées d’Oscar et se releva lentement. Elle prit les mains de la blonde ébouriffée et l’entraîna hors de la cuisine. Elle la conduisit dans l’escalier puis jusqu'à sa chambre. Comme envoûtée, la jeune aristocrate ne cessait d’étreindre et d’embrasser Rosalie tout au long du trajet vers sa chambre.
Une fois la porte fermée et le verrou tiré, Rosalie s’abandonna tout à fait au plaisir et aux caresses hardies de son bel officier…

Oscar avait plaqué Rosalie contre le montant du baldaquin et l’embrassait avec fougue. C’était comme si toutes ses années de frustrations et d’oubli de son corps s’envolaient. Elle se sentait libre. Enfin libre de jouir de son corps et du plaisir que celui-ci lui procurait.
Le corsage défait de la jeune femme dévoilait sa poitrine humide. Les tétons roses pointaient vers le ciel avec arrogance. Oscar contemplait la jeune fille toute en boucles au regard languide. Elle sentait que tout cela n’était que folie.
Qu’importe ! Elle se sentait vivre et c’était délicieux !
Ses yeux étaient plantés droit dans ceux de Rosalie, ses mains palpaient la poitrine insolente. Elle délaça d’avantage le corsage et laissa glisser ses mains sur les hanches puis sur les fesses…

Rosalie se laissait faire, elle savourait sa victoire. Les mains d’Oscar sur ses fesses étaient un vrai délice, puis Rosalie se plaqua contre Oscar, glissa ses doigts sous la chemise à présent largement ouverte. Elle joua du bout des doigts avec les tétons durcis. Faisant glisser le vêtement sur le sol, elle posa ses lèvres sur les deux jolis ballons d’Alsace (poésie locale soufflée par mon chéri…) et les couvrit de baisers torrides.
Elle laissait courir ses mains le long du dos musclé, descendant lentement vers les creux des reins, puis les doigts glissèrent doucement sous la culotte* de soie rouge.

Oscar tressaillait sous tant de sensations. Elle descendit ses main et fit tomber au sol le reste des vêtements de Rosalie (par bonheur, la chaleur ambiante avait poussé la jeune femme à se vêtir très légèrement).
Elle tenait enfin la jeune femme totalement nue dans ses bras et laissait ses mains courir sur sa peau, découvrant des recoins encore plus doux que le reste…
Les mains de Rosalie glissaient sur ses fesses rondes et fermes de cavalière accomplie provoquant les frisson de on corps tout entier.
D’une main, elle déboutonna sa culotte, ouvrant à Rosalie la voie royale vers son intimité…
La culotte glissa sur le sol avec les bas et tout ce qui pouvait être retiré. Rosalie s’était agenouillée pour achever de dénuder totalement ce corps magnifique et fuselé.
C’est avec bonheur et volupté qu’elle plongea son visage dans la toison dorée de son aimée. Elle huma son parfum à en perdre conscience.

Puis Rosalie se releva, pris la main d’Oscar et la conduisit vers le lit.



Note : Au 18ème siècle la culotte était le nom du « corsaire » ou « knikers », comme nous dirions aujourd’hui, porté par les aristocrates. C’était un privilège de leur rang, porté avec de coûteux bas de soie.
Les sans culottes portaient un pantalon, et n’étaient pas comme on le croit dépourvus de sous vêtements…)



Chapitre 17 : L’alcôve enchantée…



Au creux du lit moelleux, protégées par de lourdes tentures de taffetas carmin, les deux corps aux blondes boucles se fondaient l’un dans l’autre.
De passive Rosalie avait pris les choses en main, elle entendait bien profiter de chaque instant et se donnait pour mission de faire découvrir à Oscar toutes les facettes de la sensualité.
Oscar, de son côté, ressentait pour la première fois une liberté nouvelle s’emparer de son âme et de son corps. Il n’y avait plus de limites, le carcan du mensonge était brisé et elle se sentait enfin vivre.
Sur sa peau, les lèvres gourmandes de Rosalie faisaient naître des frissons insoutenables. La langue douce s’attardait dans chaque crues et recoins secrets de son corps, il lui semblait qu’elle le découvrait en même temps que la jeune fille qui goûtait sa peau.

Oscar avait toujours un peu nié son corps, encombrant réceptacle de son âme guerrière. Longtemps elle avait été un être désincarné, insensibles aux douleurs comme aux plaisirs physiques.
Ce séjour en Normandie avait brisé toutes ses certitudes et toutes les protections qu’elle avait dressées autour d’elle s’étaient brisées.
Elle prenait conscience d’elle-même et s’abandonnait totalement aux caresses indécentes qui la submergeaient de bonheur.

Tout avait commencé par un baiser interminable.
Après s’être allongée à côté d’Oscar, Rosalie s’était penchée sur son visage et avait dévoré ses lèvres avec une gourmandise non dissimulée. Leurs langues s’étaient mélangées, comme leur boucles blondes autour de leurs visages.
Rosalie tenait entre ses mains le visage adoré, ses doigts plongés dans l’or des boucles sauvages. Les bras d’Oscar l’encerclaient et elle sentait leur force douce la plaquer contre elle.
Elle avait allongé son corps sur le sien, l’avait enserré entre ses jambes pour mieux la garder contre elle.
Peau contre peau, elles s’étaient embrassées longtemps, comme pour rattraper le temps perdu. Puis doucement Rosalie avait quitté les lèvres affamées pour goûter d’autres territoires.
La chaleur ambiante donnait à cette peau tendre une saveur salée.
Sans retenue sa langue courait partout, s’attardant plus ou moins selon les réactions provoquées. Elle caressa longuement les tétons roses et durci sous les gémissements encourageants de la belle soumise et abandonnée.
Elle était descendue progressivement, d’une lenteur insoutenable et délicieuse.
La langue descendait est les mains aussi. Rosalie laissait ses doigts courir sur la peau humide et frémissante, elle se perdait dans les courbes, précédant ou suivant les lèvres de la goûteuse.
Doucement, les doigts avaient joué avec les boucles dorées de la toison pubienne. Avec délicatesse les mains avaient écartés les deux cuisses pudiques, ouvrant le chemin vers d’autres lèvres qui réclamaient elle aussi leur baiser…
Oscar savourait simplement, alanguie et inerte. Elle gémissait sous les caresses impudiques, se fichant bien qu’on puisse entendre, peut être, ses cris de volupté.
Avec des gestes doux et fermes à la fois, Rosalie guidait son corps, instantanément Oscar comprenait ce qu’elle voulait.
Elle replia ses jambes, ouvrant plus largement ses cuisses et remontant son bassin, offrant son sexe avide aux lèvres de la jeune femme.
Rosalie entra doucement un doigt par l’étroit orifice, tout en jouant avec ces lèvres particulières du bout de la langue.
Sa main imprima un mouvement de va et viens qui fut suivit en rythme par les hanches de la belle.
La caresse se prolongea longtemps, Oscar se tordait, se cambrait sous l’insoutenable caresse. Elle tenait la tête de Rosalie plaquée sur son sexe, ses gémissements se faisaient plus sonores, puis la jouissance vint la terrasser toute entière, elle était vaincue par se puissance. Ses muscles se relâchèrent, essoufflée et heureuse elle s’abandonna presque inconsciente.
Rosalie fut très satisfaite de son petit effet, et elle entendait bien ne pas laisser les choses s’endormir ainsi…
Elle se coucha donc aux côtés de la belle et l’enlaça tendrement, histoire de lui laisser un petit répit, tout en la caressant doucement pour maintenir ses sens éveillés…



Chapitre 18 : Un nouveau départ…



Le silence régnait dans la vaste demeure. Une douce lumière passait au travers de volets clos, tombant sur les sols comme des taches d’or liquide.

Lorsque André était entré dans la cuisine, les éclaboussures d’eau faites par Oscar avaient séchées depuis longtemps. Las et triste, il se rendit dans sa chambre.
Sa conversation avec le Père Michel avait été longue et émotionnellement difficile. Le prêtre comprenait la démarche du jeune homme, mais la route de la prêtrise était longue et difficile.
Sensible à la détresse de ce cœur perturbé, il avait proposé à André d’éprouver sa foi et de tester son engagement. Un de ses amis d’enfance était entré dans les ordres, il était moine dans un cloître Franciscain de la région.
Le Père Michel avait donc proposé à André de se retirer au Monastère durant quelques temps, afin d’étudier les écritures. La solitude l’aiderait sans doute à voir plus clair en son cœur.
Une lettre de recommandation dans la poche, André était rentré au manoir et faisait calmement ses bagages.
Il voyagerait léger, les Franciscains avaient fait vœux de pauvreté, il n’aurait donc pas de grands besoins. Une chemise de rechange, du pain, du jambon fumé et une gourde de vin pour la route, sans oublier deux ou trois pommes…
Il laissa une lettre à la gouvernant e pour prévenir Oscar de son absence d’une durée indéterminée. Il ne souhaita pas la voir avant de partir, la céleste vision aurait sans doute ébranlé ses certitudes.
Il quitta donc la maison des Jarjayes en cette chaude fin d’après midi et pris la route d’un pas léger. Il marcherai de nuit la route serait moins pénible ainsi.

Pendant ce temps, à l’étage, on était bien loin des préoccupations mystiques du beau mangeur de pommes…
Oscar n’avait pas eu le temps de s’assoupir. Rosalie, de caresses indécentes en baisers insistants avait eu vite fait de réveiller mille idées lubriques en elle.
Collée contre elle, Rosalie avait collé son sexe humide et affamé contre sa cuisse et se frottait contre elle avec d’amples et lents mouvements de hanches.
Oscar l’encerclait de ses bras et caressait les fesses rondes avec gourmandise. Comme elle aimait les sentir bouger dans ce doux mouvement de va et vient…
L’excitation montait en elle et, n’y tenant plus, elle renversa la jeune femme de l’autre côté du lit défait. Elle la dominait à présent et comptait bien imposer sa loi, on est militaire ou on ne l’est pas !
Elle colla sa cuisse au plus près de la toison dorée et plaqua elle aussi son sexe sur la peau de Rosalie, et colla ses lèvres sur les seins ronds et fermes.
C’était une friandise, un régal, Rosalie était un festin de douceurs, une confiserie délicieuse qu’elle avait envie de croquer, sucer, lécher toute entière. Les hanches ondulaient en rythme, elles gémissaient ensemble sous ce plaisir commun.
Oscar découvrait qu’il était certes bon de recevoir mais qu’en matière de plaisirs il était encore plus délicieux d’en donner, son propre plaisir s’en voyant amplifié.
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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:43

Elle descendit doucement ses lèvres sur le corps alangui, abandonnant cette cuisse pourvoyeuse de douces sensations au creux de son ventre.
Rosalie enfonçait ses doigts dans les boucles folles de cette chevelure dorée. Elle sentait les lèvres descendre plus bas, jusqu'à atteindre la forêt humide de son bas ventre.
Elle écarta les cuisses et releva le bassin pour lui faciliter les choses. Oscar respirait ce parfum particulier qui l’attirait tant. C’était doux. Elle gardait les yeux clos, cherchant du bout des doigts cet endroit qu’elle avait souvent fouillé chez elle ces derniers jours.
Lentement, ils arrivèrent à la fente chaude et humide et y entrèrent. Rosalie gémit. Oscar imprima un doux mouvement à ces doigts, arrachant des soupirs de volupté aux lèvres de la jeune femme.
Puis l’envie lui vint de goûter au nectar qui enveloppait ses doigts, comme lorsqu’elle volait de la confiture à grand-mère. Elle posa enfin ses lèvres sur l’ouverture avide de plaisirs et y fit jouer sa langue curieuse.
Plus ses mouvement et caresses se faisaient insistantes et fortes, plus elle sentait la pression des doigts de Rosalie sur son cuir chevelu. Les soupirs s’étaient amplifiés et Rosalie se mordait parfois les lèvres pour ne pas crier tant c’était bon.

Leurs corps se mélangèrent de maintes façons jusqu’au cœur de la nuit.
Elles ne descendirent point manger, et finirent par s’endormir épuisées par les jouissances multiples qu’elles s’étaient données.



Chapitre 19 : Le matin des délices…


Rosalie s’éveilla la première, le gazouillis des oiseaux et les rais de lumière qui filtraient au travers des volets avaient eu raison de son sommeil finissant.
Oscar dormait auprès d’elle, elle semblait si calme et pure en cet instant, qui la voyant ainsi aurait pu devine quel monstre de sensualité se cachait derrière ce visage angélique.
Rosalie se leva et alla ouvrir les volets. La lumière crue et pâle du matin envahis la pièce, couvrant chaque objet d’une lumière blanche et pure.
Le bruit du bois grinçant avait éveillé Oscar. Les yeux mi-clos elle fut terrassée par la vision de Rosalie dans la lumière. Sa peau si blanche rayonnait dans la lumière. Elle semblait faite de lumière et couronnée d’or pur. Une telle beauté était inimaginable. Les souvenirs de la nuit lui revinrent et le désir s’éveilla à son tour.
Oscar se leva et doucement avança vers la belle penchée à la fenêtre. Elle l’encercla de ses bras et l’embrassa doucement dans le cou.
Peu importait qu’on puisse les voir ainsi enlacées à cette fenêtre, seul comptait le contact entre leurs peaux laiteuses dans la lumière blanche.

Les mains d’Oscar courraient sur sa peau, un vrai délice pour Rosalie qui se laissait aller contre le corps de son bel officier. Les lèvres brûlantes de la belle militaire goûtaient chaque centimètre de son cou, comme si elle avait été une sucrerie délicieuse.
Les deux jeunes femmes se fondaient dans la lumière, cédant au désir irrépressible qui enflammait leur corps.
Rosalie se retourna, embrassant à pleine bouche son amante empressée. Les mains d’Oscar avaient enveloppées ses fesses, la plaquant contre son corps. Rosalie se laissa tomber sur le sol entraînant Oscar avec elle sur le tapis moelleux.

Enlacées dans la lumière les peaux étaient presque soudées l’une à l’autre, les lèvres et les langues se mélangeaient comme les cheveux des deux jeunes femmes.
Oscar dominait Rosalie, soumise consentante de l’appétit dévorant de la belle Colonel. Oscar posait ses lèvres brûlantes sur chaque centimètre de peau de Rosalie, léchant et mordillant chaque saillie de cette peau sucrée.
Rosalie, à plat ventre sur le sol, laissait son dos et ses fesses assouvir l’insatiable belle. Oscar dévorait les rondeurs de se postérieur, le croquait comme une pomme, glissant ses doigts dans la fente secrète pour atterrir au creux du fruit humide et chaud.
Et la pomme ronde et pleine se mit à bouger sous l’audace des doigts devenus experts. Puis Oscar souleva les hanches de la belle prisonnière se ses caresses, et glissa ses lèvres jusqu’à l’entrée du fruit défendu, goûtant son jus suave du bout de sa langue.
Rosalie gémissait, c’était vraiment trop de plaisir, un bonheur sans égal, une jouissance infinie. Elle se releva, et gardant la source de plaisir collée aux lèvres de la belle assoiffée, se retourna pour aller boire à son tour à cette source dorée qui s’offrait à elle.

Les deux corps enchevêtrés ondulaient en rythme, chaque sensation ressentie chez l’une donnait lieu à une réaction de langue chez l’autre, provoquant d’innombrables frissons sur les peaux baignées par la lumière crue et déjà chaude du matin.
Puis elles roulèrent chacune au sol, épuisées et terrassées par la jouissance ultime de leurs baisers interdits.

Soudain, rompant le silence, leurs ventres grognèrent, affamés de nourritures moins torrides. L’éclat de rire des deux jeunes femmes vint couvrir ce bruit sourd et incongru.
Alors elle se relevèrent, se regardant en silence, un sourire complice aux lèvres.
Sans un mot elles firent un brin de toilette, l’une lavant l’autre et s’habillèrent pour descendre déjeuner.

Le repas, pris à la cuisine fut très gai et ponctué d’éclats de rires. Rosalie n’avais jamais vu Oscar aussi heureuse et épanouie.

Leur joie fut interrompue par Bertille, la cuisinière, qui apporta à Oscar la lettre d’André*…

(*qui lui aussi aime les pommes....)



Chapitre 20 : La lettre d’André


Très étonnée de recevoir ce pli, Oscar l’ouvrit vivement.

« Ma chère Oscar,

Lorsque tu lira cette lettre, je serai déjà loin. Mon départ doit te surprendre, mais avant de t’en donner les raisons, je te demande de ne pas chercher à me retrouver, j’ignore si je reviendrai un jour, peut être jamais.
Depuis quelques temps déjà je pense à partir, j’ai mûrement réfléchi, ce n’est pas un coup de tête.
Même si je suis loin de toi au moment où tu lis ces mots, il m’est tout de même très difficile de te livrer mon secret.
J’ai décidé de tout te dire, sans rien cacher, quitte à te faire rougir.

Je t’aime Oscar, je t’aime depuis le premier jour où tu m’es apparue comme dans un éblouissement sans fin. De toi je me souviens de tout, j’ai tout aimé. A chaque souffle de mon être, à chaque battement de mon cœur, mes pensées, mon âme sont irrésistiblement tournés vers toi. Tu fais partie de moi tout entière.

Tu es mon soleil et ma peine, je t’aime à en perdre la raison.
Toutes ces années passées à tes côtés ont été jalonnées de souffrances et de résignation.
Je ne peux pas t’aimer, je n’en ai pas le droit.
De part ma naissance, je ne peux prétendre à rien.

Le choix de ton père fut une épreuve terrible pour moi aussi, mais, avec le recul, je me rends compte que cette décision, contre nature, m’aura au moins permis de rester près de toi tout ce temps et de t’aimer en silence.
Si le destin avait voulu que tu vives une vie de femme tu aurais été mariée jeune et je ne t’aurais plus jamais revue. J’en serai sans doute mort de désespoir…
Ce que je te dis là peu te paraître égoïste, je le sais bien, je te connais par cœur. Cependant l’amour qui envahit toute mon, âme depuis si longtemps à fini par me ronger et me rendre presque fou.

Combien de fois ai-je noyé mon chagrin dans l’alcool, combien de fois ai-je eut des pensées impures envers toi. Pardonnes moi Oscar, mais si tu savais ce que j’ai enduré, si tu savais Oscar, toutes ces années passées près de toi sans aucun espoir, sans avoir jamais la moindre lueur dans la nuit qui aurait pu me rapprocher de toi.
Toutes ces nuits à boire pour t’oublier, oublier tes yeux, ta chevelure, tes lèvres que je rêve de prendre…

Cet incessant combat avec moi-même est devenu intolérable Oscar.
J’ai donc décidé de partir loin de toi, pour apaiser mon âme et ne pas basculer dans la folie.

Adieu mon Ange, je t’ai aimée toi seule, parce que je ne pouvais pas m'en empêcher malgré le mal que t’aimer me faisait."

Oscar posa la feuille sur la table, les yeux noyé de larmes...



Chapitre 21 : À la recherche d’André

Ne voulant pas y croire, Oscar se précipita dans la chambre d’André. Elle était vide, parfaitement rangée, froide et silencieuse. Les placards et les tiroirs étaient vides, plus une trace du jeune homme. C’était vrai ! André était parti !
Devant le fait accompli Oscar tomba à genoux, le souffle court, en pleurant. Plus rien ne comptait, n’existait. Un gouffre s’était ouvert à ses pieds. André, son frère, son ami, son double… André était loin d’elle, André l’aimait !
Devant ses yeux défilaient les images de leur amitié, de chaque instant partagé. Les mots d’André résonnaient dans la tête d’Oscar et les souvenirs prenaient une autre tournure. Elle revoyait chaque geste, se remémorait chaque mot, et soudain tout était plus clair… Elle avait vu son amour, elle avait toujours su, peut être, mais elle n’avait pas compris.
André, l’ami de toujours, ombre immuable dans ses pas… André, silhouette discrète et rassurante… Elle avait fini par croire que tout serait toujours ainsi. Elle avait fini par ne plus le voir, l’oublier… Lui sans qui tout à coup la vie perdait tout son sens. La réalité de son absence prenait Oscar à la gorge et l’étouffait. Elle se sentait si fragile à présent, comme si elle avait perdu une part d’elle-même.

Oscar resta là longtemps, sans dire un mot, les poings serrés, les sanglots soulevaient sa poitrine et la douleur la brûlait.

Dans le couloir, Rosalie était là aussi. Elle observait en silence, cachée dans la pénombre. Elle avait lu la lettre dans la cuisine, et bien qu’elle ai toujours su, elle avait lu toute l’ampleur de la détresse de son ami. Elle savait à présent qu’Oscar aimait André, elle voyait les sentiments que la Colonel même ne voyait pas encore. Elle souffrait et pourtant se sentait sereine. Oscar ne pouvait pas être à elle pour toujours…
Elle avait réalisé son rêve. À elle de réaliser ceux des autres…
Elle avait eu cette chance de pouvoir aimer Oscar, de pouvoir la toucher et l’étreindre. André avait assez souffert, il avait lui aussi droit au bonheur.

Le temps se figea, les deux jeunes femmes restèrent longtemps ainsi. Les sanglots s’estompèrent et Rosalie s’approcha d’Oscar. Elle s’agenouilla devant elle et lui pris la main.
« - Tu l’aime n’est ce pas ? dit elle d’une voix douce.
Oscar semblait absente, puis lentement regarda Rosalie d’un air incrédule.
-Je sais que tu l’aime, et je vois ta souffrance. Je sais où il est.
La stupeur fit place à l’espoir dans les yeux d’azur, Oscar se réveilla à ses mots.
-Où est il, dis moi où il est Rosalie ! Je veux retrouver André ! Je… je…
Silence, hésitations…
-…je l’aime… »
À ses mots qu’elle n’avait jamais dit, Oscar s’effondra.
Les deux jeunes femmes restèrent là longtemps, Rosalie cajolant son fragile militaire. Puis Oscar reprit ses esprits elle se leva et demanda simplement à Rosalie où se trouvait André.

« André est dans un monastère, il veut entrer dans les ordres.
- Allons le chercher alors ! Dit Oscar en sortant de la pièce.
- Non, les moines refuseront de vous faire entrer. Vous ne pourrez lui parler. Il est à l’isolement pour se recueillir face à Dieu et éprouver sa foi. On n’entre pas en religion comme cela, il y a une période de test. J’ai une autre idée…»

La naïve Rosalie n’était plus. Au contact de la Marquise elle avait tout appris des manipulations et autres stratagèmes pour amadouer son monde. Elle savait comment faire sortir de son refuge monastique…



Chapitre 22 : Piège à Moine

Les deux jeunes femmes passèrent l’après-midi à préparer leur « piège » à moine.
Aucune allusion ne fut faite au sujet de leurs étreintes passionnées. Rosalie restait froide et stoïque, toute aux préparatifs de leur stratagème.

Oscar, quant à elle, ressentait toujours cette attirance pour la jeune femme, bien que les effets de la potion de la Marquise se soient éteints depuis longtemps. Elle se sentait un peu perdue entre son désir pour Rosalie et son amour enfin dévoilé pour André.
Les choses allaient un peu vite pour elle, elle se laissait porter par les évènements sans trop réfléchir et ça lui convenait très bien.

Son corps de femme s’était réveillé, et elle adorait ça ! Rosalie s’agitait pour tout organiser et Oscar rêvassait en pensant à son bel André. Elle voulait l’étreindre, le toucher, le goûter. Elle connaissait la saveur d’une femme, mais quel goût pouvait bien avoir un homme ? De long soupirs languides ponctuaient ses rêveries…

Le plan était simple : Rosalie, accompagnée de leur majordome se rendrait au milieu de la nuit au monastère. Ce brave Antoine serait revêtu d’un habit de prêtre. Rosalie avait été au village, s’était introduite au presbytère durant la messe du soir et avait « emprunté » une soutane pour la nuit !
Antoine n’était pas très porté sur la religion, ce n’était pas la franche amitié entre le Curé et lui. Le Prêtre ne l’aimait pas et lui reprochait tout le temps son absence aux offices, et du coup cette farce l’amusait plutôt.

Les deux complices partirent donc au milieu de la nuit. Antoine frappa la porte du monastère. Le veilleur de nuit leur ouvrit, voyant un homme d’église il les laissa entrer et les écouta. La jeune femme venait pour chercher André, car Oscar avait fait une mauvaise chute de cheval et était au plus mal, le médecin ne le voyait pas passer la nuit. Le colonel souhaitait voir son frère de lait avant de partir.
Devant l’urgence de la situation, les larmes de Rosalie et la conviction du « Père Antoine », le moine alla réveiller le frère supérieur.
Après un bref conciliabule, André fut réveillé et conduit jusqu'à eux. Il avait la permission de venir avec eux, sous condition de rentrer avant midi au monastère.
André apparut, vêtu de bure, les cheveux courts mais sans tonsure, il n’était pas encore en noviciat. Devant cet accoutrement particulier, Riosalie eut de la peine à ne pas éclater de rire… Et d’imaginer ce qu’il portait ou pas en dessous…

À l’annonce de l’accident d’Oscar, André avait blêmi, son visage s’était décomposé et une douleur tranchante avait poignardé son cœur. Oscar, son Oscar était mourante, et il était loin d’elle. Il regardait Rosalie dont le visage baigné de larmes reflétait toute l’horreur de la situation.*
Le jeune homme sentait ses jambes se dérober, la peur et le désespoir l’envahissaient malgré lui. Il lui fallut déployer toute sa force pour monter dans le carrosse et ne pas défaillir.
C’est donc vêtu de bure et sans bagages qu’André pris la route du château. Rosalie s’en voulait d’avoir menti et de le faire souffrir, mais c’était la seule solution , la seule…


*Qui aurait pu croire que notre fraîche et naïve Rosalie pût devenir une si bonne tragédienne. Une fontaine de tristesse plus vraie que nature… Dédé ne pouvait que croire ne la nouvelle, forcément ! Machiavélique Rosalie ? Oui un peu…



Chapitre 23 : La folie et l’Ange


Le trajet lui parut interminable. Et si Oscar n’était plus à son arrivé ? Ah quelle mouche l’avait piqué de partir loin d’elle ! Si son Oscar venait à mourir si loin de lui il ne pourrait jamais s’en remettre.
Le poignard s’enfonçait davantage dans son cœur au fil du voyage. La nuit était noire et dense. La lune pâle se cachait derrière les arbres de la route et les chevaux galopaient à un rythme infernal. Il ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, pas mêmes les sanglots de Rosalie…*

La voiture s’arrêta enfin dans la cour du château et André en sortit comme un fou pour se précipiter dans les escaliers du château. Il arriva enfin, essoufflé devant la chambre d’Oscar.

Il ouvrit doucement la porte, la main tremblante et les jambes défaillantes. Il faisait noir, une simple lampe à huile, sur la fenêtre éclairait la pièce. Les rideaux du lit étaient tirés. Pas un bruit pas un souffle.
Tout tremblant, il écarta les rideaux de l’alcôve. Vide ! Personne ! Où était elle ?!
La panique l’envahit, et si elle était morte et si… Plus rien ne fonctionnait dans sa tête et sa raison se délitait.

La pénombre sembla soudain moins dense et un bruit de verrou le fit se retourner.

Et là…

Une vision incroyable, au-delà de tous ses rêves les plus fous !
Elle se tenait debout devant lui, près de la porte.
Elle portait une somptueuse robe de bal en taffetas gris et rose et dentelle de chantilly. Une merveille de raffinement qui mettait sa peau diaphane en valeur et soulignait la grâce de sa silhouette longiligne.
La taille pincée était si fine ! Sa gorge compressée par l’étroit corset de soie et de dentelles se gonflait au rythme de sa respiration. Sa nuque, qu’un chignon bouclé des plus charmants dévoilait enfin, était d’une grâce infinie.

André restait bouche bée, ne comprenant plus rien. L’instant d’avant il craignait de l’avoir perdue à jamais, et voilà qu’elle était là dans toute la splendeur de sa féminité si longtemps occultée.

Ce ne pouvait être qu’un rêve, oui une vision provoquée par son chagrin, un délire de la douleur… et pourtant cette vision lui était si douce et délicieuse ! Qu’il était bon de sombrer dans la folie !

Puis la vision parla :
« - André, je suis si heureuse de te voir de retour. Je pensais ne plus jamais te revoir. Elle s’approchait de lui en parlant…
Je te demande pardon pour tout le mal que j’ai pu te faire. Ton départ m’a fait prendre conscience de ton importance dans ma vie… Et dans mon cœur ! J’ai enfin réalisé à quel point je t’aimais André. Je t’aime du plus profond de mon être et je te demande de revenir près de moi.
Je t’en prie… ne repars pas là bas… »

Le jeune homme, troublé semblait ne pas réaliser ce qui se passait. En réalité il était sonné par ce qu’il venait d’entendre et croyait encore être victime d’une vision.

Oscar, très troublée elle aussi s’approcha encore et, ses mains blanches sur le beau visage étonné d’André, déposa un baiser sur les lèvres muettes.

« Une vision n’embrasse pas… alors c’est vrai… alors elle m’aime… » les pensées s’entrechoquaient dans le pauvre cerveau manipulé d’André. La douleur le chagrin et le monastère… tout était loin et seule sa joie comptait pour l’heure.
Elle l’avait embrassé, elle ! Il faisait moins sombre aussi, une autre lampe avait été allumée à côté du lit. Il pouvait ainsi contempler son doux visage. Les yeux d’Oscar étaient emplis d’une infinie tendresse et brillaient de mille étoiles. Elle souriait. Sans un mot, les deux amants se regardèrent longuement. Il effleura du bout des doigts chaque parcelle de son visage comme pour se convaincre de la réalité des choses.

Ils étaient seuls au monde et ils s’aimaient…

*Rosalie cachée sous son capuchon était soulevée de spasmes de fou rire. Ses murmures entrecoupés de sanglots de joie pouvaient parfaitement passer pour de la douleur… Si on ne voyait pas son faciès hilare… La robe de moine était atroce, la vision des sandales de monastiques aux pieds nus et la tonsure des moines avait achevé le tableau imaginé dans sa tête… Dédé avec une tonsure une robe de bure et des sandales… La pauvre Rosalie n’en pouvait plus. Si le général avait vu ça…



Chapitre 24 : Dans la nuit noire et obscure (…Isabelle s’est tapée la tête contre les murs…)

Antoine et Rosalie avaient rejoint les cuisines, Bertille les attendait avec impatience. Les deux comparses laissaient enfin libre cours à leur humeur joyeuse. Le secret n’était plus de mise, a Oscar de jouer maintenant.
Bertille écouta avec le sourire le récit de l’expédition.
Elle avait été mise dans la confidence dès le départ. Elle s’était occupée de préparer Oscar pour le retour d’André. Rosalie avait mis à disposition sa garde-robe, ses accessoires et ses parfums. Bertille avait complété le tout avec des affaires que les sœurs d’Oscar et sa mère laissaient au manoir.
La préparation de la belle ne fut pas aisée. Oscar n’avait encore jamais porté de robe et l’habillage fut assez difficile ! Les trois compères rirent un moment et se restaurèrent un peu.

Après s’être restaurée un peu, Rosalie décida de monter voir ce qui se passait. Elle alla donc dans le petit boudoir de la chambre voisine, là il y avait une porte qui était toujours fermée, on en avait perdu la clef, qui communiquait à l’origine avec la chambre d’Oscar. La serrure avait un trou assez large et l’angle de vue était plutôt bon.
Elle colla son œil et…

Ils s’étaient longtemps observés, comme pour graver cette image au plus profond de leur cœur. André avait fini par laisser éclater tout le désir qu’il avait pour elle depuis tant d’années et il l’embrassa fougueusement, à pleine bouche, saisissant sa taille et plaquant son corps contre le sien.
Un baiser torride comme Oscar n’en avait jamais connu encore, d’une puissance qui, loin de la rebuter, la transportait littéralement. Elle s’abandonnait totalement entre les bras puissants de cet homme qu’elle aimait au-delà de tout.
Les lèvres glissèrent sur la gorge et Oscar sentait le frisson devenir plus fort encore.
Il l’avait plaquée contre le mur, la robe était froissée sous ses mains impatientes. Frénétiquement, il avait soulevé les jupes et dentelles et promenait avec fièvre ses doigts sur la peau douce et frissonnante des cuisses fermes et musclées.
Oscar aima cette fougue virile, ça la rendit folle de désir. Il avait soulevé sa jambe et s’était plaqué tout contre son intimité. À travers la toile brute de son habit monastique, la belle avait ainsi pu avoir un aperçu très ferme de l’anatomie de son amant. Sentir ce membre chaud et dur si près de son sexe la rendait fébrile.
Doucement, elle le repoussa, et les yeux plantés droit dans les siens, elle écarta le col de la robe de bure d’un geste vif et laissa glisser au sol la seule barrière qui la séparait de ce corps nu qui s’offrait à elle. Face à lui, les yeux toujours fixés sur lui, elle commença à délacer sa robe, puis la laissa tomber à terre. Elle ne portait plus qu’un simple jupon de mousseline transparente et de dentelles ainsi qu’un corset de dentelles qui laissait sa poitrine à moitié nue, laissant à peine poindre les tétons roses de la belle.
Le sexe dressé, André la saisit par la taille, enfouit son visage au creux de la poitrine généreuse et offerte, et colla Oscar contre le pilier du baldaquin. Il ne pouvait plus attendre, c’était trop fort !

D’un geste sûr, il souleva les dentelles suggestives et colla son sexe contre la blonde toison humide. Avec langueur, il frotta son membre viril contre le doux triangle bouclé. Elle se plaquait contre lui, enserrant sa taille entre ses jambes largement ouvertes. Les frissons de désirs l’envahissaient totalement, elle non plus ne pouvait plus attendre…

Puis, enfin il entra en elle, comme ça, d’un coup sec. La douleur fut vive, insoutenable mais fugace, laissant très vite place à de voluptueuses sensations sous le va-et-vient du bassin de son amant.

Derrière la porte, Rosalie observait la scène. Loin de la faire souffrir, étonnamment, la vision l’excitait plutôt, et agenouillée, l’œil collé contre le trou de serrure, elle avait soulevé ses jupes et se caressait avec délice, ses doigts allant et venant au rythme des ondulations de bassin d’André entre les cuisses d’Oscar…



Chapitre 25 : extases et voluptés…



Oscar gémissait à présent de plaisir, elle sentait ses mains fortes et viriles sous ses fesses, ses lèvres avides sur ses seins et ce sexe ardent en elle. C’était si bon ! Elle se tenait au pilier, les bras levés vers l’arrière et ondulait elle aussi ses fesses affamées de plaisirs charnels.

André était si excité qu’il jouit en elle, le corps soulevés se sursauts orgasmiques. Pour Oscar en revanche s’était loin d’être terminé, il le senti bien et, à peine sorti, il s’agenouilla à ses pieds. Il fourra sa tête entre les cuisses ardentes et décida de terminer son ouvrage d’une autre façon.
Appuyée sur les épaules puissantes, Oscar senti la langue vigoureuse entre ses lèvres humides, puis les doigts entrèrent à leur tour dans l’étroit orifice lui procurant un plaisir différent mais tout aussi délicieux !
André était gourmand de nature, et cet endroit n’échappait pas à la règle. Il la dévorait à pleine bouche et jouait avec délices avec le clitoris durcit par le plaisir.
Langues et doigts conjugués maintenaient un rythme infernal et le plaisir ressenti n’en était que plus puissant. Oscar ne gémissait plus, elle criait de volupté !

Derrière la porte, Rosalie ne regardait plus, elle était allongée par terre et gémissait aussi. Les cris d’Oscar la stimulait au plus haut point. Elle serait ses cuisses, ses doigts bougeaient dans la corolle comprimée et humide. Elle avait délacé sa robe et ses seins nus étaient plaqués contre le parquet. Elle aimait cette sensation de sa peau nue sur les choses, ça l’excitait.
Ses hanches ondulaient, ses cuisses se serraient encore plus fort comprimant encore plus ses doigts endoloris jusqu'à la jouissance finale. Un râle imperceptible sortit de ses lèvres entrouvertes et son corps tout entier se relâcha. Essoufflée et pantelante Rosalie resta un instant ainsi, allongée sur le dos, puis, les cris d’Oscar s’intensifiant, elle colla de nouveau son œil à la serrure.

André dévorait se sexe juteux avec un bel appétit, la saveur d’Oscar lui était si douce. La jeune femme criait au-dessus de lui, chacun de ses gestes lui donnaient un plaisir toujours plus fort. Il étouffait presque ainsi placé entre ses cuisses dont les mouvements lascifs ne laissaient pas d’équivoque sur le désir de la belle. Elle criait de plus belle sous les intimes caresses. Un dernier cri, plus fort que les autres et soudain ce corps si dur se relâcha totalement, coulant littéralement sur lui pour atterrir dans ses bras. Oscar, épuisée, se blottit tendrement contre son amant.

La folie qui les avait emparés était assoupie et faisait enfin place à la tendresse. L’un contre l’autre, en silence, ils profitaient simplement de ce doux moment d’accalmie.

Derrière la porte. Rosalie avait abandonné son poste, il lui semblait à présent indécent de continuer son observation. Elle était partie, laissant les deux amants dans le secret de la chambre close.



Chapitre 26 : la nuit n’est pas finie…


Rassasiés pour un temps, les corps se reposaient un peu. André porta Oscar sur le lit et s’étendit à ses côtés. Elle était si belle, même ainsi défaite. Ses cheveux ébouriffés et humides collés sur son visage, ses seins à demi sortis de leur corsage et ce froissement d’étoffes précieuses formaient un tableau charmant.
Il la contemplait, lui caressant le visage. Il l’aimait tant, et elle était enfin là tout à lui frémissante et offerte. Le monastère était bien loin, les promesses de chasteté aussi…

Doucement il dégrafa ce qui restait de ses vêtements, agenouillé à côté d’elle, il ôtait lentement chaque pièce de tissus, mettant à jour la peau nue et blanche de son adorée.
Corset, chemise, jupon, rubans et bas finirent leur course sur le parquet. Ne restait auprès du jeune homme qu’une magnifique et sauvage odalisque d’albâtre.
Il la contempla un instant dans la lumière dorée de la lampe. Sa peau velouté, ses membres fuselés, sa poitrine insolente et généreuse, tout en elle incitait au plaisir et à la sensualité.

Oscar se sentait bien ainsi admirée. Elle se sentait fière de sa féminité et du pouvoir qu’elle lui donnait, si différent de son pouvoir d’homme. Les yeux d’André parcouraient chaque centimètres de sa peau et ce simple regard l’emplissait de bonheur et de désir.
Elle prit aussi le temps de regarder enfin le corps nu de son amant. Ces muscles puissants et déliés, cette force brute qui se dégageait de lui, le torse velu, les épaules larges et les hanches étroites… Elle prenait aussi conscience de toute la différence d’un homme et d’une femme, de tout ce qu’elle n’était pas ! Dieu qu’elle devait paraître fluette parmi les gardes royaux ! Ses yeux s’arrêtèrent alors sur la partie la plus virile, ce membre dressé d’un air arrogant. Il lui semblait à la fois tellement énorme et si petit. Une si "petite" chose pouvait provoquer tant de plaisir et de jouissance ! Elle tendit la main et saisit l’organe sensible qui durcit encore à ce contact agréable. Oscar laissait glisser sa main le long de la verge, toucha le gland du bout des doigts puis redescendis lentement et caressa les testicules. La peau était si fine à cet endroit ! Il lui semblait qu’elle pourrait la déchirer d’un seul coup d’ongle !
La main descendit encore entre les cuisses écartées du jeune homme pour atteindre cette petite zone sensible entre les testicules et la zone anale. Cette caresse sembla combler André car il gémissait à présent.

Le jeune homme, enhardi par les audaces d’Oscar, posa enfin les mains sur le corps alangui de la jeune femme. Du bout des doigts, il caressa la taille, le ventre, remonta entre les deux seins, effleura les tétons roses et durcis d’excitation avant de prendre ses seins charnus à pleines mains.
Leurs caresses se répondaient. Plus il la touchait, plus elle s’enhardissait. Elle tenait à présent les choses bien en main et avait trouvé un mouvement de bas en haut puis de haut en bas qui semblait faire son petit effet. La jeune femme s’était redressée, agenouillée en face de lui elle le regardait droit dans les yeux tandis que sa main continuait son petit manège. C’était très excitant pour elle de soutenir son regard et de voir le plaisir se dépeindre sur son visage.
André lui saisit alors les fesses des deux mains et l’attira vers lui. Elle se redressa, flanquant sa poitrine arrogante en plein visage du jeune homme qui la sera d’avantage contre lui. Il dévorait les deux fruits fermes à pleine bouche, caressant toujours la chute de rein provocante. Oscar prit alors les rênes et, écartant les cuisses, elle se colla sur son entrejambe, guidant de la main la verge gonflée vers l’étroite corolle moite de désir. Elle imposa alors son rythme, tantôt lent tantôt rapide, ne se contentant plus du simple va et viens, elle ondulait maintenant de manière circulaire, entourant totalement de caresses la barre brûlante profondément insérée en elle. Ses seins durcis et dressés par l’excitation frottaient le visage d’André qui les suçait, les mordillait et les léchait à n’en plus finir. Ils avaient la saveur salée de la transpiration qui perlait sur sa peau. Ce goût si particulier le délectait. Ses mains, toujours posées sur les fesses, suivaient le mouvement suave de la belle et accompagnaient chaque salve de plaisir d’une pression particulière.

Oscar aimait dominer ainsi son amant, cette posture lui permettait toutes les fantaisies, elle repoussa doucement son amant, le couchant sur le dos afin de le chevaucher plus aisément.
André pouvait ainsi voir la belle amazone dans toute sa splendeur voluptueuse. Elle ondulait au-dessus de lui, son regard brûlant qui ne le quittait pas une seconde. Son visage exprimait tout le plaisir qui envahissait son corps. Des gémissements rauques sortaient de ses lèvres humides et entrouvertes. Il touchait son corps tout entier tandis qu’elle faisait tourner lascivement ses hanches, malaxait ses seins puis redescendait sur les cuisses largement ouvertes, saisissait les fesses et remontait titiller les tétons délicieusement durcis.
Il dévorait des yeux chaque courbe chaque relief de ce corps fluide et délié. Il aimait aussi regarder son sexe doré se frotter contre la forêt noire se son bas-ventre. En ondulant du bassin, il pouvait entrevoir sa verge aller et venir dans l’étroit orifice et cette vision l’excitait au plus haut point. Il bougeait sous elle, leurs deux corps s’entrechoquaient comme s’ils se combattaient pour mener la danse. Leurs joutes à l’épée se prolongeaient dans la torpeur de cette douillette alcôve.
Le rythme s’accélérait, les corps semblaient avoir leur propre volonté, guidée par le seul plaisir qui emplissaient leurs entrailles. Les cris et gémissements s’intensifiaient à l’unisson dans l’ombre opaque de la chambre close.
Oscar sentait un plaisir et une jouissance inconnue monter en elle, son sexe tournait de plus en plus vite. Les doigts experts du beau brun caressaient son clitoris et cette double stimulation lui était délicieuse. Il se retenait avec peine, tant c’était bon, mais il tenait à jouir avec elle, à lui donner le plaisir ultime avec toute la force de sa virilité.
Un cri plus aigu et plus fort, un souffle rauque achevèrent la danse infernale. Oscar s’écroula sur lui, terrassée par l’extase qu’il venaient de vivre.

Des larmes de joie coulèrent… Il la serra contre lui et, ainsi enlacés, ils finirent par s’endormir.
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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Fuckiko de Lioncourt le Dim 27 Mai - 15:44

Chapitre 27 : Jeux d’eau


Le soleil matinal et le chant des oiseaux éveillèrent les deux amants enlacés.
La chambre ressemblait à un champ de bataille, des vêtements éparpillés partout et un lit complètement dévasté témoignaient de la violence et de la passion qui avait régné en cette nuit extraordinaire.

André se sentait heureux comme jamais, elle était là, blottie nue contre lui ; il avait rêvé de ce moment mille fois et c’était encore plus délicieux en vrai !
Ce matin, il avait envie de prendre son temps, de laisser parler tout l’amour qu’il avait pour elle. Tendrement, il caressait sa chevelure éparpillée sur l’oreiller, son épaule et son bras. Rien que de la douceur. Oscar gardait les yeux clos et profitait de cet instant magique et suspendu dans le temps. Elle se sentait devenue femme, et le bonheur de se sentir aimée ainsi l’emplissait de plénitude.

Ils passèrent la matinée ainsi, l’un contre l’autre tout simplement. Ils se murmurèrent mille choses, serments d’amours et de bonheur. Ils étaient simplement heureux et le temps restait suspendu, moments rares et magiques où deux amants laissent enfin parler leurs cœurs si longtemps condamnés au silence.

Puis vers midi, ils s’habillèrent. Rosalie avait tout prévu et avait déposé là des vêtements normaux pour André, il ne lui restait que sa robe de moine, il avait donné tout le reste et ses habits ordinaires étaient restés au monastère…

Débarbouillés et habillés, nos deux tourtereaux se rendirent à la cuisine où Bertille avait préparé le repas. Les autres avaient déjà mangé, Rosalie était sortie et Antoine vaquait aux écuries.
Oscar et André déjeunèrent gaiement sous le regard bienveillant de la vieille gouvernante.
Le repas fini, ils décidèrent d’aller chevaucher ensemble en bord de mer.

Comme à l’accoutumé, la plage était déserte. Ils galopèrent jusqu’aux rochers de la falaise du pic.
C’était un endroit magnifique, semblable aux falaises d’Étretat. L’érosion avait découpé la pierre pour y dessiner des contours fantasmagoriques.

Ils s’arrêtèrent dans cette crique isolée. Oscar avait chaud et décida d’aller prendre un bain de mer. Sous le regard médusé d’André, elle ôta tout ses vêtements et entra dans l’eau, totalement nue…
La mer, à cet endroit, était enfermée dans une sorte de crique et les vagues étaient presque inexistantes. Perché sur le rocher, André pouvait admirer la superbe sirène qui nageait dans les eaux cristallines. Le soleil posait des étoiles sur la surface ondoyante, donnant un côté irréel à la vision merveilleuse.
La contemplation ne dura pas longtemps et le jeune homme plongea lui aussi dans le plus simple appareil.

Oscar était d’humeur joueuse s’amusa longtemps à filer entre les doigts du bel éphèbe. Elle avait toujours nagé tout habillée, et sa nudité lui donnait une agilité incroyable dans l’eau. Telle une sirène, elle ondoyait dans l’eau, tournant avec malice autour du jeune homme. André n’avait qu’une idée, attraper le joli poisson, mais il était bien maladroit dans l’eau, face à cette blonde anguille.
Il finit tout de même par l’attraper, à moins que la belle se soit laissé prendre…

Ses lèvres avaient un goût de sel, et ses baisers, celui du miel. Oscar était collée contre lui et encerclait sa taille de ses longue jambes. Il était prisonnier !
Elle s’accrochait à lui comme une pieuvre, dévorant sa bouche et ondulant son corps au rythme lent des vagues. Elle sentait contre elle le sexe de son amant, durci par le désir et l’excitation. Elle relâcha son étreinte et les deux amoureux rejoignirent la plage de sable tiède la main dans la main.

Oscar se coucha sur le sable, André s’agenouilla face à elle et la contempla un instant. Elle resplendissait, les gouttes d’eau semblaient des étoiles sur sa peau blanche. La brise marine lui donnait la chair de poule.
Puis il se coucha sur elle, en elle, collé à elle. Les gémissements d’Oscar se mêlaient au bruit de l’eau et des mouettes. C’était si bon !
À présent, c’est lui qui imposait son rythme, la pénétrant profondément et avec vigueur. Elle caressait son dos, enfonçant parfois les ongles sous les salves de plaisir.
Loin de tout, Oscar se laissait aller et criait de plaisir sous ce corps lourd et viril.
La verge dure allait et venait en elle, il lui embrassait le cou, les lèvres, les seins, tout n’était que fougue et passion. La vitesse et la puissance augmentaient. Elle bougeait sous lui, tantôt écartant les cuisses tantôt les resserrant, tout en ondulant avec sensualité. Elle comprenait de mieux en mieux les règles du jeu et chaque mouvement d’André provoquait un mouvement chez elle. Leurs corps se répondaient et leur cris se mélangeaient.

Vint la jouissance, elle d’abord puis lui. Et le silence se fit dans la crique.



Chapitre 28 : Adieu la Normandie


Le séjour en Normandie se poursuivit dans le bonheur et la douceur de vivre. Oscar et André vivaient pleinement leur amour, entre moments de tendresse simple et élans passionnés.

Rosalie, loin d’être triste, était heureuse de les avoir réunis.
Le mois d’août arrivait à son terme et les préparatifs du retour au Manoir des Jarjayes avançaient.
C’est avec Nostalgie que la jeune fille fit ses malles, à la veille du départ. Elle avait vécu ici de belles heures et le séjour resterait gravé à jamais dans son cœur.
Le retour à Versailles signifiait pour elle l’acquittement de sa dette envers la Marquise de Merteuil. Le filtre avait tenu ses promesses, à elle de tenir les siennes, mais la jeune fille ne se réjouissait pas de sa future étreinte avec la Marquise. Certes la Merteuil était une amante experte et offrait la perspective d’une nuit de jouissances et de plaisirs, mais cette femme lui inspirait a la foi répulsion et attirance. Madame de Merteuil était une perverse dangereuse et Rosalie ignorait si elle retrouverai sa liberté, comme promis, ou si la diabolique aristocrate parviendrait à refermer le piège sur elle.
Rosalie avait pactisé avec le diable, c’est ainsi qu’elle voyait les choses.

Oscar aurait voulu vivre ainsi à jamais, à la seule pensée de Versailles et ses obligations, elle se sentait lasse et triste.
Le retour au Château familial et la proximité du Général allaient compliquer sérieusement les choses pour elle et André.
La belle Colonel se voyait confronté à mille problèmes auxquels elle n’avait pas pensé, toute à sa joie de vivre enfin selon sa nature.
Aucune solution n lui venait à l’esprit et elle se sentait un peu perdue.

André aussi était soucieux, il allait devoir retourner vers une autre forme de secret. Il aurait tant aimé vivre leur amour au grand jour, épouser Oscar… hélas, sa condition de domestique lui interdisait ce rêve. Pourrait il partager son bonheur avec Grand-Mère ? Il valait mieux lui taire à elle aussi, qu’il serait difficile de lui cacher cela !

Au petit matin, la lourde berline prit le chemin de Versailles. Le voyage s’annonçait chaud et long.
Chacun, perdu dans ses craintes et ses doutes, restait muré dans le silence. Tous revoyaient les images magiques de leurs séjour, des étreintes enflammées aux ballades main dans la main sur la plage ensoleillée.
Le silence ne fut que rarement brisé, et ils n’échangèrent que des banalités.

Grand-Mère leur réserva un accueil chaleureux. Toute la maisonnée avait été retournée par la vieille gouvernante qui tenait à fêter come il se doit le retour de nos trois amis.
Madame de Jarjayes trouva sa que fille avait une mine resplendissante, elle était plus belle que jamais. Rosalie aussi avait embelli durant ce mois d’absence. Décidément l’air marin semblait avoir de merveilleuses vertus !
Le Général était absent, parti en manœuvres militaires pendant un mois dans le sud, ce qui arrangeait plutôt Oscar. Elle ne se sentait pas de taille à affronter le regard incisif de son père. Il était si perspicace qu’il aurait pu soupçonner quelque chose.
Après une collation, l’interrogatoire de grand mère et les amabilités de rigueur, chacun pus enfin rejoindre ses appartements pour se reposer du voyage.

Ce jour-là-là-là, Rosalie avait eu d’étonnantes nouvelles de Madame de Merteuil par Madame de Jarjayes.
Intrigante sans vergogne, la Merteuil avait fini par être démasqué.
La vérité avait éclaté sur les agissements de la Marquise ; une terrifiante affaire de libertinage et de manipulations sur les personnes de Mademoiselle Cécile de Volanges et de la Présidente de Tourvel, le tout avec la complicité du libertin Vicomte de Valmont, avait été révélé, créant un énorme scandale.
Madame de Tourvel s’était laissé séduire par le libertin Vicomte qui agissait sous l’emprise de la Marquise. Elle avait perdu tout honneur et s’était laissée mourir. Cette femme vertueuse et droite avait tout révélé de l’infâme complot à sa meilleure amie, Madame de Volanges. Le scandale avait éclaté et la Marquise était tombée en disgrâce sous les huées des toutes l’aristocratie. Madame de Merteuil, rejeté de tous, vilipendé partout, avait été contrainte de se retirer dans un couvent et privée de tous ses titres.
La douce Rosalie ne fut pas étonnée d’apprendre la chose, bien qu’elle feignît la surprise devant Madame de Jarjayes. Elle savait que cette femme était diabolique et manipulatrice. Pourtant, elle lui devait la plus belle nuit de sa vie.

Quelques jours après leur retour, Rosalie décida de rendre visite à madame de Merteuil dans sa retraite monastique.
Cloîtrée dans une minuscule cellule de religieuse, elle ne voyait personne. Sa chute l’avait brisée. Elle qui était au plus haut, elle qui avait puissance et richesses, elle n’était à présent plus rien. Pas même un ami pour la réconforter. Elle était devenue une paria. Grandeur et décadence…
Rosalie ne la reconnu pas, tant son visage avait changé. Sous le choc de sa disgrâce, ses cheveux étaient devenus complètement blancs, et elle avait vieilli de dix ans, son regard était vide et sans force. Sa mise était modeste, une simple robe de toile sombre, pas de bijoux, les cheveux simplement attaché sur la nuque.
Lorsqu’elle vit la jolie Rosalie dans l’embrasure de la porte, la Merteuil n’en crut pas ses yeux. Qui aurait pu croire que cette fille reviendrait à elle.
-« Pourquoi es-tu venue ? Tu viens toi aussi te régaler de ma déchéance ? dit elle d’une voix rauque et cynique.
- Non. Je viens vous voir pour vous remercier du cadeau que vous m’avez fait.
Incrédule la femme l’écoutait avec attention.
-Votre potion a marché, vous avez tenu votre promesse et je vous en remercie, c’est tout. » La jeune fille allait se retirer, quand une voix feme et doucereuse, une voix qu’elle connaissait bien lui dit : « Et toi, tiendra-tu la tienne ?
Elle se retourna, la femme qui était en face d’elle semblait avoir changé. Elle se tenait droite, la tête haute. Son regard était à nouveau dur et perçant, un sourire sec soulevait le coin de ses lèvres. La Merteuil était redevenue elle même.
-Je n’ai pas oublié, répondit Rosalie, mais à présent je suis libre de dire non. Je ne souhaite pas vous obéir encore. Vous êtes finie, vous n’avez plus aucun pouvoir sur moi ni sur personne.
-Crois tu ? Crois tu vraiment que je n’ai plus aucun pouvoir. Tu m’es redevable, c’est grâce à moi si tu as pu avoir ton petit Colonel ! Et si je lui disait tout ?!
-Non, je ne cèderais pas. Vos menaces n’y changeront rien. Qui vous croirait ? Je nierait tout, et on me croira moi. Vous n’êtes plus crédible et vous le savez. Vous êtes pathétique, pitoyable. Je pensai que vous auriez changé, que vous auriez compris la leçon, mais non, vous serez toujours la même. Vous méritez ce qui vous arrive et je ne vous pleins pas.
Je suis venue par principe, à présent je m’en vais.
-Non ! Ne t’en va pas, ne m’abandonne pas ! Pas toi ! » C’était une femme suppliante et à genoux qui s’accrochait à elle. Elle l’entourait de ses bras, frémissante et désespérée. Le masque était retombé et toute son humanité se montrait enfin.
Rosalie se sentait forte, elle avait les cartes en main. À présent c’est elle qui tenait cette femme en son pouvoir. C’était une sensation extrêmement déstabilisante et grisante.
La Merteuil lui serait la main et la couvrait de baisers et de caresses. Elle la suppliait : « Laisse moi encore une fois sentir ton doux parfum. Je t’en supplie, laisse moi encore une fois te toucher… juste une fois » Rosalie prit soudain conscience que cette femme ne la désirait pas seulement, elle l’aimait, à sa manière à elle. Elle l’avait manipulé, mais elle l’aimait. Cette femme l’aimait…
Sans un mot, Rosalie ferma la porte à clef, ôta son chapeau et défit le nœud de son corsage.



Chapitre 29 : La dette est payée


Les mains fébriles et avides fouillaient les dentelles et délaçaient totalement le corsage. Les seins blancs de la jeune fille jaillirent à la lumière, pointant leurs tétons roses et durcis avec arrogance. La Merteuil, émerveillée, plongea son visage dans le creux parfumé. Elle reniflait cette peau douce et souple avec volupté. Ses deux mains caressaient vigoureusement les deux seins ronds tandis que ses lèvres goûtaient ces fruits au goût de sel avec voracité.
Rosalie fermait les yeux et restait adossée au mur, jamais elle n’avait été désirée avec une telle force. Chaque mouvement de lèvre et de langue semblait vouloir la dévorer toute entière.
Elle réalisait à présent qu’elle avait désiré ce moment. Elle voulait aussi sentir ces caresses à nulles autres pareilles. La Merteuil la dégoûtait et l’attirait, c’était ainsi. Elle avait le sentiment de s’abandonner une dernière fois au diable, comma pour laisser parler une fois encore la part sombre de son hérédité. En cet instant, elle était une Polignac plus qu’en tout autre.
Les mains de la Merteuil fouillaient à présent dans ses jupes et les remontèrent. Elle dévorait les tétons roses, les suçait, les mordillait avec délice alors que ses mains cherchaient sous les jupons légers d’une robe d’été. Elle agrippa les cuisses, les fesses puis insinua nerveusement ses mains entre les cuisses, fourrant sans ménagement ses doigts dans la corolle humide.
Rosalie se laissait faire, elle ne bougeait pas, aucune étreinte de sa part. Elle prenait du plaisir et voulait simplement prendre.
La Merteuil s’agenouilla à nouveau et, enfouissant son visage sous les jupes relevées, entreprit de consommer d’autres gourmandises.
La jeune femme écartait les cuisses, elle sentait la langue experte s’insinuer en elle, provoquant des frissons et des salves de plaisirs. Elle se délectait de ces caresses et jouissait de chaque instant en silence. Pas un murmure ne s’échappait de ses lèvres entrouvertes. Elle voulait garder tout pour elle, ne rien partager. La vision de cette femme à ses pieds, qui ouvrageait entre ses jambes l’excitaient aussi beaucoup. Le pouvoir qu’elle se sentait sur elle était réellement plaisant. Elle semblait donner à la Merteuil ce qu’elle voulait, mais à l’intérieur, elle prenait, elle s’empiffrait d’un plaisir égoïste et intense.
La langue et les doigts de la Merteuil maintenaient un rythme insoutenable, et Rosalie sentait ses jambes défaillir sous elle. Elle voulait plus, et se laissa glisser au sol. Couchée sur le dos, elle écartait largement les cuisses, laissant à la Merteuil toute latitude pour la conduire à l’extase. L’autre colla alors sa bouche tout entière sur le sexe moite et odorant, pénétrant l’orifice d’une main, caressant les fesses légèrement relevées de l’autre. Elle la mangeait à pleine bouche, et Rosalie ondulait ses hanches pour accentuer son excitation et accompagner son plaisir. Elle se caressait les seins et se mordait les lèvres pour ne pas crier. La Merteuil lui mordillait le clitoris et le suçait. Rosalie défaillait, son plaisir était énorme, elle jouissait comme jamais. L’autre senti ce sexe jouir, la contraction des lèvres sur ses doigts, mais elle continua son festin, prolongeant l’extase de Rosalie au-delà de tout, puis arrêta enfin la torture extatique.
Des râles essoufflés résonnaient dans la pièce. La jeune fille restait mollement allongée sur le dallage frais.
Soudain, les caresses reprirent et les mains cherchèrent à la soulever, à la retourner. Rosalie se laissa faire et se retrouva à plat ventre sur le sol. Ses seins nus, la fraîcheur, un vrai délice. La Merteuil caressait ses cuisses, ses fesses, puis les écarta pour y glisser son visage. Rosalie lâcha un petit cri de surprise, un petit murmure, avant de se laisser aller sous la douceur de cette caresse nouvelle au goût d’interdit. Jamais elle n’aurait imaginé ressentir autant de plaisir à se faire caresser un tel endroit. La langue fouineuse se promenait sur le petit anneau de chair rose et la jeune fille s’agenouilla, relevant son bassin pour lui offrir un accès plus aisé encore. Cette bouche insatiable lui ouvrait la porte vers d’autres jouissances, et les doigts avaient repris leur danse au bas de son ventre, caressant à l’unisson le sexe frissonnant.
Rosalie perdait toute conscience de l’endroit, du temps, la terre ne tournait plus et seule comptait la jouissance incroyable qui commençait à poindre dans ses entrailles. L’extase vint rapidement, dépassant la précédente, laissant la jeune femme pantelante sur le sol.

Elle se releva lentement, avec difficulté. Tout tournait dans sa tête et elle avait peine à retrouver ses esprits. En silence, elle se rhabilla, remit sa coiffure en place. Elle prenait le temps de mettre de l’ordre dans sa mise. Arrangeant ses cheveux et son chapeau. Ses jupes étaient froissées. La Merteuil était là, assise et l’observait, ne perdant pas une miette de chacun de ses gestes. Rosalie ne la regardait pas, c’est comme si elle n’était plus là.
Elle tourna la clef dans la serrure et sorti, sans un mot, sans un regard.
La porte close la Merteuil resta là, seule dans cette chambre emplie du parfum de Rosalie. Une larme coula sur sa joue, la seule de sa vie qui ne fut pas feinte.



Épilogue

Ma fic se termine ici, mais avant de mettre le mot fin en bas de ma prose, je vous offre quelques scènes « coupées ».
Voici donc en guise d’épilogue les BONUS CACHÉS de « Secrets d’Alcôves » !

(l’astérisque * marque les parties coupées au montage ☺ )

ATTENTION, ROMANTIQUES ABSOLUES S’ABSTENIR !

BONUS N°1

Chapitre 28 : (Dernière) Nuit normande, nuit gourmande… (l’astérisque * marque les parties coupées au montage ☺ )

C’est avec Nostalgie que la jeune fille fit ses malles, à l’avant veille du départ. Elle avait vécu ici de belles heures et le séjour resterait gravé à jamais dans son cœur.
Le retour à Versailles signifiait pour elle l’acquittement de sa dette envers la Marquise de Merteuil. Le filtre avait tenu ses promesses, à elle de tenir les siennes, mais la jeune fille ne se réjouissait pas de sa future étreinte avec la Marquise. Certes la Merteuil était une amante experte et offrait la perspective d’une nuit de jouissances et de plaisirs, mais cette femme lui inspirait a la foi répulsion et attirance. Madame de Merteuil était une perverse dangereuse et Rosalie ignorait si elle retrouverai sa liberté, comme promis, ou si la diabolique aristocrate parviendrait à refermer le piège sur elle.
Rosalie avait pactisé avec le diable, c’est ainsi qu’elle voyait les choses.

*La jeune fille fut tirée de ses pensées brutalement. On frappait à sa porte. C’était Bertille. Oscar lui avait demandé de lui envoyer Rosalie.

Curieuse et inquiète, Rosalie se rendit à la chambre d’Oscar. Elle frappa à la porte, Oscar lui demanda d’entrer.
Les volets étaient mi-clos et les fenêtres ouvertes. La senteur du chèvrefeuille qui grimpait sur la façade côté cour du manoir envahissait l’espace. Il ne semblait y avoir personne.
Le bruit du verrou de la porte la fit se retourner.
Oscar était là, adossée à la porte. Elle ne portait rien qu’un peignoir de soie dont elle n’avait pas noué la ceinture. Sa peau nue semblait luminescente, dans la lumière bleutée de ce soir d’août.
Estomaquée, Rosalie ne pus articuler une parole, elle essaya néanmoins de parler, mais la belle Colonel s’approcha d’elle et posa son doigt sur ses lèvres.
C’est alors qu’André sortie de l’ombre, il était vêtu à la manière d’Oscar.
« Rosalie, j’ai confié à André notre brève liaison, dit simplement Oscar. Je lui ai aussi dit que tu me manquais énormément. J’aime André… Mais j’éprouve aussi pour toi une attirance indéniable et non dénuée de sentiments. Pour cette ultime nuit en Normandie, j’ai besoin de vous deux.
André est d’accord… et toi ? »

Rosalie mit un temps avant de comprendre. Elle regarda Oscar, puis André, dont le membre nu et dressé ne laissait aucune équivoque.
La proposition était tentante ! Son cœur battait la chamade et elle murmura un timide « oui ».

Oscar la prit alors par la taille et la colla contre elle. S’en suivit un long et langoureux baiser qui réveillait en Rosalie le désir brûlant qu’elle avait tout juste su étouffer. Elle se laissait aller dans les bras d’Oscar, quand elle senti des mains se poser sur ses épaules. Elle se retourna, André se tenait derrière elle. À son tour il la prit par la taille et l’embrassa, tandis qu’Oscar défaisait les lacets de sa robe…
La jeune fille fut dévêtue ainsi, se laissant embrasser et délacer par l’un et l’autre à tour de rôle. Plus les vêtements tombaient au sol, plus les mains couraient sur sa peau frissonnante. Elle embrassait Oscar et sentait les lèvres d’André sur son cou et ses épaules. Il posait ses mains sur ses seins ronds, la belle militaire posait les siennes sur ses fesses. Le plaisir était double et Rosalie se laissait aller entres ces quatre bras pour un plaisir doublement délicieux.

Embrassée et caressée de toute part, Rosalie fut entraînée vers le lit. Oscar s’allongea, l’entraînant avec elle, André les suivit. Oscar et Rosalie, enlacées, s’embrassaient avec fougue. La timidité du début était loin et la jeune fille retrouvait toute la passion qui avait été la sienne sur le carrelage de la cuisine bien des jours avant.

Elle se régalait à nouveau d’Oscar et sentait dans son dos les mains douces et viriles du bel André qui caressait sa peau. Le jeune homme était collé à elles et caressait aussi bien l’une que l’autre tout en goûtant de sa langue la nuque et les épaules de Rosalie. Enivrée par tant de frissons et plaisirs, Rosalie semblait vivre un rêve de sensations érotique sans nulles autres égales.
Elle se tourna pour embrasser André, puis de nouveau se tourna vers Oscar et entreprit de lui dévorer les seins avec gourmandise. Le jeune homme continuait ses caresses tout en embrassant la belle Oscar.
Rosalie descendait imperceptiblement vers le bas ventre d’Oscar, pour finalement atterrir entre ses cuisses. La belle militaire gémissait sous les caresses d’André et la langue curieuse de Rosalie, elle écartait largement ses jambes pour mieux accueillir Rosalie. André laissa un moment Oscar et porta à nouveau son attention sur Rosalie. Agenouillée devant Oscar, la jeune femme présentait une cambrure très excitante, de plus elle ondulait du bassin tant la caresse qu’elle prodiguait à Oscar l’excitait aussi. Le jeune homme s’approcha et lui caressa les fesses, Rosalie murmura de plaisir sous ce contact inattendu. Les deux jeunes femmes gémissaient et André adorait ça. Placé derrière Rosalie, André la caressait avec douceur, touchant chaque partie de ses fesses et de son sexe sans s’attarder, provoquant une ondulation plus soutenue et une attente insupportable. La jeune femme se cambrait plus encore et écartait maintenant les cuisses, offrant à André la vision de son sexe humide. Il frotta un moment sa verge durcie sur la toison moite, elle adora cette caresse et plus elle ressentait de plaisir, plus sa langue et ses doigts trouvaient de caresses délicieuses pour Oscar.
André entra alors en elle, brusquement, arrachant un cri de plaisir à Rosalie. Oscar observa alors son bel amant chevaucher la jeune femme, qui avait de nouveau collé ses lèvres sur son sexe avec encore plus d’avidité.
Loin d’être jalouse, elle était excitée à cette vue, d’autant plus qu’André la regardait dans les yeux, d’un regard brûlant comme de la braise.
La langue de Rosalie tournoyait à présent au rythme des hanches d’André, ce sexe chaud et dur qui allait et venait en elle lui donnait un plaisir si intense ! D’une main André tenait ses fesses fermement, de l’autre il lui caressait le clitoris, augmentant sa jouissance. Rosalie accélérait le va et viens de ses doigts et mordillait délicieusement le clitoris de la belle colonel, qui gémissait de plus en plus fort. Les trois corps ainsi imbriqués ondulaient sur le même rythme et les trois amants gémissaient de concert sous les salves de plaisir. Oscar jouit la première, puis Rosalie et enfin André. Les corps se relâchèrent et s’écroulèrent mollement sur le lit défait.
Pour Oscar, ça n’était pas fini, elle voulait plus. S’approchant d’André, elle se coucha sur lui et l’embrassa langoureusement. Avec lenteur, elle enfouissait profondément sa langue en lui, plaquant son corps contre le sien et frottant sa toison affamée contre le sexe mou et vide du jeune homme. La stimulation habile ne tarda pas à agir et le membre se gonflait doucement sous le délicieux frottement. Lorsqu’il fut assez dur, elle écarta ses cuisses et guida de la main la verge raide vers l’étroite fente qui la convoitait. Plaquée contre lui, les cuisses serrées sur son bassin, Oscar offrait la plus étroite des caresses à son amour. Ses hanches bougeaient avec lenteur et ses baisers profonds accentuaient encore le délice.
Leurs gémissements sortirent Rosalie de sa rêverie. Alanguie à leur côtés, elle les regarda longuement et senti la chaleur envahir à nouveau son ventre. Ses yeux fixaient avec fascination les deux corps soudés l’un à l’autre et sa main descendit imperceptiblement vers sa toison chaude.
Oscar se redressa doucement, chevauchant à présent d’un rythme plus rapide son André. Son buste dominait fièrement André.
Rosalie enfonçait ses doigts dans sa vulve, les yeux fixés sur la sculpturale beauté qui se dressait près d’elle, tout en caressant ses seins. Elle aimait les regarder s’aimer, prendre du plaisir ensemble. C’est alors qu’Oscar croisa le regard de Rosalie sur elle. Elle se cambra d’avantage, ses seins provocants caressés à pleines mains par André. Elle regardait toujours Rosalie dans les yeux, passant sa langue sur ses lèvres entrouvertes, puis elle posa sa main sur le genou de Rosalie. La jeune femme s’approcha au plus près du couple et Oscar se pencha et entra ses doigts dans la toison chaude de Rosalie. Elle ondulait toujours sur André et caressait avec insistance le sexe palpitant de la jeune femme. Puis elle arrêta et se pencha vers son amant, quelques secondes après, elle se coucha tête-bêche sur Rosalie et enfouit son visage entre ses cuisses brûlantes. Rosalie s’empara des fesses de la jeune femme et repris les caresses entreprises plus tôt.
André les observa un instant, puis se plaça derrière Oscar et la pénétra doucement et entrepris un lent va et viens. Rosalie continua sa caresse et lécha les fruits défendus des deux partenaires. Ainsi prise, Oscar sentait son plaisir décuplé. La verge d’André conjugué à la langue de Rosalie lui donnaient un plaisir inouï. Elle gémissait, les lèvres toujours plaquées contre l’étroit orifice qui vibrait sous elles.
Rosalie jouit avec force sous la langue de sa belle militaire. Oscar se releva un peu et Rosalie se dégagea de cette posture pour se mettre dans l’autre sens sous Oscar alors qu’André oeuvrait toujours derrière elle. Les deux jeunes femmes s’embrassèrent, Rosalie caressa la belle et André accéléra le rythme.
La jouissance vint pour les deux partenaires, Rosalie plongeant ses yeux au plus profond de ceux d’Oscar, partageant presque leur extase.

Épuisés, les trois partenaires s’écroulèrent et s’endormirent imbriqués les une dans les autres.
Au milieu de la nuit, Rosalie se leva, Oscar s’éveilla, et essaya de la retenir. Rosalie posa son doigt sur les lèvres d’oscar et lui murmura « Merci ».
Et elle rejoint ses appartements pour la nuit.

(Le chapitre se terminerait ici, la fic reprenant dans un nouveau chapitre avec le texte déjà publié)



Bonus 02
J’ai décidé d’arrêter ma fic sur Madame de Merteuil, c’est un choix purement scénaristique. Il me semblait logique de commencer par elle et de terminer par elle du même coup.
J’aurais pu continuer l’histoire lors d’un chapitre 30, qui nous dévoile un peu la suite des évènements entre Oscar et André.
Les indécrottables fans d’Oscar et Dédé rêveront d’une scène torride teintée de romantisme entre nos deux amants dans les murs de Jarjayes. Que nenni ! j’ai dans mon esprit tortueux et pervers des idées bien plus drôles et imaginatives…

*Chapitre 30 : Quand on pratique l’abstinence voilà ce qui arrive…

Le retour à la vie quotidienne entre Versailles et le Manoir des Jarjayes ne fut pas sans difficulté, loin de là.
Obsédée par l’idée d’être découverte ou surprise, Oscar évitait presque André ! À peine lui octroyait elle quelques baisers et étreintes.
Le jeune homme se sentait frustré, et quelque peu abandonné par sa belle amoureuse.
La jeune femme vivait dans la peur permanente de voir son secret découvert, et craignait de laisser trop ses émotions et son bonheur transparaître. C’est pourquoi elle s’interdisait la moindre faille et refusait de s’abandonner dans les bras de son bel amant.
Bien sûr, la situation était inconfortable au possible, son désir et son amour grandissaient chaque jour un peu plus.

Les jours et les semaines s’écoulèrent et André s’impatientait. Oscar n’était jamais prête et le fuyait. Elle l’assurait de son amour mais refusait de se donner à lui. C’est comme si toutes leurs étreintes enflammées en Normandie n’avaient pas existées.

Rosalie sentait la tension qui régnait, André se confia même à elle. Elle tenta de parler à Oscar, mais celle ci se fermait à toute évocation de la chose et faisait mine de ne pas comprendre ou souhaitait en venir la douce jeune fille.
La situation était inextricable.
André suivait toujours Oscar à Versailles. Il l’accompagnait partout. Les jours s’écoulaient et André semblait toujours plus dans la lune. Il était tellement en manque d’Oscar que la moindre chose provoquait le désir.
La voir commander ses hommes, droite et cambrée, Oscar à cheval dans la cour du château, ses hanches ondulants au rythme du pas de sa monture ; tout prenait des tournure érotiques et obsédantes.
Un soir ils se retrouvèrent seuls dans les arcades des quartiers des gardes. La journée était finie et Oscar devait passer dans ses quartiers avant de rentrer.
Pris d’une envie irrépressible, André plaqua soudain la jeune femme contre le mur et l’embrassa violemment. Oscar se débattit. Fou de désir André l’attira derrière la première porte qu’il trouva, l’armurerie donc. Il verrouilla derrière lui et étreignit passionnément la belle. Oscar résista, mais les baisers torrides d’André la firent rapidement céder et elle s’abandonna enfin dans les bras du bel André.
N’y tenant plus le jeune homme fouilla sous la veste d’officier et glissa sa main sous la chemise. La poitrine d’Oscar était bandée afin de ne pas être visible. Trop serrée pour être défaite, la bande interdisait toute caresses. Il prit alors son poignard à sa ceinture et coupa le rempart d’étoffe. Oscar n’avait pu l’arrêter, André était sous l’emprise d’un désir furieux qui décuplait ses forces.
Les seins jaillirent hors de la veste militaire et André s’empressa d’y goûter. Il était affamé et comptait bien s’enivrer complètement d’elle.
Estomaquée, la jeune femme se laissait faire, partagée entre la peur d’être vue, l’envie de résister et les frissons qui avaient pris possession de son corps.
André menait la danse et laissait libre cours à sa folle passion.
Il retourna Oscar, la plaqua contre les caisses de munition, il défit les boutons de la culotte de son uniforme et baissa le vêtement. Les fesses rondes et tant désirées apparurent enfin. Déboutonnant à son tour son habit, il pénétra brutalement la jeune femme, lui arrachant un cri de plaisir. Oscar était submergée par l’excitation et la violence. À son grand étonnement cette brutalité soudaine lui plaisait et avait jugulé la peur. Elle se laissa donc totalement aller et profita enfin du plaisir qui montait en elle. Ses seins frottaient la caisse de bois et les coups de bassin virils et profonds lui apportaient une jouissance incroyable. Elle gémissait sans retenue. André accéléra le rythme, les peaux claquaient l’une contre l’autre, le jeune homme sentait enfin Oscar prendre du plaisir, ses hanches bougeaient elle aussi. Les soupirs rauques et les gémissements s’intensifièrent et après un cri commun, le silence se fit. La jouissance intense avait laissé Oscar pantelante sur sa caisse, elle mit du temps avant de se redresser.
Ils se rhabillèrent en silence, puis se regardèrent longuement. Oscar avait comprit. André la pris doucement dans ses bras et l’étreignit doucement. La tension avait disparue et laissait place à l’amour et à la tendresse.
En son fort intérieur, Oscar se promis de ne plus avoir peur… et de revenir à l’armurerie…



FIN des bonus !
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Fuckiko de Lioncourt

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Re: Mes Fics Lady Oscar !

Message par Mariko Shinobu le Dim 27 Mai - 22:08

que de lecture (et je vois que tu t'éclate bien avec mes msileys!)
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Mariko Shinobu
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Re: Mes Fics Lady Oscar !

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